Quentin Laurens-berge Quentin Laurens-berge

   

                             2025

M

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Drôle de rêve.

Marion marché aux puces. Château.

Antiquaires.

Prose du jour.

Branches ténébreuses

Feuillage majestueux

Lumière éparse

Souvenir.

L’avenue Veracruz me rappelle l’atmosphère et les décors du jeu informatique Dracula : Le Mystère du Château.

Hallucination du jour.

Confondre un hipster avec le clochard déguisé en agent CFE récitant son « 1 peso, 2 pesos, 3 pesos.. »

Selles du jour.

Explosives. Plus odorantes que d’habitude à cause du saumon plus très frais que j’ai ingurgité hier.

Citation du jour.

« Ma vie entière passe dans mon œuvre. »

Francis Bacon

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J

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                                       01

« Je suis comme un moulin. J'ai tout regardé et tout ce que j'ai vu je l'ai absorbé et moulu très fin. »

FB

Drôle de rêve.

Appartement triple hauteur sous plafond

Buffet gargantuesque. Alex Canne. Thomas Ouyouni. Fenêtre défoncée.  Invasion par le balcon.

Ce matin au café, je prends mon espresso au comptoir où R. m’apprends que le brigand C.M. s’est exilé dans une cabane de la forêt de l’Ajusco pour éviter de rembourser ses larcins. Un cappuccino à emporter pour Yvette et je rentre en faisant un léger détour par chez M. pour lui déposer mon loyer du mois de janvier.

De retour à l’appartement, Yvette dort encore. Coup de fil de PH qui me transmet la bonne nouvelle qu’il a réservé l’Hôtel Élite pour mon arrivée à Lausanne le 22 janvier prochain. La réception fera son maximum pour m’octroyer une chambre en étage élevé avec balcon. Déjeuner avec Martine et Pierre Louis prévu le samedi 25 janvier à midi afin de profiter de la vue sur le lac Léman depuis leur maison.

Aux alentours de midi, départ sur les chapeaux de roues après avoir tergiversé pendant des heures si partir était une bonne idée ou pas.

Un sandwich chez Mario accompagné de sa bière et nous filons à la central Poniente. Sur le chemin, j’aperçois une corbeille à vitres avec le vasistas ouvert. Station de Bus où tout paraît d’occasion, relativement sombre. Billets Deluxe en poche, c’est un bus surchauffé qui nous transportera jusqu’au lac tant convoité. Inhabituel et sidérant départ à l’heure.

Les premiers conifères et péages  apparaissent : la sortie de la ville pointe le bout de son nez.

🚤 🏰 Club de Velas 🏰 🚤

Jardin et réception.

Couveuse Enjouée

Couveuse de Réception

El Chaleco puede salvar vidas

Herse-Grille-Hérissons

International Naval Signal Flags

Porte-Drapeau Étendage

Precauciones para la navegación

My Dinghy Is Bigger Than Yours

Muelle de CVSM

Chambre 208.

Cheminée Inversée sur Rails

Couveuse à Casiers

                                  Petite annonce.

Recherche fiches Hôtel/Restaurant sous forme de palimpseste - atlas de quelques éléments decontextualisés du lieu, superposés ou non, fragmentés ou entiers en passant par le bout de façade, le plan, un panneau, un logo, un menu, une essence d’arbre ou de plantes, une relique..

—> Peinture

                                          Menu du jour.

Alpina Óptica

Fábrica de Persianas

Los Arandas Caldos de Gallina

El Campeón Jugos y Licuados

LiquiMoly Mangueras y Conexiones

Triunfo Pollo y Huevo

Diana’s Dulces Finos

Cocada de Leche Rollito

Cocada de Leche Dulce de Coco Rallado

Royo de Guayaba Dulce de Guayaba

Cuajimalpa de Morelos

El Peñón Cabaña

India Cabaña

Horizonte Cabaña

Acuario pinturas

Couveuse Quatruplée « Kolor »

Parapet d’Autoroute Jaune et Zébré

Bolillo Taquería

Se Vende Informes

Finca Del Valle Hotel

Llanterosaurio Llantas

Hotel Beethoven Alberca

Lalo’s AutoBoutique

Tinoco Funerales

El Barcino Maderería

Plat’Herse « Jiménez de la Cuenca »

Couveuse « Jiménez de la Cuenca »

Plat’Hers « 175 19»

Sweek Tobogán

Corbeille à Décombre Inversée

Plat’Fruits

Cámbiate a Mega

La Flor de Valle Paletería y Nevería

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V

                                       03

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« Chez moi les images engendrent les images. »

FB

                           Bbb       Drôle de rêve.

Tunnel piscine Frank Lloyd Wrght. Grille de respiration.

Pérégrinations matinales.

Une sorte de personnage à la Herbert déplace les chaises de jardin sous le saule pleureur pour redonner une certaine organisation au jardin surplombant le cimetière de navires.

Quiétude du lac, soleil déjà brûlant. Le cliquetis des mâts des bateaux qui s’entrechoquent et les cris des oiseaux tropicaux. Déféquer en observant le port.

Village étrangement calme pour un vendredi matin. Les espressos et les capuchinos s’enchaînent en se dirigeant vers le marché municipal.

Fabuleux tamal de sesos con epazote y salsa de chipotle chez Hernández, à l’angle inférieur droit du zócalo, sous les arcades.

Une fois dans le cœur du marché, surprenante installation chez Oskar Pollería. Plus tard. Divine couveuse dans la chapelle du cimetière San antonio.

                        Entendu aujourd’hui.

« Con las papas no tengo Auto-Control »

Yvette

                                   Performance.

Tapoter le plafond avec un cintre en bois jusqu’à ce que les voisins du dessus cessent leurs bacanales. Louer la chambre du dessus pour parer toute éventualité de bruits intempestifs.

Prose du jour.

Cerf-Volant Gluant

Héron-Ponton

Moto-cross Fondue

Parapentes Total Play

Porte Drapeau Étendage

Tracteur Sans Frein

Fourmilière de navires déchus

Sentiers arrachés

Drapeaux vacillants

Robe froissée

Déodorant agressif

Toboggan solitaire

Itinéraire et nutrition.

De la chambre au jardin. Du jardin à la chambre. De la chambre au « restaurant » : au théâtre, face à une table de six personnes protégée derrière deux boucliers leur servant de parasols.

