🦷 Journal de bord 2025 🦷
Chapitre
X
Octobre
“L’idée que les autres en profitent plus que moi me met profondément mal á l’aise. Il est grand temps de travailler dix fois plus que les autres pour rattraper mon retard.”
2025
M
01
10
« Maturing is realizing you prefer a quiet life. You don't chase after friendships or relationships, you're happy with the few friends you have, no drama, just working on being the best version of yourself, not comparing your life to others, and learning to enjoy your own company instead of relying on others to be happy. »
Jay Shetty
Drôle de rêve
Festival haut parleur
Ticket de métro,
Épicerie fine
Añebdementyirq ñi sous
Probablement drogues
Maison bord de lac Léman
[écrit en dormant]
De bon matin
Je me réveille en ayant pas dormi assez comme toujours, je reçois des nouvelles de ma cousine gastro entérologue, de sa sœur architecte qui rénove son appartement seule pour économiser trois sous et de Martin qui n’a pas compris le sens architectural que je donnais au mythe de Sisiphos mexicain qui rôde et dort sur l’avenue Veracruz avec son charriot mobile construit de ses mains.
La tournée des médecins
J’imagine un périple dans le Sud Ouest de la France où j’irais à la rencontre de mes deux contacts dans le milieu médical à savoir A.L et P.G
L’Hermite
Je remarque que je n’avais jamais prêté attention á ce compteur d’eau discrètement encadré dans le présentoir de pain en marbre de la Ermita.
Le Coin Tarasque
Épluchage de piment et ce sempiternel match de foot en rediffusion qui date de je ne sais quelle année. Mis á part cela, leur excellence pour préparer des tacos de viscère en provenance de toutes les parties possibles et imaginables du cochon, me surprendra toujours. J’opte pour un tacos de langua et barriguita.
Qūentin café
Une fois au café, j’écoute un album qui paraîtra sur le label Other People le 17 octobre, entre musique médiévale lancinante et cythare berbère, combiné au spectacle de beuverie qui s’offre à moi avec un jeune vagabond qui mélange discrètement ce qui semble être du rhum avec une boisson gazeuse dans sa bouteille de coca en plastique, me donne la sensation dans un film de Jodorowsky sans mon consentement.
Les habituels personnages du lieu se manifestent les uns après les autres ; P.Diddy le Joggeur, Veto le Studieux et Victor le philosophe qui rôde avec son look de touriste américain.
Le soleil commence á pointer le bout de son nez, l’endroit étonnement désert ainsi que la batterie de mon téléphone sur le point de flancher, je me décide à rentrer.
De retour chez moi, le mélange de l’odeur de carnitas sur les doigts mélangé á celle du savon Acqua du Parma génère une nouvelle odeur de chien mouillé.
Schultz
Contramar
Molino Pujol
Émulation autour de ce futur café Sisi qu’ils sont en train de planifier.
Montse qui me dit que je ne travaille pas. Qu’à la différence de moi elle a un bon travail et un groupe d’ami ici. Elle souhaite quitter Mexico. Bon vent.
Le kiwi mangé comme un œuf à la coke
La pompe à essence musicale vacillante.
2025
J
02
10
« The only person that is coming to save you is the version of yourself that's tired of your current situation. »
Jay Shetty
Outrageuse gueule de bois
C’est l’anniversaire de Maca.
Je lâche un pet affreux chez Picolina.
Aujourd’hui, au café, les gens sont particulièrement laids. La grande majorité porte une casquette. Un couple de teufeurs n’hésite pas à afficher leur différence vestimentaire : bottes et short pour lui, lunettes du futur et pantalon taille basse pour elle. Le vendeur de colibris en bois vient évidemment me faire chier. Pablo le Vampire porte toujours ce vieux survêtement Adidas noir.
Portfolio CCA
•Changer palimpseste Petite Lagune ?
•Legendes Atlas Malicieux
•Organisation Grometraux Petite Lagune
•Anagrammes Récits d’arpentage
(Rajouter photo Royal qui buggait ?)
•Supprimer Éléments Couverture ?
•Images page de présentation du portfolio?
•CV rajouter petit dessin couveuse
•Finaliser textes.
Met à jour ton carnet d’arpentages.
Réalise des livrets de chaque arpentage.
Vend maquette, dessins originaux..
Fais ce putain de site en ligne pour VENDRE ton travail
Mets en place ton site Internet. Invente un nom de studio. Publie tes séries d’arpentages. Tes séries de reliques.
Peinture.
Palimpseste Petite Lagune.
Technique de petits carré par petit carré. Long et fastidieux mais précis et rigoureux !
Palimpseste Medellin
Couveuse Medellin
Palimpseste Casa Cuna
Palimpseste Saint Raphaël
Fosse d’inspection Rafa
Alphonse le Dentiste
Bouche du Fleuve
Couveuse Calife du Lion
La Polar
Sindicato de Telefonistas
Pressing Diamante
Palimpseste Polanco
Couveuse Lope de Vega
Palimpseste Anzurres
Armoire Électrique Baie de tous les Saints
Couveuse Selene
Sculptures
Totem Bollero
Tableau Bollero
Totem Barriles
Totem Pimientos
Totem Pelota
Gasolinera invertidas
Bronze
Couveuse Saint-Jean
Couveuse Petite Lagune
PôdePorc
2025
V
03
10
« Il ne faut pas essayer d’être plus intelligent que les gens. Juste essayer d’être plus idiot. »
Bill Maher
Drôle de rêve
Hôtel Copenhague
Style Dr No - rotulos
Logo Dragon
Coup de cœur
Pour une hôtesse
[message direct de C.M]
Seconde partie
Grande maison
Végétation luxuriante
Les odeurs de Mexico
Javel
Jus de poubelle
Vinaigre
Amsterdam
Bain de soleil au café après avoir dégusté un taco de beuf accompagné de son jus de viande aux pois-chiches.
Les Vénéneux
Implacable service comme toujours, mon assiette est préparée à 50 mètres avant que j’arrive. Distribution de serviettes pile au bon moment. What else ?
Pressing Diamant
Décrépitude de l’atelier à l’arrière de la boutique. Plaisir infini en découvrant le branding de leur emballage après un méticuleux pliage du vêtement.
2025
S
04
10
« You will never fix your future if you keep negociating with your past. »
Jay Shetty
Diligences matinales.
Éponges
Serpillères
Tamal de frijol
Les Histoires de M.Peise.
Thierry qui a forcé le volet pour déposer une soupe qui a fini dans l’évier.
Le café qui n’a pas été servi au bar des sports
Une fois de retour chez moi
Les oiseaux [du nid] s’en sont allé.
2025
D
05
10
« You’re not missing them, you’re missing the future they promised you. »
Jay Shetty
Vision de terreur dès le réveil.
Pensées qui s’entrecroisent et me plongent dans les limbes de souvenirs à la fois réels et de projections futures machiavéliques. Mais qu’ils le buttent ce satané squelette
🛵 💀
Réflexion qui me laissent pantois
Voilà déjà une semaine que Madame Peise m’a annoncé qu’un pactole d’assurance vies m’attendait à sa mort.
Voilà également une semaine que je lui ai parlé de la création de cette Société par Actions Simplifiées et que je n’ai toujours aucunes nouvelles malgré l’envoie des documents nécessaires pour son banquier.
Tour dominical
J’attends que les tacos de barbacoa du parc d’Espagne s’installent et pour une fois leur estimation du temps de préparation qu’il leur manquait n’est pas sí erronée que cela. J’opte pour une viande tendre située autour de la colonne vertébrale ainsi que pour de la panse.
J’entends que l’on parle de moi en mentionnant « joven ». À croire que j’ai encore quelques années devant moi.
J’enchaîne en faisant pléthore de sauts de puces à différents endroits de la ville pour faire les réserves de nourriture pour la semaine. Tout d’abord, halte au marché des 100 bobos pour tout un tas de conserves de blettes, d’épinard et de champignons. Je file ensuite chez Edison pour une flûte de barbacoa à la crème. Je traverse une fourmilière de bus au graphisme plus déroutant les uns que les autres. Plaques d’immatriculation et pots d’échappement pimpés. Logos partout. Je dérobe trois belles cartes de visite au dentiste véreux Afonso Haces Caso.
Sur le retour je m’arrête chez mon vendeur de fromage place Grijalva et me laisse stupidement convaincre d’un fromage de brebis « à la truffe » et d’un gouda au basilic. On m’offre une galette de nata en guise de récompense. Je m’approvisionne ensuite d’une énorme miche de pain à l’ail que je demande à trancher, dans cette boulangerie qui font aussi de la fougasse.
Dernière étape au café d’Amsterdam où ma place préférée est occupée.
