2025

S

                                       01

                                       03

« Nous naissons avec tout notre avoir et nous ne changeons jamais. Nous n'acquérons jamais rien de nouveau. Nous sommes complets dès le début. »

Ernest Hemingway

                      Tôt le matin.

Le chant des oiseaux. Doux et profond á la fois, superposé aux loop infinis de

Quiet Music 3 par Steve Roach.

                              Élan de motivation.

Penser á L’importance du plaisir différé

Retrouver un contexte de production

Rencontrer des personnes nouvelles.

Connaître á nouveau la sensation du travail bien fait.

                                     Observations.

Don Dimitrio reçoit une livraison de gaz.

Quand je pense que ce troll veille au bon fonctionnement de mon immeuble..

                        Petites réjouissances.

Enfourcher un vélo pour avaler un tacos de pastor agrémenté de sa sauce aux prunes en bord d’autoroute : j’ai nommé El Borrego Viudo. Je récupère un sachet de sel.

Les tas de feuilles en angle de trottoirs sont les poubelles des mexicains.

Le rythme synchronisé des taqueros qui découpent la bidoche du Rincón Tarasco. La cheminée de briques au fond du restaurant, surmontée d’un altar á la vierge en son centre, d’un panneau “Que faire en cas d’incendie” , du menu sous cellophane et d’un lecteur de carte bleue.

Au moment de l’addition, je demande l’habituelle carte de visite de l’établissement.

                                                  Au soleil.

Petite conversation avec Elias Kalach et Théo, son gamin de 6 mois.

Une énorme graine d’anniversaire !

Superbes paravents de la salle Manuel M.Ponce

La Couveuse Guichet du Palacio de Bellas Artes

2025

D

                                       02

                                       03

« ¿Tienes enemigos?

Bien. Eso significa que defendiste algo alguna vez en tu vida »

Winston Churchill

Proscuitto Sánchez-Kane

Taco de espinazo Edison

Hotel La Joya

Salón Pezina ( Monterrey )

Un orage en début de soirée

Sopra N•3

BEOPLAY H100

KLIPSCH + OJAS KO-R1

Bathys

Les photographies esquissent les installations à venir : l'installation est un fait artistique mais elle est aussi une prophétie, la réalisation d'un souvenir récent, la proposition (la grille de lecture) qui convertit une trouvaille formelle en une reformulation esthétique de l'urbain.

2025

L

                                       03

                                       03

« L'argent est un mauvais maître, mais c'est un bon serviteur. »

Horace

Terribles angoisses dès le réveil.

Soupape émotionnelle en prenant mon café avec l’apparition surprise de Don Aleco, sa femme et leur nouveau né.

Ils me tirent littéralement de ma (mauvaise) rêverie et s’engagent plusieurs conversations á bâtons rompus : le cours du café qui explose, leur vie á Lima.. Nous convenons de nous revoir d’ici á leur départ vendredi prochain.

Sur le retour, je m’arrête chez Lardo pour des œufs brouillés aux courgettes et au fromage de chèvre. Le prix a légèrement augmenté. Je laisse toutefois cette satanée propina étant donné que la serveuse a pris les devants en m’amenant du poivre et de l’huile d’olive sans que je nelui demande. J’esquisse un sourire á l’idée que quelqu’un sache ce qui me convient pour agrémenter mes oeufs le matin.

De retour chez moi, je brûle une demi feuille de papier d’Arménie pour tenter d’amenuiser l’odeur de détergent que Dimitrio a répandu avec sa serpillière de bon matin dans les parties communes de l’immeuble tel un lézard visqueux rampant sur le sol.

                                  Dans l’après midi.

Je remue l’organisation de ma grotte pour faire place á la nouvelle venue : une chaise de lecture de chez Macarena. Il en résultera plusieurs prototypes de sculptures :

  • un frutero accroché au mur avec deux éponges à pics à ses pieds

  • Une porte bouteille accroché à l’horizontal et surmonté d’une éponge pénétrée

  • Un Piercing Embudo-oeufs pendu à une trousse de bolero individuelle

  • Une frutera à l’envers sur le sol devenue support de guajes et éponges pénétrées

  • ?

Service plus que déplorable chez Selene. Confusion et manque de cuisson. Zéro propina. Pas de carte de visite non plus.

                Les jeux de mots de Mario.

Una corona para que te vuelvas Rey ?

Una Victoria para que vayas ganando ?

    2025

M

                                       04

                                       03

« Toute notre vie oscille de la souffrance à l’ennui. »

Schopenhaeur

Au travail.

L’idée d’un grand Format 120x 90

Incluant rêve du jour ou la prose du jour ..

Menu du jour palimpseste exploration

Prototype d’une peinture. Comme toujours. On ne change pas une équipe qui gagne. Ne dévoile pas tes cartes idiot.

Atlas(s).

Funesterie.

La saleté revient tellement vite dans mon appartement que j’ai parfois l’impression que de la poussière et des cheveux poussent sous mon faux plancher.

Belles découvertes.

L’univers d’Edgar Sarin

L’album Hometown Girl d’Ulla

Un restaurant à Lyon. Longue discussion avec Maxime comme si l’on allait vraiment ouvrir un restaurant à Lyon.