Soupe de champignons aux oignons puis concert de piano dans le salon de la chapelle.

                                            En soirée.

Sahuaripa

Pilsner Urquell

Malvibrosa

Intento de fresa

Jardinera

Hipster

Miaulements stridents

Gémissements agaçants

Aboiements déplaisants

                                          Menu du jour.

Torres Garduño Distribuidora

Sta. Julia Jitomates de Calidad

Carapace « Ufermac »

Oie

Bronco

La Costera Ferretería y Materiales

Rancho Viejo Mole Almendrado Especial

Carioca ¡Ah que ricas son Cariocas!

Teresita Maïs para Pozole

Memorias 32-GB

Gas Imperial

Dos Borreguitos

Dgos Servicios Empresarios

Bouquet de fleurs 💐

Bouquet de fleurs bis 💐

Couveuse Grillée « San Antonio »

Couveuse Sacrée « San Antonio »

Caballeros

Damas

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S

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                                       01

«Dès que je suis entré ici, j'ai su que ce serait un lieu où je pourrais vraiment tra-vailler. »

FB

Panteón municipal.

Les pots de mayonnaise jaunies par le temps. La tombe en forme de tête de semi remorque jaune. Une tombe avec un maquette de camion et une « doctrine » énonçant : « Un trailero nunca muere solo entrega su ultimo viaje. »

Tacos Hernández.

Délicieux tamal de cervelle cuit à l’étouffé avec de l’epazote et de l’huile d’olive. Divine macération de chipotle avec des gousses d’ails entières et du laurier. Un trait de citron pour rehausser les saveurs.

Les murs de soutènement géants de Santa Fe. La précarité du quartier de l’Observatoire à l’arrivée.

                               Récits de voyage.

Conversations habituelles sur les grandes civilisations, l’esclavage, les musulmans et le judaisme.

Conversation autour de l’organisation de la communauté juive en cas de litiges en son sein comme pour un divorce ou en cas de conflits. Cette volonté de ne pas salir leur image en essayant de régler le problème entre eux. Une cellule judiciaire avec un accord à l’amiable trouvé.

Eduardo Margolis Sobol, grand manitou manipulateur sournois.

Propriétaire de la chaîne de restaurants Matisse, enfin si l’on peut appeler cela un restaurant

                                        Hallucination.

William s’est teint les cheveux en violet   L’effet produit est celui d’une énorme gouffa.

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« Je regrette souvent de ne pas avoir été plus discipliné dans mon travail quand j'étais jeune. Mais c'est comme ça; j'ai toujours été quelqu'un de tardif. »

FB

Réveil difficile en ce jour d’anniversaire de mon père. J’ai encore du mal à absorber le fait d’être de retour en ville après avoir passé ces quelques jours au bord du lac de la Valle du Brave avec en guise de bruits le cliquetis des bateaux et quelques cris d’oiseaux.

Barbacoa du Parc d’Espagne afin d’éviter de remuer ciel et terre pour m’alimenter.

Panse et effiloché de mouton, accompagné d’un malin plaisir à dessiner les couleurs du drapeau mexicain en ajoutant, sauce rouge, oignon blanc et coriandre.. verte par défaut.

Café bondé mais agréable. J’ai pu avoir ma place, illuminée par le soleil qui perce entre les branches. Lecteurs, touristes, photographes, habitués et nouvelles recrues, l’endroit est bel et bien vivant ce matin. Je salue mon voisin de table habituel d’un hochement de tête puis m’en vais récupérer mon linge chez Rome.

Un orage inhabituel pour la saison éclate en fin d’après midi. Fraîcheur et humidité entrent dans les maisons.

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« Mon corps n’est libre de tout imaginaire que lorsqu’il retrouve son espace de travail. Cet espace est partout le même, patiemment adapté à la jouissance de peindre, d’écrire, de classer. »

Roland Barthes

Asphyxie de bon matin.

Ignominie matinale. Odeur âcre et envahissante du désinfectant pour le sol que Dimitrio répand à chaque étage tel un affreux lézard. Les tâches d’urine de chien noircies ont disparues.

                                        Diligences.

Queue sans fin chez Rome, petite discussion avec la gérante. J’innove et paye pour un service supplémentaire. Mes deux vestes seront repassées. Queue infinie à la pâtisserie Suisse. Jour des rois oblige. Infâmes brioches aux fruits confits.

Profession.

Je fabrique des placards

Je vends des meubles

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M

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« Les arbres sont des alphabets, disaient les Grecs. Parmi tous les arbres-lettres, le palmier est le plus beau. De l’écriture, profonde et distincte comme le jet de ses palmes, il possède l’effet majeur : la retombée. »

Roland Barthes

Drôle de rêve.

P.G + C.H. Location d’une Mercedes. Refus de payer pour 45 secondes de GTA. Conflits avec ces deux là, qui soit dit en passant, sont père tous les deux à présent. Les vieux (faux) amis d’enfance.

Angoisse à son paroxysme avec ces bruits de travaux et ces individus qui rôdent devant ma porte.

L’odeur putride de l’appartement du voisin du dessous qui remonte et pénètre par ma fenêtre.

Les ténèbres de la nuit.

                                      Menu du jour.

Stemilt World Famous Fruit

Magnificas Un halago a su paladar

Dragón El agricultor que sabe Mejor cosecha con Dragón

Supplément.

Flammes Illustrator

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M

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« Do a few things exceptionally well, rather than many things adequately. »

Markulla

                         Maladresses au réveil.

Sommeil de piètre qualité. Je commence à (malheureusement) être habitué. Mon nez continue de couler continuellement.

Berezina des plus calamiteuses pour arriver à sortir de chez moi avec tout le nécessaire : argent, cigarettes, lunettes de soleil, sac à dos, encens allumé avant de partir, fenêtre légèrement entre ouverte, poubelle de la veille à la main prête à être déposé dans l’entrée afin que Dimitrio la ramasse puis la trie.

Panadería Suiza vidée de la plupart de ses entrailles pour faire place à un amoncellement de Beignets des Rois disposés en vrac. Une vitrine inabituellement vide retient mon attention. Elle mérite d’être manipulée, retournée à 180 degrés dans un premier temps, puis garnie. Tentative de m’arnaquer sur le prix des amandes enrobées de chocolat au lait et saupoudrées de sucre glace. Je m’en rends compte à temps et ils me remboursent la différence. Cette fois, j’ai enfin pu jeter un papier qui trainait dans ma poche dans la poubelle escamotée de leur meuble-comptoir.