Une fois de retour chez moi
Les oiseaux [du nid] sont revenus.
J’envoie les informations nécessaires pour appliquer aux résidences du CCA et de la villa Médicis.
2025
L
06
10
«Es como si hubiera estado esperando todo este tiempo, la vida, para descubrir la escultura».
Gordon matta-Clark
Diligences.
250 Dpi
Moyen
900
Baisser intensité Tout les N• de page ?
Alignement et Position texte Page 1
Position heure Page 3
Baisser « Notes d’arpentage » Page 3
Alignement paragraphe Page 5
Réduire Numéro de 30% Page 6
Baisser Personnage Page 7
Baisser Palimpseste Page 8
Enlever « de réalisation » Page 10
Phase 1,2,3 à la verticale Page 10
Réduire Numéro de 30% Page 6
Baisser « Géométraux » Page 15
Revoir Textes Proposition
Rajouter en tête résumé etc
Parler Atlas malicieux Échéancier.
Triste constat.
Diarhee all night long.
À croire que tous les lundis auront définitivement ce goût amer dans la bouche à l’instar de ceux que je vivais lorsque j’allais au collège dans le froid à Miribel en prenant l’autobus le lundi matin.
Une fois le nez dehors.
Le cours de l’or avoisine les 4000 dollars l’once. Soit deux fois plus cher que ce qu’il a été vendu il y a de ça deux ans au marché noir.. nous sommes loin d’être une famille aux mains de diamant.
Toujours cette même anglaise aux sourcils peints accompagnée de sa renarde de chienne lui ressemblant comme deux goutes d’eau.
La masseuse russe (ou ukrainienne que sais-je) aux beaux cheveux blonds frisés, aux abdos impecables mais au visage laissant à désiré dégusté sa viennoiserie habituelle avec pléthore d’écrans à sa disposition pour faire semblant de travailler.
Soudain une forte odeur de ce sirop contre la toux, que je prenais enfant, envahit la rue.
De retour chez moi.
Cet abruti d’Hector m’attend pour finir d’installer ma cabine de douche. Il finit le travail et me laisse une vieille pisse jaune dans les wc.
Les oiseaux [du nid] sont revenus et chient devant ma fenêtre rouillée et rongée par l’humidité, alignés comme à l’armée.
Je nettoye mon WC avec du savon Acqua di Parma et entreprend un grand ménage de l’appartement pour évacuer odeur et poussière laissées par les ouvriers qui ont récemment travaillé chez moi.
En soirée je partage les documents nécessaires pour candidater au CCA et à la Villa Medicis en tant que chirurgien urbain.
2025
M
07
10
« You ever stopped and thought Wow I prayed for this. It's here. It's happening. »
Jay Shetty
Diligences.
Potcast William
À un momento Brian Eno habla del museo de Art Brut de Lausanne y de estos locos de manicomio produciendo art. Me gusta.
« If you can invent a world, you prefer to stay in »
Laverie Rome
Ajuster Portfolio selon pdf en ligne
Mail CCA
De bon matin.
Le balai qui racle le sol par les mouvements répétés du concierge alors que je suis encore vautré dans mon lit.
Conversation avec PH qui fait le difficile en rechignant à se rendre à Venise malgré le programme aux petits oignons que je lui ai établi.
Conversation légère et sans prétention avec Thierry venu à pied depuis Polanco dans sa grande tige de shaman en lin jaune moutarde.
Douce cumbia en dégustant ma quesadilla habituelle à la peau de porc en deux façons. Le rituel désormais rentré dans les mœurs du service prodigué par les propriétaires des tacos vénéneux. La halte obligée chez Selene où j’ai la chance de ne pas être servi par le taquero maladroit et malveillant. Je récupère une carte de visite avec cette lune faisant la grimace. Le gouda au basilic de la place Grijalva et la traditionnelle torta Texcocana qui vient d’emménager à quelques encablures de leur précédent local. Pour finir, le café Garde-le -Temps où je paciente un moment pour obtenir ma place habituelle, tant convoitée, que lorsque je m’en accapare, le vieil architecte de supermarchés aux US, ne considérant pas d’autre option que cette même place et voyant que j’ai été plus rapide que lui pour l’occuper, inventera un message plus gros que le nez au milieu de la figure pour s’en aller : « olvidé mi café en el 7/11 ».
Dessin du soir.
En soirée
Piqué
Tendu
Plié
La candeur du regard d’Yvette lorsqu’elle croisa les doigt pour invoquer de la chance afin de trouver un logement décent lorsqu’il sera temps pour elle de déménager en avril prochain.
2025
M
08
10
« Action is the antidote to anxiety. »
Jay Shetty
Diligences.
Inspire toi de Clara Cebrian
—> profusion de toiles
—> site Internet aguicheur
—> carnet d’arpentage 16/09–> hoy
—> lumen toile 100x125
—> quadrillage 2 cm
En milieu de matinée.
Sous un ciel désabusé du gris intense des nuages menaçants, je descends inhabituellement Veracruz à pied et traverse le parc d’Espagne en esquivant bon nombres de sacs de merde chien, gonflés, menaçant presque d’exploser. L’anglaise qui est habituellement au café est assise comme une vagabonde en plein milieu du parc à chiens. Rien d’étonnant après tout.
J’avale mon Espresso et ne m’attarde pas bien que j’aurais aimé discuter de la scène politique française actuelle avec mon compagnon de Science Po.
Alors les potins de Mazunte ?
La canadienne est devenue homme ?
Miguel se balade avec son Mapache en laisse ?
Alejandro a fusionné avec son Cheval ?
2025
J
09
10
« Art is the one thing that you could get better at as you get older. »
Louise Bourgeois
Fi(cti)on dilatée nocturne.
Stefano, le crâne luisant d’huile d’olive pour une nage aérodynamique facilitée, arrive depuis Murano immergé dans les profondeurs des canaux de la lagune. Il sort la tête de l’eau là où stationnent les taxis privées affrétés pour les riches clients de l’hôtel. Il glissera ensuite discrètement jusqu’au bar, son lieu de prédilection où sa pratique est bien huilée.
Diligences.
—> Laverie Rome
—> Se raser.
—> lumen toile 100x125
—> boîte à shit Dr Simi
—> Hector silicone
—> Double clef porte extérieure
De bon matin.
Réveil sous un ciel de plomb provoquant bruine matinale et humidité sans pareille.
Ces enfoirés de piafs à proximité de ma fenêtre dont je nettoyés les excréments à l’aide d’une longue graine allongée. Le moteur d’un camion de gaz aura raison de ma rêverie qui me maintenant dans un doux état végétatif sous mes draps. Le concierge passe inlassablement ses sempiternels va et vient de balai sur le bitume detrempé par les stigmates atmosphériques de la tempête Priscilla.
Avant de mettre les pieds dehors je parviens à dessiné cette relique urbaine, opérée à partir d’éléments d’un camion de produits dangereux aperçu la veille.
Une fois dehors.
J’enfourche une bécane rue Augustin Melgar et file en direction des Vénéneux où il m’est impossible de ne pas engloutir mes deux tacos du panier préférés avant de filer en direction du musée des Jus de Fruits en empruntant l’avenue de L’Armée Nationale. En chemin je croise diverses entrées prolifiques pour être manipulées, opérées :
Arrivé au musée, j’expérimente la montée dans le monte charge seul au milieu de ses pantagruéliques panneaux d’acier inoxydable. Je commence la déambulation et suis agréablement surpris par certaines œuvres de collages et juxtaposition de petits boîtes minuscules éléments, produites par GdlM. En poursuivant ma visite, je tombe par hasard sur une pièce de Matta-Clark : Hair, découpe méthodique par mèche de cheveux et organigrammes de son crâne.
Le gratin mexicain habituel dont la puissance des œuvres laisse à désirer.
Je file chez Turix pour un sandwich de cochinita puis longe le parc Lincoln jusqu’à retrouver cette institution de quesadillas frites qui commence à s’étioler mais dont l’âme n’a pas perdu un gramme. Délicieuse crème légèrement acide et suavement épaisse accompagnée de sauce à incorporer dans cette sorte d’arrancini préparé à la minute par des femmes qui connaissent leur métier.
Il est temps de changer de bécane avant que le temps écoulé ne s’achève et me retrouve à faire une boucle, comme si je revenais sur mes pas. Je dépose mon engin place d’Uruguay et suis atteint presque immédiatement par une saloperie d’odeur résultant d’un affreux mélange de goyave et de javel en provenance d’un marchand de fruits ambulant pliant bagage. J’entame ensuite une longue errance sur l’Avenue d’Horace à la recherche d’un réseau fiable avant de rentrer tranquillement chez moi.