Élaboration du menu. Apéritif . Entrées cocktails. Plats. Desserts.

Lente et habituelle conversation avec Mario. Les routes de terre de la  Napoles. Le tramway des années 40.

Le frère de Martin  habite au RDC de l’édifice Condesa. Une conversation s’engage. Il a désormais son studio photo I ici.  Je lui fait part du fait qu’il habite dans le même immeuble que Francis Alys. Il réagit à peine. Il repassera avec sa mère plus tard.

Une soupe aux epinards, quelques saucisses d’Innsbruck, découverte du bar d’Haus & Wirth à St Moritz et au lit..

                            2025

M

                                       04

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« Toute notre vie oscille de la souffrance à l’ennui. »

Schopenhaeur

Au travail.

L’idée d’un grand Format 120x 90

Incluant rêve du jour ou la prose du jour ..

Menu du jour palimpseste exploration

Prototype d’une peinture. Comme toujours. On ne change pas une équipe qui gagne. Ne dévoile pas tes cartes idiot.

Atlas(s).

Funesterie.

La saleté revient tellement vite dans mon appartement que j’ai parfois l’impression que de la poussière et des cheveux poussent sous mon faux plancher.

Belles découvertes.

L’univers d’Edgar Sarin

L’album Hometown Girl d’Ulla

Un restaurant à Lyon. Longue discussion avec Maxime comme si l’on allait vraiment ouvrir un restaurant à Lyon.

Élaboration du menu. Apéritif . Entrées cocktails. Plats. Desserts.

Lente et habituelle conversation avec Mario. Les routes de terre de la  Napoles. Le tramway des années 40.

Le frère de Martin  habite au RDC de l’édifice Condesa. Une conversation s’engage. Il a désormais son studio photo I ici.  Je lui fait part du fait qu’il habite dans le même immeuble que Francis Alys. Il réagit à peine. Il repassera avec sa mère plus tard.

Une soupe aux epinards, quelques saucisses d’Innsbruck, découverte du bar d’Haus & Wirth à St Moritz et au lit..

                             2025

M

                                       05

                                       03

« La paresse peut paraître attrayante, mais le travail apporte la satisfaction. »

Anne Frank

Au travail.

Utiliser chacun des formats accumulé et dormant dans ton studio. Les numéroter, signer. Œuvres d’adieu à Mexico. Une relique et un poème par format.

Formules de politesse efficace pour obtenir quelquechose par mail.

  • Je me permets de vous contacter afin de...

  • Je serais ravie de vous..

  • Je reste disponible pour en discuter à votre convenance!

  • Votre expertise sur ce sujet nous serait précieuse..

  • Bien à vous..

Dans l’après midi.

Café Guardatiempos.

Juanito notant méticuleusement ma commande : une Victoria Michelada.

Des classiques de jazz résonnent sur la chaîne Hi-Fi. Mario somnole à cause de son déjeuner tardif. Juanito garde les commandes au chaud.

Liste non exhaustive des babioles de Mario :

-le tableau estilo Miró- Mondrian

-le rideau piqué de noir et blanc

-le majestueux tableau des perroquets

-le vitrail posé contre la paroi des toilettes

-les deux banzais sur chacune des enceintes de la chaîne Hi-Fi

-le canon en bois près des gâteaux

-le vieux moulin à café rouge

-la figurine imitation Botero

-le support de l’ancienne marquise dissimulée dans la jardinière

-le vitrail éclairé style Art Nouveau

                             2025

J

                                       06

                                       03

« An intelligent man is sometimes forced to be drunk to spend his time with fools. »

Ernest Hemingway

Au travail

Supports

Cartes de visites

Papiers à lettres

Papiers calques

Enveloppes

Briquets

Règle en métal

Tampon à encre

Poinçon

Branding

Combinaison

Veste

Plateaux de métal

Cagettes

Archivage

Pochettes plastiques A3

Pochettes plastiques A4

Pochettes plastiques A5

Carton marchés ou U-Line

Outils

Machine 3D

Imprimante

Scanner

Rétroprojecteur

Crayons de couleurs

Diffusion

Instagram —>  promotion

Site web  —>  vente

                                               Tôt le matin

Tentative pour manger à moindre frais. Dans un premier temps chez mon vendeur ambulant de confiance préparant de délicieux tacos de Maciza, Birria y Cabeza.

Halte au café Condesa, œuvre architecturale étudiante certes mais audacieuse et qui perdure dans le temps. Horde d’américains insupportables mais pas exécrables. Je m’assois discrètement sur le banc en marbre de plus grande taille en attendant que la queue diminue avec l’infime conviction que Rory est capable de me repérer et de m’amener mon Espresso du Chiapas habituel. Deux amies, une d’origine asiatique, l’autre indienne, sont assises à ma place favorite. Je m’empresse de me jeter sur la place lorsqu’elles déguerpissent enfin.