                      Frayeurs et discussions.

Sursaut inopinée au café ce matin à cause d’une feuille me tombant violemment entre les jambes. Regard menaçants depuis l’allée centrale d’Amsterdam. Deux françaises avec un certain charme font leur apparition. Conversation légère et en surface avec R.

                                    Remarques.

Mon appartement sent officiellement le tabac froid.

J’ai enfin pu arracher ce poil infâme sur la partie supérieure de mon oreille gauche.

En patientant pour récupérer ma soupe de carottes, mon regard croise celui d’une jeune américaine brune aux cheveux bouclés. Il s’avéra qu’elle avait de la moustache.

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J

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« L'époque où je jouais une heure de piano par jour, sinon davantage, et où je consacrais mes matinées à lire de la théorie, de la philosophie, l'après-midi un roman important, le soir un roman policier. Et je rêvais aux livres que je pourrais écrire, si la grâce m'en était donnée, vieil adolescent qui s'imposait des horaires monastiques, souffrait, cédait à maintes fascinations, proie de phobies et de craintes, mais aussi d'un très pur souci d'écrire qui me plaçait dans la région de la sainteté. »

Richard Millet

Drôle de rêve.

Bus volant et rotatif.  P. G. + P. J. Herbe fraîche. Scorpion. Logo Oral B. Hachis Parmentier. Mère de L.M qui donne une grande réception sans le père. Bâtisse totalement différente de celle qu’ils avaient dans l’ouest lyonnais.

                                         Surprise.

Perfide odeur de désinfectant pour le sol vilipendé pour la deuxième fois de la semaine par notre cher ami Don Dimitrio.

                                       Accalmie.

Plaisir incommensurable en arborant Veracruz, en se faufilant au travers des rayons lumineux perçants entre les branches déjà en train de bourgeonner.

Douceur du climat.

                                           Au café.

Odieuse femelle chaussée avec des Shox ose payer avec un billet de 1000 pesos. Le serveur, visiblement inexpérimenté tentera vainement de faire semblant de ne pas avoir le change puis rendra bêtement la monnaie.

Soudain une odeur de souffre atroce envahit la terrasse et m’asphyxie allègrement.

                      Le défilé des popotins.

Joggeuses ridicules, les bras ballants et se trémoussant sur Amsterdam telles des hippopotames maladroits.. Paires de fesses volantes et restrictions alimentaires.

                    Roller Coaster Tycoon.

Aucunes poubelles en dehors des parcs. Planification urbaine disparate et ubuesque comme si un enfant en bas âge avait planifié la ville comme à la façon d’un parc d’attraction sur ordinateur sans expérience.

                                   Fées urbaines.

M’étant pris les pieds dans un câble qui pendait en allant prendre mon café, sur le retour, j’aperçois facilement une vieille dame qui accroche le maudit câble autour d’un arbre voisin pour éviter un prochain accident. Il existe encore quelques bonnes âmes dans ce bas mondes.

                Cartilage de Veracruz.

Parceque je ne les ai jamais testé, parceque Rincón Tarasco me paraît le bout du monde, parceque j’ai faim, je m’aventure à goûter les tacos de carnitas en bas de chez moi ; vendus et préparés dans un chariot de supermarché. Il ne reste qu’un assortiment des parties ingrates du cochon. Je le tente quand même et devrais faire le tri directement dans ma bouche des bouts de cartilage vraiment impossible à mastiquer pour ensuite les recracher discrètement comme un cow-boy crache sur le sol. 25 pesos. Je survivrai. Nettoyage des mains au citron vert puis à la crème Aésop.

               Plus tard dans l’après midi.

J’enfourche un vélo pour fuir les satanés bruits de travaux de l’affreux appartement que fait rénover Quito en face du mien.

J’honore ma parole et me rends à la Taquería du parking de la Roma à laquelle je souhaite aller depuis un sacré bout de temps. Un peu d’attente et beaucoup de fumée s’échappe du local minuscule en liseret de parking. La réputation du lieu n’est plus à faire, les tacos sont effectivement délicieux, la tortilla est légèrement craquante et la viande bien dorée. Les sauces vertes et rouges font leur travail.

Je me dirige à présent vers le café de Mario pour y jeter quelques lignes en sirotant une nationale. Le temps est dégagé et venteux. La température est idéale mais la pollution pointe déjà le bout de son nez. Toujours cette même odeur de gaz et de moisi qui s’échappe du bar de Mario et génère des effluves particulièrement ignobles. Je finirai par donner raison à Yvette quant à la totale inquiétude vis à vis de l’hygiène du lieu. D’ailleurs, Jean vient de préparer le repas du jour, une répugnante odeur s’échappe immédiatement de la cuisine et bientôt de la salle à manger. Café anormalement fréquenté. Une cliente a laissé la moitié de son flan en disant qu’elle reviendra le manger plus tard. Un coq se fait entendre au loin.

Soudain, Francis Alÿs fait son apparition. Cette fois ci déguisé incognito avec lunettes de croisière et démarche nonchalante. Il paraît désorganisé et multiplié les allers-retours entre chez lui et la rue comme s’il oubliait constamment quelquechose. L’envie me prend de l’accoster et de lui demander si l’on peut discuter de la ville de Mexico. Qui sait…J’arriverai peut être à y voir plus clair…

                       Carnaval Tenebroso.

Ça pétarade, ça pue, ça pollue, ça tache. Et pourtant les gens ont l’air heureux, ils prennent plaisir à se raconter leur déboires, leurs projets en retard et leur prétendus accomplissements. Ils mangent à tous les coins de rue et ouvrent des entreprises pour vendre des concepts qui en général sont faussement altruistes et éphémères. Ces même personnes acquiescent bêtement ou hypocritement lorsqu’on leur demande d’être à l’heure ou si cela sera possible tout en sachant qu’ils ne respecteront pas leur parole.

Déguisements en tout genre. Bruits divers et variés : basse-cour, autoroute, marché, frein moteur.. Tout le monde se salue et se connaît. Nous sommes dans un village.

Todos somos humanos. Lo mismo para todos. Que padre. Está bellísimo mi carnal. Carnaval Maquiavélico.