2025
V
10
10
« L’écrivain original n’est pas celui qui n’imite personne, mais celui que personne ne peut imiter. »
François-René de Chateaubriand
Drôle de rêve.
Routes escarpées
Petite bicoque
Fausse modestie
{à la grecque}
Architecture mineure
Escroc majeur
Diligences.
—> Roméo Poirier Off the record
—> Laverie Rome
—> Tintorería Diamante
—> Cartes de visite Alfonso Haces Caso
—> lumen toile 100x125
—> boîte à shit Dr Simi
—> Hector silicone
—> Double clef porte extérieure
—> Perceuse pour Totem de Tonneau
De bon matin.
Plaisir immense en me réveillant dans le calme, sans écouter des bruits de fouines ou d’objets qui tombent dans l’appartement du dessus : cette cruche de voisine a foutu le camp. Bon débarras. Je redoute néanmoins celle où celui qui la remplacera.
Appel en direct avec PH et E. depuis les jardins de la Biennale de Venise. Ils insistent pour le confier qu’ils respectent mon programme à la lettre. Plusieurs fois. Cela en est presque suspect. Qu’importe ils ont l’air d’être heureux.
Je mets les pieds hors de mon appartement après un coup de balai léger mais efficace et suis agréablement surpris du calme de l’immeuble. Au moment où je franchis le seuil de ma porte il n’y a personne sur le palier. La cage d’escalier déserte comme si mon vœu de tranquillité avait été momentanément exhaussé.
J’enfourche une bécane et m’envole en direction du sud du quartier de la comtesse via Corne-Vache. Quelques emplettes de charcutaille chez Piccolina puis direction le Coin Tarasque pour déguster mon habituel taco de barriguita con lengua. Service excellent comme d’habitude. Sauces un peu trop liquide sans surprise. Excellente tortilla as usual.
Je ne manque pas l’occasion de prendre un aimant et une carte de visite au moment de payer, vers la cheminée, la télé au match de foot qui se répète inlassablement au dessus du charriot d’acier inoxidable contenait sauces et peaux de porc frites.
2025
S
11
10
« Someone told me the other day that he felt bad for single people because they are lonely... I said that's not true l'm single & I don't feel lonely. I take myself out to eat.
Once you know how to take care of yourself company becomes an option and not a necessity. »
Keanu Reeves
2025
D
12
10
« Money doesn't mean anything to me
I've made a lot of money, but I want to enjoy life and not stress myself building my bank account...
I give lots away and live simply, mostly out of a suitcase in hotels.
We all know that good health is much more important. »
Keanu Reeves
Drôle de rêve
Quenelles aux Maureen
Amphithéâtre pentu
Complicité accrue
Guanajuato (contemplation
Appartement immense
38m2
En réalité beaucoup plus.
Vue magnifique
Extrension et trou béants
Accolade et déambulation
Dans un parc avec
Cristiano Ronaldo
L.M accompagnant
(Depuis Guanajuato)
Linge qui sèche (à trouver)
Acquarelle (encre de Chine)
Ombre de la piscine bouchée
Dans le gazon brûlé
Atelier.
Bronzes en cours 2000
Imprimante 2D 200
Imprimante 3D 500
Maquettes bois
Meuble qui court le long de la fenêtre 500
Meuble bibliothèque 500
Perceuse 100
Scanner 100
Toiles en cours quadrillages
2025
L
13
10
« If you're too tired to speak, sit next to me, because I too, am fluent in silence. »
Keanu Reeves
De bon matin.
Et Merle sarkommence
La friction répétée du balai contre le bitume et les premiers « Muchas gracias » qui pleuvent de bon matin.
Appel de Madame Peise dont je ne reconnais pas la voix immédiatement. Elle me raconte qu’elle a eu une odieuse expérience en tentant de réserver une chambre avec un extérieur.
Au café
Désagréable odeur de citronnelle combinée aux parfums de Mr tout le monde. Magnifiques jambes sous une jupe en popeline à la fine dentelle.
Madame Peise me rappelle en panique après avoir eu de nouveau la réception de la Colombe d’Or. Elle est outrée par le fait qu’on lui ait dit que le propriétaire se réservait le droit de lui ôter le balcon de sa chambre. Nous voyagerons donc du 3 au 5 janvier à Saint Paul de Vence dans cette institution qui fourmille de toiles réalisées par Picasso, Matisse et Mondrian.
Schultz
Pendant que Yuliet trafiquote dans mon dos, j’inonde mes oreilles de l’atmosphère surannée et désuète présentes dans l’ l’album Old Friends New Friends de Nills Frahm.
Pánuco
Ce genre d’installation combinant mur de béton, concavités, trous, tuyauteries, boîtes de bronze, herses anti clochards de couleur, peinture de certains éléments.
Jalapa
Les 120000 des chefs NYC
Otra raya en el tigre
L’accent imbuvable de Pinano
Le Tachinomi Desu
Orgie de Filet-O-Fish
Excès de bières double fermentation au matcha en provenance de directe de Kyoto.
Délicates salades de coriandre et poisson sèches
T’as bien une tête à aller au BorregoViudo!
Los lugares Heavy
Le serveur habitant le Six Flags
Hugo le serveur qui vient d’ordinaire à vélo aux registre des absents ce soir.
La conversation de Peron où l’on peut entendre les déboires d’organisation et de ponctualité du Mexique.
Les derniers Negroni d’Yvette.
La flemme pour tout sauf pour défiler pour ma patrie !
2025
M
14
10
« I dream of a day where I walk down the street & hear people talk about morality, sustainability & philosophy instead of the Kardashians. »
Keanu Reeves
Philippe Guston
La profondeur huileuse de genre de ce genre de peinture sinon rien.
67 A Amsterdam
Un abruti avec des lunettes de protection transparentes jaune poussin s’évade de l’asile bon marché
2025
M
15
10
« I’m Mickey Mouse. They don't know who's inside the suit. »
Keanu Reeves
Diligences.
—>Fonda Marguerite
—>Avellanada
—>Carnitas Charro
—>Tostadas
—> boîte à shit Dr Simi
—> Hector silicone
—> Double clef porte extérieure
—> série Saint Mickael La Sauterelle
—> série Saint Rafouf
—> série Polanco
—> série Medellin
—> carnet de palimpsestes quotidiens
Rattraper le retard.
Malgré l’heure relativement matinale de ma présence au café, de réconfortants rayons de soleil parviennent à percer et à illuminer mon visage meurtri par mes noires pensées du matin. Ma caboche en est même bientôt presque totalement éclairée. Je prends littéralement un bain de soleil pendant de longues minutes et m’autorise même une cigarette, chose que je ne fais normalement jamais en étant attablé. Je suis pris d’une terrible envie d’être dans une station de ski ; en fermant les yeux, j’arrive presque à me projeter en sur la terrasse d’un restaurant d’altitude à humer l’air frais de la montagne avec quelques relents de saucisse frites.
À ma droite, une fille jette ses pensées dans un carnet à l’aide d’un stylo bic quatre couleurs comme ceux qui étaient si populaires lorsque j’étais à laquelle primaire ou encore au collège. Elle porte une chemise à rayures non repassée ainsi que des New Balance bas de gamme, lui conférant un style des plus banals qui soit.
J’enfourche une bécane et m’envole pour petit déjeuner au Coin Tarasque dans un silence déboussolant de solitude où le tri des piments et le seul bruit que l’on entend. Je fonce vers le sud par le quartier de Naples où je me retrouve face à une magnifique entrée surannée, arborant une marquise incluant deux énormes gouttières protubérantes qui mettent en valeur l’adresse même du lieu : Kansas N•13
Je traverse l’avenue Insurgent, achete mon journal favoris, La Presse, et me voilà dans le quartier de La Vallée où je tombe nez à nez avec une relique d’angle qui me fait de l’œil pour être opérée :
Après de longues enjambées urbaines sur mon canasson, je finis par arriver à Coyoacán par le cimetière de Xola. L’asphalte fraichement coulé dans les rues de Coyoacán, effaçant petit à petit l’authenticité de la colonie, désormais sous l’égide de l’infâme tour Mítica, que l’on aperçoit depuis l’angle de chaque rue.
Je me retrouve seul sur le banc faisant face au premier 7/11 où j’ai mis les pieds il y a un peu plus de dix ans maintenant. Terriblement seul avec ces bouts d e phrases que je jette tant bien que mal hors de mon esprit en pianotant inlassablement sur cet écran de téléphone devenu mon compagnon le plus fidèle dans les moments de désarroi.
Je suis rapidement sous perfusion de sucres et divers produits chimiques en sirotant mon milshake d’horchata du Jarocho, que j’accompagne d’un friand Pastes de mole Verde de cette fameuse chaîne dont je commence une collection de papier d’emballage.
À ma grande surprise je croise une Aston Martin DB9 sur la route qui sépare le zócalo en deux places. Sidération devant de si belles lignes automobiles. Peu de temps après c’est la camionnette de la boulangerie El Popocatépetl qui se pavane fièrement dans la même rue.
J’erre. Littéralement. À la dérive la plus complète. Guettant chaque détail, décalage, recoin ou interstice oublié. Un petit détour par la boulangerie du Popocarepetl pour quelques victuailles et me voilà de nouveau sur mon canasson à vadrouiller dans le quartier des Portails. Je ferai une halte dans ce fameux garage servant de délicieux tacos al Pastor sur le chemin retour. Halte chez Mario puis retour au bercaille.
Collage improvisé des victuailles du jour
2025
J
16
10
« Stop being patient and start asking yourself : how can I accomplish my 1 year plan in 6 months ? You will probably fail but you will be far ahead of the person who simply accepted it would take 10 years. »
Elon Musk
Drôle de rêve.
Huit voix autoroutier
Range Rover
Furet
Raton laveur
Tortue
Trajet TER
Véloce stationné dans l’entrée
Immeuble funeste
Je suis pris en étau entre la lumière de la voisine de l’appartement de l’escroc Quito, les futurs bruits de chasse d’eau du voisin de dessus, le bruit de télévision et de porte du voisin de l’autre côté de mon mur et les infâmes aboiements des chiens du concierge et de la voisine d’en face. J’imagine que l’appartement du dessous est également sujet à générer une quelconque forme de bruits, peut être bien les plus machiavéliques.
Message à l’intention de Kucoin
Hi, they refused this transaction the first time so it was canceles in the store and i tried again. The second intent was ok. But i was charged twice. Refund thé First transaction could be great. Thanks. I give you a screenshot of the failed transaction.
Diligences
—> tentative retrait Kucard 200 pesos
—> mail kucoin transaction Oxxo veille?
—> bain de soleil Oaxaca/Etiopia
—> tacos venenosos
—> Gandhi Polanco Humbolt Drawings ?
—> American Spirit Jaunes
—> Maria Isabel
—> Proyectos Monclova
—> gouda au basilic
—> carnet d’arpentages
—> calendrier 11/12 au 23/01
—> licencia 🪪
Conversations de comptoir avec ce vieux loup de mer architecte fumeur à la peau sèche partent en lambeaux puis avec Elvis Presley qui revenait de Rome avec cette candeur agaçante et élégante à la fois..
2025
V
17
10
« Focus on what you can control. Yes the world is unfair but you control your habits, mindset and effort. Everything else ? Let it go. »
Write three things you can control today
Drôle de rêve.
Orange ( medieval)
Affrontement Yvette
Contre je ne sais trop qui
Dédales. Labyrinthe issue
Beaucoup d’autres filles qui me courtoisent.
Beaucoup de soirées.
Je reste discret.
J’enchaîne différents
lieux
Dénomination
QLB Studio Archive (Palimpsestes)
QLB Studio (Sculptures)
QLB Stories
Maxime Mérigot
12H50 AM
« Kikou mon petit Max.
Jspr ke tu vas bien.
Avec Caro on monte une pizzeria vegan base crème de yuzy-potimarron au mezcal. »
12H56
« Ça t’dit de passer ? »
12H57
« L’événement est gratuit mais l’entrée au vernissage est payante. »
12H58
« Passe boire un verre. »
12H59
« On est en petit comité. »
13H00
« Tu verras, c’est hyper lounge & cosy. »
Guilhem.
« Oui oui c'est parce que j apprécie que mon compte Facebook ressemble à celui d'un prince nigerian qui a besoin de 1000$ en carte cadeau amazon pour payer son hôpital. »
2025
S
18
10
« You’re not stressed because you’re doing too much. You’re stressed because you’re doing too little of what fuels you. »
Schedule time for something that makes you feel alive
Sentiment de gâchis face à toutes ces maquettes commencées mais non finies, ces séries à peine esquissées. Ces Atlas malicieux morcelés.
Le café, ce sanctuaire que je garde méticuleusement en étant adossé sur mon siège d’acier tel le gardien des lieux, tombe en lambeau un peu plus chaque jour. Aujourd’hui, il s’agit d’une des table en amande constituée de laiton et de marbre.
Face à moi, cette magnifique fille dont le nom est Mafalda il me semble. Ce sont ses cheveux bouclés et sa bouche qui lui donnent tout son charme. La simplicité de son look joue clairement en sa faveur.
J’aimerais tellement apprendre à aimer puis désaimer sans passer par la phase de dépression ignoble et ce afin de passer plus rapidement à autre chose. Avoir le cœur moins lourd face aux changements de la vie.
Sentiment d’avoir passé ma vie à tricher. À chercher des raccourcis pour aller plus vite, brûler les étapes. C’est pesant. Éreintant.
En soirée.
Je le le nez dans les placards remplis de piles de vieux dessins sous blister. Je trouve des pépites, de la matière à exploiter. Des supports papiers divers et variés. En découvrant un dessin axonométrique du 380 rue Centrale, je pense à C.V et C.M.
2025
D
19
10
« Silence you inner critic : your mind lies to you more than you realize. Overthinking creates fake problems. You are not your negative thoughts. »
Speak to yourself as someone you love
Diligences.
Marché des 100 (verdolagas,setas)
Edison (1/2 consomé,espinazo,dorado)
Cinco y Dos (miche à l’ail)
Grijalva (basilic,truffé)
Piccolina (cru, horneada, pistache)
Saint (pomme de terre)
Walmart (eau,parmesan,pâtes, pesto)
Il est 8h22 lorsque le soleil daigne enfin réchauffer mon âme et éclairer ma caboche.
Le mexicain est
infantil
Prévisible
Taiseux
Le chant des oiseaux d’un dimanche après midi relativement calme.
2025
L
20
10
« Stop waiting for the « right time », there is no perfect moment. Perfection is an excuse for inaction. The longer you wait, the harder it gets. »
Start now, even it’s a messy !
Drôle de rêve
Lucie Fernández
Maison pilotis
Bourré d’insecte
Sur le plateau
[Etrznge complicité]
Connivence
Relativement assez dormi. Pour une fois.
Coups de balais en simultané avec le concierge. Appel de Madame Peise qui n’a pas de nouvelles de Béatrice, (la mère de Norman et Emilande, jumeaux que je fréquentais étant enfant) amie d enamore initialement. Pas d e coup de fil depuis cinq jours qu’elle annonça de venir. La non délicatesse des gens me donne envie de vomir.
Conversation de palier avec D. le concierge de l’immeuble qui m’apprend que l’appartement au dessus du mien est sur le point d’être rénové.
L’attente ne se fait pas prier et les premiers coups de marteaux pleuvent. Lancinants , entêtants, insupportables á souhaits. Oserais-je dire que j’ai l’habitude ? J’ai honte..
La délicieuse surprise du commencement de travaux au dessus de ma tete.
L’odeur des fragrances d’ouvriers qui envahissent
Manges-merde friqués aux multiples propriétés qui vont exploser les prix des appart en rénovant comme des abrutis des appartements qui devient des cages asceptisees airbnb à l’esthétique américaine sans goûts et sans saveurs.
Mexico City, la ville qui rend complètement marteau !
La traditionnelle poisse du lundi ne me fait pas défaut et resplendit dans toute sa beauté aujourd’hui !
En approchant du métro Veracruz, les odeurs qui s’échappent des commerces attenants ne sont pas sans me rappeler celles de lq cantine du collège de Bno lorsque je jetais adolescents.
Je tourne en bourrique à cause de ce service défaillant de bécanes et poireaute bien trop longtemps en espérant vainement qu’un engin daigne se débloquer.
Tentative d’apaisement chez Schultz en écoutant Animal de Nils Fram, parfaitement installé sur le canapé face aux deux enceintes méticuleusement assemblées par ce technicien new yorkais aux doigts d’argent surnommé Devonojas.
2025
M
21
10
« Le meilleur investissement que vous puissiez faire est un investissement en vous-même... Plus vous apprenez, plus vous gagnez. »
Warren Buffett
Pas dormi assez en me réveillant et pourtant je ne peux rejoindre à nouveau les bras de Morphée. Je me lève tant bien que mal pour aérer, ventiler cet antre qui me sers de piaule et d’atelier.
J’ai PH et M.M dans la matinée. Mon café du Kenya me pèse et m’obligera à faire un stop dans les sous-sol de l’Hotel Condesa pour déféquer puissamment.