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V

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                                       01

« Agis comme si tu ne pouvais pas acheter du pain, jusqu’à ce qu’ils découvrent que tu es le propriétaire de la boulangerie »

John D. Rockefeller

                   Conversation nocturne.

Route chauffante et buveur de mazout

Le café de la concurrence.

                       Cauchemar éveillé.

Conflit et joutes verbales avec une féministe à béquilles aigrie ce matin au café, raclements de gorges intempestifs dans mon immeuble, toux prépondérantes, odeur de vernis, chutes d’objets imprévisibles, aboiements lancinants, bruits de sonnettes stridents, portes qui claquent violemment, propriétaire qui invente un prétexte ridicule pour venir inspecter son appartement, père preocupé par le fait que je n’ai pas de rentrées d’argent stables…

Sauter par le fenêtre ou se plonger dans le travail tel est le dilemme.

J’entreprends le dessin préparatoire mêlant la couveuse à Deux Têtes,  Coccinelles et Dragon Vert comme seul et unique remède face à mes tourments et à mon rejet des autres et de la société en général.

Dans la soirée. Beauté de certaines cartes interactives du jeu Hidden Folks combinées aux bruitages associés à chaque personnages sur fond de l’album de Sophie Birch & Antonina Nowackq.

Palimpsestes exquis.

Peu avant minuit, une averse pointe le bout de son nez. L’odeur de pluie s’apparente aux effluves rassurantes d’une petite frite de MacDonald.

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« Tout ce que l’esprit de l’Homme arrive à concevoir et imaginer peut se réaliser dans la réalité »

Napoleon Hill

Aux alentours de dix heures du matin, je croise K. qui se prépare pour aller courir sur Amsterdam. Son majordome, lui, balaye énergiquement la jointure des pavés devant la propriété. Serait-ce son esclave sexuel?

Café sans altercation aujourd’hui.

Isabelle et son père bras dessus bras dessous au parc Mexico. Le paternel porte un masque et une boîte de pâtisserie.

Plaisir à partir à l’arpentage avec comme destination une barbacoa Tulancingo, à l’angle du marché Portales.

Rocambolesque venue de M. pour installer un boîtier wifi afin que le voyageur de l’appartement de Q., là pour trois jours seulement, puisse profiter d’une connexion internet digne de ce nom. M. n’enlève pas ses chaussures, je lui prête tabouret et lui octroie le droit de s’assoir sur la couverture de mon lit pour qu’elle puisse configurer ses satanés boîtiers. Arrivée de son petit amie avec ses enfants qui ont l’air de plutôt l’apprécier. Ils restent sur le palier dans d’un premier temps puis entre le type stupéfait de mon cabinet de curiosité et remarque mes embouts à glace positionnés dans les moulages de mais blancs.

En soirée, Gus passe en dessous de ma fenêtre.

Le robot typé Juliet qui dort à la maison ou retourne dans son centre typé Bukele.

Le mariage du frère du cousin new-yorkais qui dissimulait de la marijuana dans son congélateur aura lieu à Lima au mois d’août : celui qui gardait la weed au congélateur

Divine tortas Al fuego. La coupe magnifique. Généreux Chipotle. Retour à pied.

Au retour, stupeur et tremblements face a la centrale électrique de Veracruz, voisine du cagibi de la station essence.

  Odeurs du jour.

Javel

Cigarettes

Urine

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« As an architect, when you travel, you feel home everywhere. »

Renzo Piano

Tremblement de terre ! L’alarme retentit, je ne bouge pas d’un yota. Aucunes secousses à déplorer.

Au petit matin, dispute sous ma fenêtre d’une mère et son fils, vendeurs ambulants tirant un chariot en se rejetant la faute de leur précarité à tour de rôle. Triste scène pourtant si commune ici au Mexique.

Longue conversation avec M.M, enfin seul au chalet après de longs jours passés avec sa petite amie qui soit dit en passant devra présenter son projet de partir au Vietnam à Pôle emploi mercredi prochain pour espérer un financement. Il me fait part de son rythme effréné de Scrabble, j’enchaîne naturellement avec un test de vocabulaire à partir de ma liste de mots issue de mes récentes lectures.

Plus tard, en me dirigeant vers le café, je croise Y. et son amie aux dents de cheval. Nous convenons de nous voir la semaine prochaine tout en sachant que cela ne se fera pas.

À peine le temps d’avaler un petit noir et de m’acheter quelques cigarettes American Spirit et me voilà au cinéma d’art et d’essai Tonala pour l’avant première de Nosferatu 2.0 avec Lily-Rose Depp et Willem Dafoe en guise de têtes d’affiche.

En sortant, à la fin du film, emprunter la rue Tepeji me rappelle cette soirée avec Y.J.B. et L. dans la maison faite par O. S’en suivent de magnifiques inepties de détails en façades, des bouts de petons combinés à des fragments de rampes

Y. dort à la maison après de délicieux tacos al pastor chez Selene. Leur marinade est toujours aussi surprenante. En revanche l’espace est digne d’une scène d’un fast food en périphérie de ville. Abri bus, bruits pesants et saleté font légion. Sur le retour, je parviens enfin à obtenir le sac en papier sigle « Pollo Ray ».

Une fois à l’appartement, cirque habituel pour se laver. Avons fait l’amour avec plus de tendresse que d’habitude puis visionner la version originale de Nosferatu sortie en 1928. Jeux d’ombres et de lumières autrement plus aboutis que dans la version 2.0. Force du format muet pour apprécier davantage les décors et jeux d’acteurs évoluant dans de somptueux paysages en noir et blanc.

Les affres de la nuit. Le marché s’effondre. Je risque de tout perdre. Je suis un imbécile. Fichue pleine lune en pleine poire à six heures du matin.

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                                       01

« Qu’est ce que la vérité d’un visage, si ce n’est ce qu’il laisse transparaître de l’âme ? »

Richard Millet »

Stay hangry

Stay foolish

Small steps everyday

                                         Faits divers.

  • Vincent Lagaff n’a pas gagné d’argent jusqu’à 30 ans.

  • Un hélicoptère survole l’immeuble et c’est la grande déboulonnade, les vitres tremblent telles des feuilles mortes

Quel plaisir que mon café puisse arriver sur un plateau sans avoir à le demander.