De retour à Veracruz, Héctor vient poser son liquide blanchâtre à l’encoignure du portique de ma cabine de douche pendant que les bourins du troisième s’activent pour démolir les affreux carreaux des années 60 qui jonchent sol et mur de la salle de bain de l’appartement qu’a acquis sournoisement Quito l’Escroc.
Face à l’immondice des bruits au dessus de ma tête, je suis dans l’obligation de sortir. J’effectue un vague passage pour ma quesadilla aux deux peaux de porc sans beaucoup d’entrain puis enfourche une bécane.
Halte chez Texcocana ou j’ingurgite deux petit sandwich de viande coupée en fines lamelles devant Les Carnets de Julie dont le visionnage m’est suggéré par la propriétaire qui vient de réaliser l’assemblage de mon sandwich en y glissant d’énormes gousses d’ail et dont la fille est polyglotte.
Rebelotte chez Schultz où je dois néanmoins vilipender une fausse information au gardien que je connais beaucoup moins que celui d Elsa veille afin de montrer pâte blanche et monter jusqu’à l’appartement du quatrième étage. 1144. La porte s’ouvre. Personne. La chatte évidemment. Je prends mon temps et n’allume pas les machines immédiatement. Soudain arrive Yuliet, la femme de ménage, avec qui je suis en froid depuis qu’elle a tenté de me dérober un peu d’argent, sept ans auparavant.
Elle passera un vulgaire coup d’aspirateur qui n’inclura meme pas la bouloche de l’arbre à griffe du chat. ..
Le spray de parfum bon marché avant de partir qui embaumera le salon malgré qu’il ait été diffusé depuis la buanderie. Urgence de remplir la pièce de volutes de White Peach Milshake.
Sur le retour, plaisir coupable à tourner virer sur ma bécane à la recherche d’équilibres imparfaits et de juxtapositions accidentelles dans les hall d’immeuble.
Une fois au Garde-Le-Temps, Jean a miraculeusement retrouver le disque de Pink Floyd égaré depuis des lustres. Après Hey you, je reconnais la voix de Did Barry dans Arnold Layne. Deleitement exquis.
2025
M
22
10
« Un idiot avec un plan peut battre un génie qui n'en a pas. »
Warren Buffett
Drole/2:reve
Variante Jumanji
Hey Stevens
Thomas Potier
Immigré
Voyage en bus
Parc d’attraction
Diligences
67A Amsterdam
Le Coin Tarasque
Tostadas
Cordonnier Coahuila
Je parviens à dormir une heure de plus que prévu et ouvre les yeux peu avant huit heures et demi. Dix minutes à peine plus tard, ces abrutis d’ouvriers enclenchent un machiavélique bruit de scie de bon matin, en dehors du temps réglementaire ! Je suis vert de rage intérieurement. J’écris à ce satané Quito de tenir en laisse ses fichus personnes qui travaillent pour lui en déféquant la tonne d’ail ingurgitée hier.
J’enfourche une bécane, file au coin Tarasque et faisant un stop chez le Toritillero des Tostadas du piment des Arbres. Signé de croix du serveur renfrogné et gras habituel, en recevant une pièce d’un de ses collègues avant d’éplucher ses piments. Qualité immuable de la viande servie. Comme d’habitude.
À l’instar d’hier, le café est trop fort et le tord les intestins en menancant de relâcher l’entièreté de leur contenu incessamment sous peu. Je ne traîne pas et rentre pour me vider de mes entrailles et je l’espère d’un peu de mal être. Au moment d’enfoncer ma clef dans la serrure de la porte du hall d’entrée de l’immeuble, j’aperçois l’infâme Quito qui fait semblant de ne pas me voir. Je l’aborde immédiatement en vociférant qu’il aurait pu me prévenir ce satané chacal. J’enchaîne immédiatement avec le fait que l’immeuble n’est pas un local commercial et que la ville n’a pas besoin d’un pénultième appartement transformé en airbnb. Il ricane doucettement de honte puis me dit qu’il n’a pas le choix et doit avancer. Nazi de mes deux. Chien galeux.
Le fait qu’il invoque le fait que je sois architecte pour justifier le fait que je dois être compréhensif m’agace encore plus. Il donnera des directives afin que les bruits pénibles ne commencent qu’à dix heures. Bien maigre récolte face à cet odieux personnage rongeant la ville comme un chien le ferait avec son os.
Je paye le prix fort de ne pas avoir de plan de rechange et de devoir subir les agrès des appartements qui se rénovent un à un dans cet immeuble chaque jour plus traumatisant. Infâme moment de ma vie.
Je sors. Ré-Enfourche une bécane en direction du cordonnier soit disant professionnel que j’ai découvert hier en discutant avec un artisan tenant un local vieux et chancelant dans la Cuauthemoc qui me recommanda un des ses confrères pour réparer mon sac en cuir bleu marine acheté à Buenos Aires il y a de ça maintenant huit ans environ.
Sur le chemin, je m’arrête chez Lumen pour des mines de crayon papier, passe devant cet affreux restaurant Lâche, réalisé par l’escroc LM, qui apparemment, au vu des détails que j’aperçois par la fenêtre, ne s’est jamais éloigné du savoir faire laxiste, douteux et frustrant qui s’opère ici au Mexique. Ruissèlement de projets de piètre qualité qui s’enchaînent pour ce putois d’architecte.
Le local en question du cordonnier est fermé. Sa carte de visite accroché comme pour signifier que le visiteur ne s’est pas trompé d’endroit et qu’il faudra revenir plus tard.
Je continue ma route et tombe par hasard sur une grande surface d’antiquités qui pue l’arnaque à plein nez. De beaux meubles pour conserver mes dessins vendus à un prix exorbitant. Je suis emmené par une première de la classe en surpoids jusqu’à l’arrière boutique où des pièces bien trop chers mais plus abordables sont entreposés dans le garage d’une belle demeure. Me voici face à cette base qu’il sera facile d’opérer.
Puis cette colonne pilastre que je ne peux m’empêcher de vestir d’une belle robes de seins et que je coiffe d’une tamalera en bronze.
Drôle de commerce informel en m’apprêtant à travers l’avenue Chapultepec pour rejoindre le quartier de la Juárez.
Installation obtenue par une opération de substitution de contexte à l’angle de cette immeuble accueillant un 7/11 en son RDC.
Magnifique voile d’acier peinte en entrant dans le quartier Saint-Raphaël, en bordure de station essence.
Halte gourmande chez El Bertyn où j’associe langue, suadero, tripes et Pastor en déposant délicatement quelques feuilles de pápalo.
En me dirigeant jusqu’à Schultz, j’ose un tacos de pastor que je ne connais pas en apercevant des belles tortillas de maïs. Combinaison satisfaisante au prix d’atroces volutes de fumées dans un restaurant immonde.
Je salue le gardien d’une poignée de main chaleureuse puis monte m’enfermer dans ma tour d’ivoire pour une écoute du sempiternel album Animals comme unique thérapie face aux malheurs qui m’accablent de plein fouet en cette fin du mois d’octobre.
Au loin, une scie circulaire et quelques aboiements. Cette ville est condamnée à regorger de bruits plus insupportables les uns que les autres.
Trajet périlleux entre Schultz et le quartier de la Comtesse à cause du circulation effrénée et diabolique, complètement explosé par la Pêche Blanche du Marriage.
Un des meilleurs albums des Beatles au café Garde Le Temps’.
Baby you can drive my car and maybe I love you bip. Bip. Bip.
Mario toujours en train de se pavaner derrière ses cartes, auprès de ses dames.
2025
J
23
10
« Si vous ne trouvez pas un moyen de gagner de l'argent pendant que vous dormez, vous travaillerez jusqu'à votre mort. »
Warren Buffett
Diligences
Lavandería Rome
67A Amsterdam
Brosse chiotte
American Spirit
Ermita
Kurrimanzutto
Castillo Chapultepec
De bon matin.
Donner à boire au trottoir : une pratique totalement mexicaine.
J’enfourche une bécane et m’envole jusqu’au quartier de Saint Michel Le Criquet pour trouver une exposition d’Anri Sala dont l’odeur émane celle d’un bon gros caca d’oie archéologique. Une des pires muséographie de La Kurimanzutto.
Je vadrouille dans la colonie, déçu des œuvres que je viens de voir, en essayant de me convaincre qu’aujourd’hui est le bon jour pour connaître davantage le projet du Chateau du Criquet à quelques encablures de ma position. Je me retrouve face à cette relique qui parasite le mur d’entrée du restaurant de l’Hotel Park Villa puis penche ma tête à l’intérieur de l’établissement en apercevant un curieux secrétaire que je m’empresse d’opérer !
Après de beaux volumes manipulés pour l’instant mentalement, je me retrouve enfin dans la cinquième section de Saint-Miguel la Sauterelle, dépassé la Cantine de la Forêt puis arrive finalement au fameux Château Éponyme de la colonie.
Je fais la rencontre de Willy, architecte en chef de l’agence APRDELESP, sympathique mais à cran et racontant ce qu’il veut pour louvoyer sa vie. Exécrablement sur son portable.
Tel un diablotin, Manuela, palpitante rencontre avec cette peintre aveugle. Retours mutuels d’expérience au Katerblau.
Après ces curieuses rencontres, je passe devant le magasin de pianos au bord de l’autoroute, travers la passerelle qui donne sur Casa Cuna et rentre chez moi m’abreuver avant de repartir à la rencontre de ce fameux cordonnier soi disant à même de me réparer mon sac à dos en cuir acheter au musée d’Art Contemporain de Buenos Aires. J’enfourche une bécane, travers le quartier de Rome et .. Bingo, il est ouvert cette fois ci. Je découvre un minuscule local d’où s’échappe le bruit des informations à la télé avec le maître des lieux ne prêtant guère attention au fait s’il vol de carburant eu lieu la veille. Serafín Hernández Lomas, le cordonnier absent hier, dans son fabuleux local établi depuis plus de cinquante ans accepte de réparer mon bagage en cuir grâce à la machine qui a le bras long. Je négocie le prix, récupère une curieuse facture avec la silhouette d’un cerf.
De nouveau sur mon engin de locomotion jusqu’à Schultz ou l’ecoute méditative d’un des meilleurs albums de Stats of The Lid sera altérée par l’arrivé de Mushka et Pinano revenant de Tepoztlan.
Je ne m’éternise pas et rejoins le café Garde le Temps. Quelle étrange rencontre que celle que je fais avec la femme assise à ma place habituelle. Elle s’appelle Lourdes et a 62 ans. Nous engageons une conversation en tête à tête comme si nous nous connaissions depuis toujours.
Je retiendrai les éléments suivant :
Yeean Bernard, alité à Strasbourg.
+
Vámonos a pueblear
+
Vamos a la Fondesa
+
La même voix qu’Ileana.
+
Sensation d’une prémonition de retrouvailles avec CM à soixante ans passés.
2025
V
24
10
« Un idiot est un idiot. 2 idiots sont 2
idiots. Mais 10.000 idiots sont un parti 735 politique. »
Kafka
Conversations de trottoir et de palier avec D. Le concierge qui comprends plus vite que je ne le pensais ce problème d’écoulement au dessus de ma tête et ordonne immédiatement à l’ouvrier de remonter le bouton de la chasse d’eau afin de prévenir une quelconque panne future pour l’ensemble de l’immeuble.
J’accède à l’espace du garage auquel je n’avais jamais vraiment mis les pieds, apprends que mon appartement fait partie des seuls à ne pas avoir de place stationnement.
En demandant à propos de l’appartement qui se loue après avoir observé le panneau accroché sur le travertino de l’escalier de l’entrée, j’ai le droit à une petite visite de l’antre où vivait l’alcoolique maldorant du 1 er étage. Une odeur de tabac froid flotte encore dans l’atmosphère « locative saisonnière » de cet espace dégageant de mauvaises ondes.
Ignominie au café ce matin. Horde d’americains et d’Argentins a l’accent plus infâmes les uns que les autres. La majorité de ces énergumènes sont en surpoids ou obèses, s’empiffrent devant moi, excellent dans leur rôle de touriste vulgaire venant dénaturer et bouleverser l’équilibre du contexte local. Satanée Formule 1 et son lot de fréquentations infréquentables.
Un homme s’apparentent à un professeur, muni d’un vrai livre, me demande avec courtoisie la permission pour s’assoir à côté de moi. Il donnera même une pièce au musicien lancinant que je ne supporte plus de croiser. Enfin quelqu’un de civilisé.
Désolation sans nom en observant la faune sortir de de cloak mi hostal-mi maison de passe. Backpackers sirotent des boissons du 7/11Bohémiens, transexuels en tong Reebok avec oripeaux sur le dos et turban du professeur Quirrell vissé sur le crâne, skaters..
Apparition furtive d’Ernest aux Guiboles Fragiles. Je ne l’avais pas vu depuis des semaines. Fidèle à lui même. Ignobles ricanements en provenance d’une table disposée sur les places de stationnement ainsi qu’observer des francais jeter les pots de yahourt s commerciaux comme s’ils étaient sur une aire de pick nique ; seront autant de signes aux suffisamment évident pour déguerpir de mon chef lieu et ce malgré le soleil illuminant parfaitement ma caboche ainsi que cette blonde au style vestimentaire acceptable, s’étant assise juste en face de moi.
Sans m’en rendre vraiment compte, je suis parvenu jusqu’au musée Tamayo où je fais plus ample connaissance avec le travail de Manuela, rencontrée la veille. Ma toile préférée est celle d’une représentation d’ET légèrement trisomique et curieusement humain.
2025
S
25
10
« Stop letting everything affects you. »
Parenthese Mérigotienne
-Je suis complètement baleinisé
-T’as du plancton plein les chicots ?
-Ouai
Je t’emmerle
Tu m’emmerles
Il m’emmerle
Nous nous emmerlons
Vous vous emmerlez
Ils s’emmerlent
Une fois au café, de belles jambes à droite et à gauche, de part et d’autre. Ernesto fait son apparition coiffé d’une casquettte ridicule qui je lui donne aucune autorité et m’avoue avoir (soi disant) diriger la formule 1 électrique il y’a quelques années. Il se rendra cette après midi à la compétition.
Autour de moi, le café est envahit d’américaisn, surtout en provenance de californie. Il y a aussi beaucoup de chiens comme toujours. Le combo du jour semble composé de trois accessoires indispensables :
AirPods
iPhone
Chiens
Je me rends ensuite au café Gzrde-Le -Temps où je retrouve Dracula Presley dont le costume abîmé trahi son manque de confiance en lui.
Nous abordons divers réalisateurs de cinéma : Lynch, Hanneke, Hitchcock, Jodowrosky..
Mario, tapi dans l’ombre ne mouchte pas et veille au grain sur la table d’à côté finissant leur petit déjeuner dont Jean fut le majordome depuis onze heures du matin.
Yvette est de retour de Monterrey et passe à la maison avec toujours cette même candeur qui est sienne. Je remarque immédiatement que son parfum n’est plus le même et identifie assez rapidement une odeur de bonbons qui m’est familière : celle de cette énorme boule à lécher qui remonte à mes années de primaire il y a une vingtaine d’année : il s’agit de la Mammouth Ball (Perfume).
Yvette a eu la délicatesse de me ramener une carte de visite ainsi q’un petit bonbon digestif d’une cantine typique de cette ville mexicaine reine des barbecues et des cow boys : Le Roi du Chevreau.
En observant la carte de plus près, je remarque l’ingénue composition du logo illustré de plusieurs carcasses de barbach’ entre chaque vide de la couronne. Une grande initiative. Belle réussite.
Après cette belle découverte, j’ai le droit à une pipe de retrouvailles, lourde et langoureuse, qui me tranquillisera un certain temps.
S’en suivra un petit grignotage de tostadas et fèves au piment avant que je passe commande de l’actualisation de mon permis de conduire mexicain afin qu’il devienne permanent ad vitam eternam. Opération réussie grâce a la CB d’Yvette. Je devrais prendre rendez-vous à poster pour obtenir la carte physique du permis lorsque des places se libéreront au sein de ces affreuses agences bureaucratiques dédiées à toutes les démarches autoroutières.
Il est à présent l’heure d’une marche du soir dans un tumulte urbain digne d’un film d’horreur à cause de la Fête des Morts sur le point de pointer le bout de son nez à la toute fin du mois, soit dans une semaine exactement.
Nous échouons chez Rosetta, au bar plus précisément, après avoir reçu l’information d’une attente d’au moins deux heures afin d’avoir une table en ce samedi soir, dernier week-end d’octobre.
Bonnes et onéreuses bière IPA en provenance de Hongrie en poursuivant le grignotage d’arrancini ms à la Feuille Sainte ainsi que de pop-corn au fourmis.
Je raconte à Yvette ma rencontre avec Manuela jeudi dernier au château de Chapultepec, peintre aveugle à cause d’un mauvais traitement contre le virus du VIH.. , exposant actuellement une trentaine de portrait à l’acrylique au musée Tamayo. Je ne peux alors m’empêcher de narrer l’histoire de ce voyage à Berlin avec P.G, il y a dix ans, avant que je mette les pieds au Mexique pour la première fois. Urine somnambule + tumultueuse soirée psychédélique au Katerblau… + fou rire dans les dortoirs.