Heureuse surprise de constater que le danois est au travail aujourd’hui. Discussion autour d’un espace de stockage derrière le café Prolog où il travail, ou de temps à autres il y a des dégustations. Je lui explique le fonctionnement du gratte dos comme détail pour « fermer » la géométrie du bar.

Puis Longue conversation improvisée à bâtons rompus avec Vincent :

Quel plaisir de pouvoir partager sa rancœur des dysfonctionnements dans ce pays avec lui. Avec humour en plus.

Necesito un Range Rover nuevo cada año

La blague du fond d’écran « llamada »

L’ail noir

Le malaise vagal à cause de l’hypertension

Les histoires avec les socios impossibles.

Le monde de la construction en général.

Soudain apparaît cette influenceuse new-yorkaise du monde de l’art vêtue d’une robe Huichol et d’un sac Zara en papier. Eyes contact.

Le balet incessant des passants.

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M

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« Opportunity always comes to those that have money and patience left. »

Le requin des revenus

Réveil bruyant, froid et chimique.

Deux écureuils et un oiseau habitent l’arbre majestueux que j’aperçois bourgeonner depuis ma fenêtre. Une odeur âpre et artificielle pénètre par le flanc droit de ma porte d’entrée qui est décollée.

Grasse matinée dans la cage à poule lumineuse et arborée. Appels successifs de M.P et M.M. Chacun enfermé dans ses préoccupations du moment : l’une à envisager le pire avec ses voisines et cherchant désespérément à fixer sa dent, l’un preocupé par son entraînement pour la descente de la Vallée Blanche sous la pleine lune en février prochain.

V. au marché, en cloque et accompagnée de son taulard de mari à la calvitie prononcée. Ses fesses ont déjà perdu en attirance et cela devrait s’empirer après l’accouchement. L’époque où nous nous fréquentions paraît bien lointaine.

Douce symphonie du marché qui se replie.

Odeur de pain d’épices.

                             2025

M

                                       15

                                       01

« La soledad es peligrosa. Es muy adictiva. Se convierte en un hábito cuando te das cuenta de lo pacífica que es. Es como si ya no quisieras tratar con las personas porque drenan tu energía. »

Jim Carrey

                                 Drôle de rêve.

Cybertruck pour le Japon annulé.

Longue route.

Poison maternel,

Flacon Chanel (N•5)

Repas de nouvel an

Entreprise de nettoyage

Philippe,Jean, détail, orientation,

Puis explication de pourquoi je ne souhaite plus être architecte.

Au café pour profiter des derniers rayons de soleil puis je me mets à suivre bêtement une paire de fesses en legging sur Amsterdam. Odeur de faux-luxe insoutenable. Hôtel des fruits. Je passe furtivement chez Piccolina pour du jambon à l’os et du gouda de Nouvelle-Zélande.

Pocollina-Picoti-Picota..

En sortant de chez le « traiteur », je file me substanter chez Jaime les Bon Paniers.

Coup de fil rapide du paternel qui ne rêve que d’une seule chose : profiter du soleil de Mexico. Les nombreuses années passées dans les entrailles lugubres de l’hôpital l’ont définitivement con-Damné à se brûler la peau jusqu’à la fin de ses jours jusqu’à ce que mort l’emporte.

Au loin, Mario qui m’attendait au soleil. Il devine qu’il est assis à ma place préféré et me cède le siège convoité. S’engage alors une intense conversation autour de la personnalité même du mexicain, son mantra psychologique, sa soumission depuis la conquête espagnole.. J’arrive à lui extirper les vers du nez et il finit par mettre le doigt sur ce que je cherchais à comprendre : le concept du Taimado. Cette manière de se protéger en jouant au béni oui oui…

Le caveau de sépultures qu’il a acheté il y a de ça des années. Sa sœur est censée avoir les papiers mais à priori aucun des deux n’a payé l’entretien mensuel qui aurait évité la dégradation du temps.

                             2025

J

                                       16

                                       01

« Wake up early, do whatever it takes to fix your wallet, body, and mind. »

Go

                                 Drôle de rêve.

Gymnase

Voie lacteee

Faux récital de piano

Guilhem

🌼 Fonda Margarita 🌼

7:36 AM

Cero minuto de cola

{con tigomismo }

CQcT

Cerdo en salsa verde

Quenelle frijol-chorizo chica

Tostadas

[ Salutations chaleureuses et sincères dès l’entrée après quasiment deux mois d’absence. Les deux obèses sont présentes. La fille et la mère. Au loin heureusement. Big Nose est aussi parmi nous ce matin, fâcheusement vêtu en revanche. La nourriture me paraît un peu plus fade que d’habitude. Un altar a la vierge aux néons fluorescents a été ajouté. La cantine fait salle comble. ]

Je croise de nouveau Vicente sur le retour. Équipé comme un joggeur il me révèle qu’il n’a fait que marcher. Sa crise de nerfs l’a affecté. Il attend l’aval de son cardiologue pour courir de nouveau. Il partira à Acapulco cet après midi avec une nana qu’il compte impressionner avec sa Jeep. Hôtel reservé à Diamante, il ne mettra pas les pieds à la Quebrada, cette zone des pauvres comme il dit. Je feins de recevoir un appel sur mon téléphone et m’en vais.

L’arroseur arrosé.

Soir.

Culs. Hamburgers. Lamborghini. Rolex. Bar. Cuisines. Imitations. Cascades. Course aux K et aux abonnés …

Avilissement notoire

Tristesse du monde

Inculture

Fadeur des jours.

                             2025

V

                                       17

                                       01

« Penser contre son temps c'est de l'héroïsme. Mais le dire, c'est de la folie. »

Eugène Ionesco

Pas de rêves étranges cette nuit dernière. Courte mais à peu près réparatrice. Encore eu M.M au téléphone. J’adore ces coup de fils intempestifs qui tournent autour de la bêtise, frôlent la stupidité. M.M. doit ranger la télé qu’il a amené au pied de son lit pour parfaire son activité de geek, changer de draps pour les amis de ses parents qui arrivent. Pas moins de trois couples. Aller chercher du vin de mauvaise qualité à la cave pour les convives. Passer un coup d’aspirateur et partir courir afin de ne pas être présent lorsqu’il accueillera les invités. Il donnera donc sa chambre à un des couples d’amis pour finir dans la salle télé. Sa sœur gardera sa chambre pour s’être sacrifié à Noël. J’aime ce bon sens et cette capacité à partager à tour de rôle présente chez les frères et sœurs de cette famille. Tout ce que je n’ai jamais eu !

                                           M.P.

Impossible de passer les coups de fil nécessaires pour réserver les hôtels car Thierry répare des meubles toute la journée et son oreille traîne.

Bar El Paraíso.

Jícama flottant dans une belle petite bassine en acier inoxidable. Bruit d’écoulement d’eau. Transvasement. L’odeur acide du citron vert qui s’échappe du bar. Désuétude globalisée. Relative bonne organisation sur le bar : verres, spiritueux, serviettes et touillettes.

Charmant cache-cortina à décroché et à combiner

                               La Oveja Negra.

Charmant Copero à décrocher, manipuler. Placard intégrés alléchants.

                             2025

S

                                       18

                                       01

« J'ai beau chercher la vérité dans les masses, je ne la rencontre que dans les individus »

Eugène Delacroix

                             Rincón Tarasco.

La perfection de la cuisson de leur mixiote.

Le plaisir à faire le tri entre les vertébrés de l’animal. Le kitsch de leur vaisselle et de leur fresque murale du lac de Pátzcuaro. La beauté de la découpe des tranches de leur taco de Barriguita et Buche. Leurs trois saucières en forme de lampe du génie d’Alladin. À noter que les serveurs son trop insistants le samedi, jour de fort affluence.

Pensée en cours de route.

Ne rien lâcher. Parvenir à financer le loyer d’un studio plus grand ainsi que ta production de sculpture qui ne seront dans un premier temps pas exactement des matériaux que tu souhaites ni à l’échelle la plus impactante mais qui au moins seront. Les maquettes et l’archivage sont la clef de voûte pour te débloquer.

N’abandonne pas tes arpentages ni leur restitution sous forme de « Menus du jour » idiot ! Ils sont le ciment de ta pratique.

  Au café.

Beaucoup de queue(s) au café ce matin. Trois espagnoles magnifiques. Une brune au postérieur magnifiquement rebondi. Une blonde au regard profond et lèvres aguicheuses. Une châtain aux cheveux frisés et aux seins lourds.

Une fois chez toi.

Balayer inlassablement en espérant chasser ses soucis.

Odeurs du jour.

Gâteau de foire

Javel

Bruits du jour.

Croquettes sur acier inoxidable

Moteur de voiture électrique

Panique la plus totale sur les marchés.

À bout de forces.

                             2025

D

                                       19

                                       01

« Il faut toujours mentir sur ses lectures.

Les lectures c'est comme des aveux signés.Pas besoin d'interrogatoire, c'est le sérum de vérité.»

Sébastien Rutés

                             Quand j’y pense.

Mon immeuble est une véritable déchèterie. La personnalité de tout un chacun révélée par la consistance et l’aspect des poubelles qu’il laisse dans les parties communes. Une odeur âcre envahit la cage d’escalier. Aucun des occupants semble en être affecté. Misère humaine

          Assis au café.

L’abruti de cow-boy qui passe dans sa voiture de collection sur Amsterdam.

Meufs des fruits.

      Le puni d’Oedipe fait peau neuve.

Nouveaux matériaux.

Nouveau charriot.

                                    Bruits du jour.

Aboiements machiavéliques

Sonnette maléfique

                    Drôle de coïncidence.

S.Y. dort au Grand Mazarin et dîne au Clown Bar.

                             2025

L

                                       20

                                       01

« La qualité d'un homme se calcule à sa démesure ; tentez, essayez, échouez même, ce sera votre réussite »

Jacques Brel

M.P. a drogué Thierry afin de pouvoir réserver notre séjour en toute discrétion.

Nous serons à Monte Carlo le lundi 17 février puis nous enchaînerons avec l’Hôtel du Couvent à Nice le 18 et finiront à La Colombe d’Or pour mon anniversaire. Visite de la Maison Bernard (sœur jumelle de la maison Bulle de Pierre Cardin ) prévue le jeudi 20 février sur le retour.

Bonheur suranné sous la canopée de Veracruz. Magnificence des ramifications.

Espresso d’Éthiopie au goût terreux et puissant.

Étrange moment sur la terrasse de M. Je lui offre une cigarette

Odeurs plus fortes que d’habitude chez Mario.

El Sísifo moderno

Chez W.G

Anecdotes vénézuéliennes

Cerveau éclaté sur le bitume

Tres belle découverte d’un précurseur de la bossa nova.

Weed plus forte que d’habitude

Soirée rocambolesque. En étant complètement defoncé, je prends sur moi pour contenir le désarroi et la colère d’Yvette au Tachinomi.

La succession des plats plus succulents les uns que les autres auront raison de son caractère de cochon. Dure d’oreille.

Ensalada de cilantro

Cerveza IPA Matcha

Omu Rice

Pudín

Tostada de Atún

Conversation avec un des rêveurs. (Serveurs) Toujours le même. Énonciation de la richesse et la diversité des types de Tacos mexicains :

Barbacoa

Birria

Canasta

Guisados

Pastor

                             2025

M

                                       21

                                       01

«Réaliser des esquisses revient à planter des graines pour faire pousser des tableaux»

Vincent Van Gogh

Séchage des petons puis accommodement des cils avec la petite cuillère en acier inoxydable habituelle.

Déjeuné à bâton rompus. Quesadillas et Tlacoyos de la Doña. Thé et pâtisserie de Lardo.

Touvailles graphiques merveilleuses ce matin au marché :

Étiquette

Tostadas del Tío Beto.

Élastiques WOW

Croisé le français qui tient une boutique de vinyle puis Julien les bras chargés de victuailles. Il s’est acheté les même Paraboot que moi.

Je passe en coup de vent chez Mario pour lui rendre la monnaie de la note de mes consommations que je n’avais pas réglé en totalité hier après midi.

Pieds et des mains pour obtenir mon siège habituel au café ce matin. Mal d’estomac machiavélique. J’opte pour un thé Hojicha afin de limiter les dégâts.

                                       Remarques.

C’est la désuétude de la ville qui t’a toujours inspiré.

Une quantité de regards féminins anormale se porte sur moi depuis ce matin.  À croire qu’en m’amincissant l’effet visuel est immédiat. Charme pas déplaisant.

Fatigue poussée à l’extrême. Sensation de ne plus être.