Alors que nous étions sur le point de foutre le camp, une serveuse vient nous annoncer que notre table est prête. Hochant la tête benoîtement tout en sachant que le soirée me coûtera plus chère que prévue, je descends les marches nonchalamment comme si cette demeurée était mienne.
S’enchaîneront : tamal de maïs et huitlacoche, puis une soupe minestrone, suivie d’un poison en croûte de sel sur son lit de salicorne et roquette. Pour conclure, une portion de poire pochée accompagnée de sa glace à l’estragon ainsi que deux petits biscuits à la goyave normalement servis avec le café.
2025
D
26
10
« You have to be able to feel that you are able to live and work in the same circumstances. So in a way, I don't understand a place where you just go to see art. I understand somebody living in contemporary art. »
Donald Judd
Pire cauchemar
Deguisemt’
Quartier peu sûre
Rixes
Nettoyage wc express.
Rocío
Cris d’Yvette
Au marché des 100 bobos, je croise respectivement : le fils de Julian Schnabel
accompagné de sa femme Ludovica,
Isabelle qui ne manquera pas de mentionner qu’elle vient d’arriver ce matin depuis la France avec des cernes sous les yeux qui auraient suffit à comprendre sans qu’elle se pavane vis-à-vis de son énième voyage à l’étranger.
2025
L
27
10
« You have to develop the ability to be disliked. »
Café Lourdes
Piccolina
Rome
Venenosos
Après être passé furtivement chez Piccolina puis fait une halte aux tacos annulants de Citlatepetl, j’ai une Lourde(s) surprise en découvrant ce petit bout de femme rencontré jeudi soir dernier chez Mario, assise au 67A de l’Avenue Amsterdam. Je suis agréablement stupéfait de constater qu’elle a honoré notre rendez-vous convenu à la volée !nous parlons à bâtons rompus de divers thèmes et elle me confesse qu’elle n’a toujours pas pu obtenir le papier dont elle a besoin pour séjourner une année entière en France. J’apprends également qu’elle loue un appartement avec balcon à 4000 pesos par mois à deux intermittents de Guanajuato, rue du Cèdre, dans le quartier de la Sainte-Marie.
Je lui propose de lui faire visiter le plus grand projet que j’ai réalisé à ce jour à quelques encablures d’ici. Sur le chemin, tel deux chevaux s’entraînant sur l’hippodrome qui ne fut jamais, elle me confesse que si Mexico regorge d’autant de chiens, c’est à cause d’une publicité de Tellcell pour des croquettes au début des années 2000.
Nous croisons Lumière et Elisabeth lorsque nous dépassons l’avenue Michoacán, toujours à leur poste au sein de la maison Stella. Elle ne m’avaient pas manqué.
Sans demander la permission je pénètre dans Mendl et découvre le projet sous un angle plutôt aguicheur après presque six mois d’absence. La végétation du patio est devenue magnifiquement luxuriante. La maison a un côté flamboyant qui n’est pas sans me chatouiller l’esprit que j’aimerais à nouveau diriger un projet de cet acabit. Avec de meilleurs détails évidemment. Sans tergiverser autant sur le programme. Avec moins de bâtons dans les roues également.
Stupeur immense en découvrant cette femme en fauteuil roulant ayant fabriqué une installation urbaine afin de vendre une composition de dessins devant le Walmart, indiquant qu’elle accepte les payements en carte bancaire à l’aide d’un message écrit à la main sur une feuille de papier scotchée sur son fauteuil.
2025
M
28
10
« It’s you against you. »
Moi
Peau de Porc en deux façons
Espace Baltique
(Pas si drôle) 2 rêve
Andrés Pavel
Taudis mal rangé
Deux femmes qui vivent proches de lui
Parlent en anglais
Professionnalisme ennuyeux
Le marché s’éveille lentement et absolument pas sûrement. Quesadilla habituelle. J’enfourche une bécane sans panier et aperçois le frère de Martin, toujours à l’étroit dans ses vêtements qui lui collent à la peau. Je remarque également cette femme, propriétaire de la marque Audette, dont le double menton, avec l’âge commence à se remarquer un peu trop. Une fois au café, l’entièreté des clients a les yeux rivés sur son écran, occupée a comploter pour inventer un produit de merde destinés à des consommateurs de merde dans un monde de merde.
Je rassemble les forces nécessaire pour partir à l’aventure au Nord de la ville sans décider exactement quelles seront les étapes de mon escapade.
Envie instantanée d apprendre l’allemand et d’honorer mon calendrier avec l’italien que je suis censé étudier le soir à la différence de la langue germanique qui est censé me tenir compagnie le matin.
Bref.
Une fois au café Garde-Le-Temps, Les fesses de V. me narguent sans vergogne. Cette femme que je croise depuis hier au café et recroise au marché puis devant chez Lardo. Avec un legging différent à chaque fois.
2025
M
29
10
« You’re building under pression they never had to face. »
Drôle2rêve.
Marion Gaudino
Frère
Lit partagé
Puis terrasse ombragé
Descente à ski jusqu’au
Cinéma
Tomahok
Marion commande du teush
Terre en jachère
Langue & Maciza au Coin Tarasque
Tostadas Piment de l’Arbre
Blend Kenya Veracruz
De bon matin, j’aère franchement et fais mon ménage habituel en suivant le rythme des coups de balai que passe le concierge à l’extérieur. Les travaux au dessus de ma tête, par chance, ne commenceront pas avant que je ne claque la porte afin de m’aventurer dans ce monde impitoyable et sournois.
J’enfourche une bécane et fonce en direction du ma tortillería préférée pour acheter ces tostadas au Piment de L’Arbre que j’apprécie tant malgré le fait qu’aucune extraction ni étagères de rouleaux métalliques à tortillas ne soient présents au sein de l’établissement. Sachant que le coin Tarasque est juste à côté, il m’est alors impossible de résister à l’idée de dévorer un taco de maciza con buche agrémenté des trois sauces de la maison et de son trait de jus de citron. Magnificence des produits et local complètement dépourvu de clients comme toujours. Je suis aux anges en apercevant le vérificateur d’authenticité des billets qu’utilise le gérant une fois saisi mon billet de 500 pesos pour régler l’addition. Je pioche allègrement dans la réserve de cartes de visites avant de tourner les talons et de récupérer ma Bécane stationnée devant l’entrée.
J’atterris au café 67 A où j’engage une conversation avec Rory, de retour malgré lui aux horaires du matin, m’apprend que le trépané C.Maqueda a été retrouvé en tant que caissier dans une Maison Kayser d’un hôpital du Sud de la ville. Ce bandit n’a jamais remboursé l’argent qu’il a volé il y a quelques années en usurpant l’identité de Pépé Arguyo, un producteur de café du Chiapas.
Je reçois un appel de Madame Peise qui m’apprend qu’elle devra assister à un déjeuner de famille la veille de notre départ à Risoul, le 28 décembre prochain. Dans la précipitation de vouloir étendre notre séjour aux sports d’hiver, elle a oublié que sa cousine Françoise, fille de l’amiral, fêtera ses cinquante ans de mariage dans un restaurant ni trop huppé ni trop ringard. Il y avait bien La Vague d’Or où Madame La Petite Fille de l’Amiral avait ses habitudes, à la Seyne-sur-Mer, mais le restaurant est parti en fumée dans un incendie.
Je reconnais cette brune à lunettes aux atouts certains mais malheureusement accompagnée de ses deux chiens, elle se trouve juste en face de moi, sur le trottoir des joggeurs entre les deux voies d’Amsterdam. J’aimerais pouvoir l’aborder naturellement dans un futur proche.
De retour chez moi, impossible de me concentrer à cause de ces satanés travaux organisés par Quito Le Maléfique. J’en veux à la terre entière de ne plus avancer sur mes séries de reliques opérées, mes peintures latentes qui ne demandent qu’à exister, mes sculptures encore au stade de la conception..
L’idée de partir en voyage aussi longtemps me rend anxieux et m’immobilise face à tout ce que je souhaite réaliser. D’abord mon père qui arrivera fin novembre pour trois semaines de séjour entre villes coloniales et plages du Pacifique. Puis la France où j’ai prévu de renouer avec mes origines lyonnaises en visitant mon compère Maxime chez lui, ma grand-mère, mes parents avec qui je devrais trouver un terrain d’entente pour quelques jours sans mon rancunier de frère qui ne parvient toujours pas à montrer le bout de son nez. J’irais ensuite rendre visite à Madame Peise ou Super Tata pour les intimes. Nous passerons le nouvel an ensemble à Risoul où nous sommes censés alterner skie et bar. Ensuite nous redescendrons tenir compagnie et libérer le Rouquin, son vieux chat menaçant de rendre l’âme à tout moment. Avant de repartir le surlendemain en direction de Saint Paul de Vence où nous expérimenterons deux nuitées à La Colombe d’Or au milieu d’œuvres d’Alex Calder, César, Matisse, Miró et Picasso.
Nous retrouverons ensuite un Palace qui nous sera familier puisqu’il s’agit du Negresco. Ce sera l’occasion d’aller visiter cette fameuse église orthodoxe russe, visiter ma boucherie préférée et de déjeuner à l’Hotel du Couvent.
2025
J
30
10
« Life is too short to not «Hey». »
Drôle2rêve
M(è)r(e)
Désert aride
Explication de pratique
Catalyseur d’images
Fond de tableau
Sifflet enchanteurs
Enfants nains
Mine
Résumé du jour
Drame à OK Corral
Premier regard échangé avec Mafalda
Ciné Tonala
Alérgico a chambear
Puto Hugo
Merle á la fin quoi. C’est Reynon
2025
V
31
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« Every year wasted on the wrong career, the wrong business, the wrong city multiplies the gap that's almost impossible to close later. You attract what you are are and what you think. »
Drôle2rêves
Part 1
Publication photos de famille
By PH
Sur plate-forme
Commentaires by Denise
Quel dommage que Qu ne soit plus protecteur avec son frère comme cela.
Par ailleurs, Qu est 100 % N•1
Part 2
Cantine de gouailles
67A Mur Crèpis
Pousse en Fleurs
En ce dernier jour du mois d’Uptobre, j’effectue ma petite routine d’étirements, de remise en bonne et due forme de mes cousins après avoir fait mon lit et aspergé de deux sprays de parfums Agar ébène former voyage, dont la petite fiole est beaucoup plus élégante que le parfum grand format. Je passe mon coup de balai habituel conduisant à l’élaboration de plusieurs petits tas répartis selon différents espace s du studio qui me sert d’appartement : cuisine, espace escultorique, abords de la chambre, salle d’eau. Je fais brûler plusieurs bouts de papiers d’Arménie que je prends soin de plier en accordéon avant d’incendier puis claque la porte de mon studio en pensant à ces trois fabuleux albums fraîchement sortis que j’écouterai en boucle dans les prochains jours.
Claire Rousay
A Little Death
Joseph Kamaru
Heavy combination 1966-2007
Ambient$
Loris S.Sarid
Apres avoir blagué le temps d’un instant avec mon sournois concierge à propos du silence qui règne momentanément dans l’immeuble de bon matin, J’enfourche une bécane et profite de l’agréable soleil d’hiver perçant entre les branches de la canopée de Veracruz, traverse le parc d’Espagne, l’Avenue du Nouveau Lion puis dépose méticuleusement ma bécane dans l’encoche numéro 32 en m’assurant que le voyant vert est bel et bien enclenché. En inondant mon visage de soleil pour la première fois de la journée, dos à l’immeuble-maison de Kenny, je distingue Viola, trimbalant sa chienne, puis referme les yeux aussitôt tout en sachant pertinemment que nous nous sommes vus.
Une fois au café, il est assez drôle d’observer que la circulation de personnes évolue au fil des saisons devant le café. Par exemple en ce moment, c’est le propriétaire de ce restaurant qui se veut italien à côté du marché Michoacán dans le quartier de la comtesse. Je remarque qu’il change de t-shirt chaque jour avec un imprimé différent. Aujourd’hui il arbore fièrement : Palapa is Shit. Je remarque également cette femme aux lèvres fines devant moi, dans l’axe, qui ne me laisse pas complètement indifférent malgré son âge plus avancé que le mien.
Sur le retour, je prends un immense bain de soleil à l’angle des rues Colima et Veracruz en recevant un appel de PH qui ne montera pas aux arcs rejoindre Elisabeth car trop fatigué. Il est censé arriver dans trois semaines jour pour jour à partir d’aujourd’hui. Il devrait loger au Sevilla Palace les deux premières nuits.
Une fois de retour chez moi, Madame Peise me passera plusieurs coups de fils, en vain à cause d’un problème d’application qui gâchera la conversation à répétition. Outre le fait qu’elle me souhaita ma fête, c’est surtout des à fatigue et de son mal de boîte plantaire dont elle me parlera. J’abrège la conversation en coupant mon réseau momentanément afin d’éviter les plaintes lancinantes de Super Tata.
Me voici de nouveau dans l’immensité de la sauvagerie du monde extérieur, qui je l’espère, ne me jouera pas un mauvais tour en ce dernier jour du mois. J’enfourche une bécane à la station Augustin Melgar puis slalom entre quelques mastodontes de camions avant d’arriver chez les Tacos Vénéneux où je m’enjaille de mes deux demi-lunes habituelles d’Adobo et de Moledito, servis avec des oignons émincées et cuits à l’étouffé dans l’immense panier recouvert d’une serpillère-torchon à carreau pourtant faire office de nappe de pique-nique urbain. Je m’acquitte des vingt-huit pesos correspondant à ce que j’ai ingurgité puis remonte en scelle.
Je me faufile dans la Cuauthemoc puis dans le quartier Saint Raphaël où je suis tenté par ce stand de tacos de carnitas à l’angle des rues Serapio Randón et Maître Antony Cas, s’appuyant sur une structure métallique épousant un arbre.
Je dérobe quatre cartes de visites chez Alphonse le dentiste escroc aux talents de publiciste, salue les deux fosses d’inspection qui me font de l’œil depuis des années, admire la façade du pressing Diamant ou j’ai maintenant mes habitudes puis tombe sur cette magnifique auge grillagée et à pics pointant vers le ciel
Ni une ni deux me voici dans la colonie Sainte-Marie Ribéry. Je découvre une boulangerie que je ne connaissais pas, fabricant d’excellents sablés aux noix puis repère l’appartement de Lourdes que je suis visiter demain en fin de matinée j’ai le plaisir de découvrir qu’il est au dessus de deux boutiques originales présentant des rotulos à la main en facade : un magasin de fenêtre sur mesure en acier ainsi qu’une fabrique de glaçon. Prometteur.
C’est en m’enfonçant davantage dans la rue du Cèdre que je fais la fabuleuse découverte d’un atelier de fabrication de pièces mécaniques en acier. Je suis aux anges.
À force de m’enfoncer dans la rue du Frêne, je finis par atterrir à la frontière de la colonie que je longe jusqu’à tomber nez à nez avec une station essence assez insolite de part son pilier central en ovale et à cavités. Je me rue sur l’occasion d’une opération qui donnera lieu à une station essence inversée, véritable piscine à œuf d’autruche.
Un peu plus loin, mon œil est attiré par l’enseigne d’un restaurant colorée, à la typographie enfantine, accrochée sur la base de ce que l’on pourrait appeler un bow-window dont le verre aurait été remplacé par un ensemble de grilles perforées par un lampadaire. Je m’empresse d’opérer la composition en effectuant une rotation à 90 degrés de la façade.
Après l’opération, je pousse jusqu’à Atlampa ; la colonie suivante, avec la volonté de rendre visite à Bosco. Une fois à l’intérieur du blockhaus, c’est en m’attardant sur le détails livrés par A.K pour la fondation de ce cher Bosco
(échelle tubulaire, cache-robinet, cheminées factices..), je me fais la réflexion suivante :
***
« Des surprises il y en a, certes, mais on dirait qu’elles proviennent tout droit de Gifi ou Fantasias San Michel. »
***
Après un passage véloce dans les entrailles de la fondation pour me soulager la vessie, je quitte les lieux et repère comme toujours cette énorme boîte taguée abritant un compteur électrique méritant d’être opérée comme il se doit.
Étant dans le prolongement de la rue Sabine, il ne m’est pas difficile de retrouver le Mouton Noir, cette institution de viande cuite à l’étouffée que j’apprécie tant, non seulement pour la qualité des mets proposés mais aussi et surtout pour son Copero si particulier que je souhaiterais décontextualiser depuis longtemps. Mosaïques de céramiques, acier, cuivre, placards en acier inoxidable, pics du boucher..
C’est en décrochant ma bécane Place du Kiosque Sainte-Marie Ribéry que s’enclenche un long appel avec Maxime Mérigot, castré par « La Baleine » et (faussement) timoré vis-à-vis des fonds qu’il accumule. Après un accrochage concernant les concessions de sa part pour obtenir du temps libre au regard de ma venue, nous parvenons à échanger richement à propos de bars anciens au charme certain à Lyon afin que j’ai de quoi me mettre quelquechose sous la dents et ainsi fabriquer des itinéraires d’explorations urbaines.
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Paul-Kader & Mohammed-Alain
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