J’ai embarqué avec moi Femme maison de Louise Bourgeois par Jean Frémon ainsi que Palermo Atlas du studio OMA dirigé par Rem Koolhas.

                       Ils feront la différence.

Deux hublots

Une penderie

Un tiroir

                             2025

M

                                       22

                                       01

« La raison pour laquelle tant de gens trouvent qu'il est si difficile d'être heureux c'est qu'ils imaginent toujours le passé meilleur qu'il ne l'était, le présent pire qu'il n'est vraiment et le futur plus compliqué qu'il ne le sera. »

Marcel Pagnol

Nuances de  gris avec points de couleurs à l’arrivée. Monotonie hivernale rehaussée par quelques détails : marquage au sol, signalisation, tuyaux flashis.

Malettes Vuitton, maquillage dégoulinant, Rimowa Dior et dos courbés. Elle n’est pas belle la jeunesse dorée?

                                     Drôle de rêve.

Lucie Fernandes

Laurène Ferrière

W.G

Enfin pu dormir. Deux fois trois heures.

Rare. Gingle lancinant et insupportable de l’Imperatrice à l’atterrissage. En douceur certes.

                                        Pensée pour :

  • Le plan masse utilisé par les aiguilleurs du ciel qui doit être relativement agréable à manipuler : lignes graphiques, entrelacs, points lumineux et avions stationnés.

  • Le radiateur à rubans de La Durée.

  • Le stage en entreprise que j’avais effectué à l’aéroport de Lyon Saint Exupéry avec le père de Matthieu Steimann.

  • La forme de la paroi de séparation entre la classe Business et Eco du vol Paris Genève AF1342 parti avec une heure de retard, faite de plastique dur et de toile bleu marine.

  • L’ingénieuse et ergonomique tablette dépliable en forme d’iPad de l’Airbus A 220 - 300

  • Les litres de champagne qui s’écoulent chaque jour dans tous les lounge des aéroports du monde entier.

  • La grisaille affligeante de l’hiver européen.

🏰 La Bavaria 🏰

Balustrade

Séparatrice

Radiateur

                            2025

J

                                       23

                                       01

« Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre »

Pierre de Coubertin

🏨  Hôtel Élite 🏨

Parking

Panneau lumineux - Muret

Lobby

Coppero

Dorsale de Verre

Chambre 35

Clef (à décalquer directement dessus)

Commode-Radio

Module Mini-Bar-Banc-Penderie

Sèche-Cheveux Valera Hotello

Communs

Monte-Charge Schlieren

                                Dès le réveil.

Intrusion dans ma chambre. Je me retrouve nez à nez avec la femme de chambre. Hurlements du fond de mon âme.

Bruits de travaux intempestifs. Bruits de pas. J’ai l’impression de ne pas être parti de Mexico. J’avais fermé à clefs pourtant.

Plus tard.

                                     ( Performance )

Faire semblant d’être un étudiant de master de l’Écal et se faufiler à travers les différents ateliers répartis sur plusieurs étages.

Boire un demi de bière blanche près de la gare de Rennens au café hexagonal face à un paysage en chantier, la peur au ventre de se faire liquider.

                            Publicité du jour.

Pour la Crypto c’est Bit Panda.

95000 CHF

Menu du jour.

Point Limite

Diamcoupe Forage, Sciage Démolition

Cordonnerie de St-François Clés-Talons minute-Aiguisage de couteaux

EPIQ

Couveuse « Livreurs Autorisés »

World Philatèlic Exhibition

Couveuse « Pas de Pub SVP »

Couveuse « Isol’Solutions Sàrl » 

Ruchonnet 57

A La Bonne Occaz… Antiquités Brocante

Kiosque MiniMax

Parapet Tivoli

La Molisana

Azzip S’onimod

SolDirect

empoubellissons

La sécurité fait du bien.

Universal Pneus et entretien véhicules

Surface 21 651 64 30

LavanchySquare

Jeunesse Coiffure

La Bonne Combine

Euromaster

Culturefood quand l’appétit va

Dusserre Electricité SA

Institut d’Onglerie

Couveuse « L’Elac » 

Aux p’tits chiens …

Minimum Transports

Grizzly 103

Eichhof

Ludothèque

Couveuse « Except »

Pare-Buffles « Battilo »

Action Center

Farmacie de la Mèbre

Le Bol d’Or

Couveuse « Végétaux-Aliments »

Couveuse « Si la place le permet »

Tena Oblatne

                             2025

V

                                       24

                                       01

« Les amis de la vérité sont ceux qui la cherchent et non ceux qui se vantent de l'avoir trouvée. »

Nicolas de Condorcet

                                     Prose du jour.

Esquisse d’un apaisement

Nébuleuse embuscade

L’hôpital fourmille

Ballet des patients

CHUV

Coiffeur

Fleuriste

Kiosque à journaux (Canard, Charlie..)

👴Chez Martine et Pierre Louis 👵

Collectionne de vieux postes de radio qui me rappelle ma collection de Cajones del bollero de zapato.

Les fameux buvards.

Dégustation de pâtés vaudois

Appartement style Puces du canal.

Martine est une fervente amatrice de bières.

                             2025

S

                                       25

                                       01

« Un monument n'est vénérable qu'autant qu'une longue histoire du passé est pour ainsi dire empreinte sous ces voûtes toutes noires de siècles.

Voilà pourquoi il n'y a rien de merveilleux dans un temple qu'on a vu bâtir. »

François-René de Chateaubriand

Réveil sous un magnifique soleil. Temps sec et chaud. Marché de la ripavone. Derniers instants à l’Hôtel Élite.

                        Au café de l’Accademie.

Autant de chiens qu’à Mexico. Belles paires de fesses malgré des visages assez laids. Double Espresso au soleil. À l’écart.

                         Plus tard, à Ouchy.

Petite bière blanche en conversation avec M.P. Puis coup de téléphone inespéré à Y-J-B pour tenter d’organiser le voyage dans les Alpes autrichiennes.

Je remonte à la chambre puis reprend un café en terrasse. Serveur enrobé, maladroit mais poli m’ayant renversé une bouteille de bière vide sur la cuisse qui heureusement ne m’aurait ni blessé ni taché.

Coup de téléphone improvisé à Guilhem en observant les gens se baigner dans le lac Léman un 25 janvier !

Observation jouissive depuis ma fenêtre de la chambre 22. Lueur divine au loin illuminant les Alpes.

Plus tard, en soirée

Concert de Ravel à Saint François

                             2025

                                   D

                                       26

                                       01

« Commence par faire le nécessaire, puis fais ce qu'il est possible de faire et tu réaliseras l'impossible sans t'en apercevoir »

Saint François d'Assise

Cauchemars dithyrambiques et abscons.

Magnifique Lumière d’hiver divine.

⚓️ Menu du jour Ouchy ⚓️

Café sur le port puis balade matinale sur le port d’Ouchy jusqu’au jardin botanique. Serre surchauffée et jardins partagés.

Retour par les docks puis bain de soleil au restaurant du port. Divine terrine.

Sieste dans l’après midi. Yvette se réveille chez moi. Conversation difficile. Forte odeur de haschich dans l’ascenseur du métro de Bessières. Pas d’olives pour l’apéritif chez Da Carlo. Tablée de dix filles institutionnalisées. L’une d’entre elles à un air de ressemblance avec Kataline. Un poil plus bourgeoise. Constance rêve d’aller au Japon.

                             2025

                                   L

                                       27

                                       01

« Innover, c'est savoir abandonner des milliers de bonnes idées. »

Steve Jobs

Traumatisme sur les marchés. Je suis rongé par la peur. Rocambolesque trajet entre Lausanne et Saint-Gervais. Arrivée en France tonitruante, sous une pluie battante et temps de gueux... Car scolaire pris à Annemasse. Souvenir des match des hand-ball et forte envie d’uriner.

Rencontre fortuite et tardive avec ma voisine de trajet. Vieille dame, professeur d’espagnol de formation, se rendant chez son frère à Megève . Conversé du concept de « ahorita » et «  no te preocupes » mexicain.

                             2025

                                   M

                                       28

                                       01

« Ce n'est pas intéressant, la lumière.

La célébrité ne vous apporte rien. Au contraire : elle vous prive de la liberté. »

France Gall

Réveil sous la neige. Les branches qui fléchissent sous le poids de la masse des précipitations à l’état solide.

Descente skis au pieds depuis le chalet jusqu’au centre ville pour effectuer quelques victuailles : rillettes d’oie, tourte au lard et pomme de terre, soupe aux artichauts et à la truffe, tarte tatin..

Rituel habituel du  Croq ‘ Monsieur avant de remonter au chalet par les télécabines.

Après midi rythmée par les Scrabble, thés au yuzu, cafés, brioches aux pralines, bugnes de saison et bières du Mont-Blanc. Ici et là des papillotes qui traînent.

Plaisir d’un soin des mains à la bergamote.

Le chalet envahit par l’odeur des diots qui suent avec les oignons émincés sur un fond de paysage enneigé.

                             2025

                                   M

                                       29

                                       09

« La pire plaisanterie que

Dieu puisse faire, c'est de faire de vous un artiste, mais un artiste médiocre. »

David Bowie

                                     Drôle de rêve(s).   

Ribambelle de cauchemars. Laura Martin, copines, diarrhées, fontaine à eau.. festival

                                            La Blanche.

Forfait téléphonique miraculeusement activé à Mégève. Multiplication des cabines. Poudreuse fabuleuse. Belle et ensoleillée. Mont blanc omniprésent. Plus belle journée de ski depuis bien longtemps.

                                    Maxime du jour.

   

Prends une douche, fais ton sauna, mets ton Lora Piana et ta rolex et reviens nous voir

                                      Prose du jour.

Éponge

Médicaments

Piment

Twix

                             2025

                                   J

                                       30

                                       01

« La plus haute forme de l'espérance

est le désespoir surmonté. »

Georges Bernanos

Rêverie de micro installations autour desquelles je pouvais circuler et apprécier. L’équilibre des formes et la plasticité.

Muriel tente de me joindre pour le prévenir qu’elle est atteinte d’une hyperthyroïdie et que par conséquent elle envisage d’annuler notre virée. Prévisible.

                             2025

                                   V

                                       31

                                       01

« Si une femme est mal habillée,

on remarque sa robe, mais si elle est impeccablement vêtue, c'est elle qu'on remarque »

Coco Chanel

                                        Rêve du jour.

Encore rêvé d’Apollonia et mon frère.

Complicité avec les deux. Étrange.

Cours de tennis avec Sébastien et Stephane. On caresse les fesses de Clara.

                               Sophie & Nicolas.

Affairés. Hospice de Lyon. L’autre chez Korian. Vifs et réfléchis. Pas de chichis. Sachant prendre des décisions irrévocables rapidement. Ayant transmis de vraies valeurs.

                                              Réflexion.

Ces tâches sur tes mains qui paraissent de jolis grains de beauté, plus tard, seront les marqueurs de la vieillesse.

                                              La Pause.

M.M n’avait pas menti. La fréquentation est celle d’électriciens, skieurs déchus et poivrots en tout genre ayant leurs habitudes depuis belle lurette. La patronne a les cheveux lisses et arbore une carrure de piaf aux fesses plates alors que la serveuse présente un corps plus trapu, léchant inlassablement une sucette ou mastiquant son chewing-gum gum avec insistance.

                                              La Pause.

(Selon M.M)

Un de ces troquets de province soumis aux évidences de leur emplacement. Coincé dans l’ubac du fayet et s’opposant bêtement à la gare, l’empierrement de la façade avait bien du mal à faire oublier l’immeuble des années 70 qui le surplombait. L’odeur stagnante d’industries mal reconverties, de tabac chaud et froid, de taches de bières et de plats réchauffés donnait une touche au tableau qui le rendait tout à fait vivant. Vivant mais mou. La terrasse donnait cependant une vague impression d’air avec la profondeur du parvis et les aravis en fond…L’addition est payée, je lance un au revoir qui restera sans réponse et file vers mon train.

                         À bord du train régional.

Douceur du visage et beauté insolente des lèvres d’une jeune brune assise en face de moi. Décharge émotionnelle, spatiale et visuelle en lisant à nouveau Femme Maison de Jean Frémon. Fixer ses intuitions fugitives

                            Plus tard en soirée.

À Bellegarde en transition.

À Beynost de passage. Poulet Lidl.

Galette de chez Moine. Absence de Chauffage. Imperial Hotel.

Belle garde

Hôtel

Hôtel

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