Un italien avait la même idée que moi. Je le sentais à ma gauche. Plus rapide j’ai la table en premier. Bon joueur, je l’invite à partager la table bien qu’il soit important de mentionner que ces fameuse place au soleil avec dossier de façade comportent deux tables distinctes, qui se font faces certes mais belle et bien séparées. Le soleil tape parfaitement sur mon visage observateur et inquiet. Paires de fesses et binômes de seins en liberté. C’est dingue comme les client(e)s continuent à photographier l’endroit malgré son âge avancé.

Puis direction les tacos du panier de la station de bus pour profiter de la recette du jeudi : mole verde.

Budget total : 33 pesos

                         Tard dans l’après-midi.

Angoisse maximale en recevant les messages de Muriel. Je n’aurais jamais dû lui parler de mes problèmes financiers. Elle n’aurait plus confiance en moi et me demande des preuves. La belle affaire.

Continué d’arranger et d’organiser mon atelier.

Chez Mario, les americains affluent du bâtiment Condesa. Rentrent et sortent comme dans un moulin.

Je dîne chez Tortas al Fuego d’un orden classique de Pastor en attendant qu’on me prépare ma torta de pierna avec fromage, rajas et chipotle. Sensation de solitude à son paroxysme.

                             2025

V

                                       07

                                       03

« Qui vit de combattre un ennemi a tout intérêt de le laisser en vie. »

Friedrich Nietzsche

                                     Dans la matinée

Altercation avec une ignare qui me conseil de jeter mon mégot dans une poubelle alors que le cendrier est juste sous ses yeux. Elle me soutient que le cendrier n’est pas un cendrier. Je lui rétorque qu’il s’agit bel et bien d’un cendrier étant donné que je l’ai dessiné. Cette imbécile tente encore une remarque puis son regard se dirigera vers le sol de honte. Un rendez-vous entre Menachem et Aleco se prépare. La rencontre est fixée à onze heures. Je file aux toilettes de l’Hotel Condesa pour déféquer pour cause de panne de toilette au Quentin café. De retour une conversation s’engage avec Rory puis arrive le type des batteries électriques de voiture. Échanges succincts et sans intérêts comme toujours. Il est 11h30 lorsque je décide de partir m’alimenter pour goûter les tacos du panier de viande effiloché.

Budget total : 33 pesos

Je ne tolère plus le retard mexicain.

                                 Dans l’après-midi

Croisé Gus avec une odeur de marijuana planante. Il me fait la blague qu’il vient de se caser dans la réserve puis me trouve une table pour ce soir in extremis.

Je dépose trois pantalon chez mon cordonnier en qui je n’ai plus confiance. Je le prie de prendre une note pour chacun des articles que je lui laisse afin qu’il exécute les réparations nécessaires sans se tromper, il ne veut rien savoir et manifeste une grande assurance comme à son habitude. Rendez-vous pris jeudi prochain pour vérifier l’étendu des dégâts.

                                        Dans la soirée.

Juanito, Mario, l’employée de l’hôpital toujours assise à ma place et sa fille qui a toujours une sucette à la bouche.

Puis mon père, Gus qui nous offre deux verres de vins, Nano le benêt qui boit du Morgon avec du poisson.

Arrivage classique de truffes, biscuits, fromages et viandes séchées.

                             2025

S

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                                       03

« You can be grinding for four years with no results, and in the 5th year, become the biggest thing on the planet. The power of not giving up is real. »

Jeff Bezos

Tu es ce que tu penses. Tout ce que tu penses. Tu le deviens. Tu deviens ce à quoi tu penses. Les pensées mènent aux actions. Les actions mènent au comportement. Le comportement mène au style de vie. Et le style de vie détermine ton destin.

Dans la matinée.

Conversation matinale avec Maxime abruti devant le match de rugby qui me dit qu’il envisage de trouver du travail et de mettre en pause son activité de trader. Discussion autour de notre tendance à préférer la destruction à l’effort.

Je m’octroie le plaisir de goûter aux Tramezzinis de la nouvelle succursale Félix en face du Mendl, toujours gardé férocement par un bunker sur roues où il est mentionné « Explosivos ».

Sur le retour j’achète un bouquet de fleurs nuages.

                                 Dans l’après-midi.

MacDonald avant séisme.

El Terrero

Fer Open Garden

Senosian Roumanie

Jolie fille

CopenHeaven

Street view Tel Aviv

Space is Only Noise that you can see

Machine à laver les disques vinyles

parque Escultórico

Truffe-Carotte

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                                       03

« La conscience est la dernière et la plus tardive évolution de la vie organique, et par conséquent ce qu'il y a de moins accompli et de plus fragile en elle. »

Friedrich Nietzsche

Des chasses d’eau sur la tête

Mazatlán reservé aux vélos

Pet de fouine au Qūentin

Vente de miel ambulant

Balais cachés dans les arbres

Odeur du jour.

Agrume

Javel

Fosse sceptique

Passer ses journée à écrire des citations de tout horizon ainsi qu’à planifier les futurs restaurants de la semaine…

Avec plus d’argent je planifierai des voyages et des hôtels en permanence.  Des lieux suffisamment authentiques pour contenir les reliques adéquates pour en faire un atlas livret palimpseste à chaque fois.

Qu’en est - il de tes menus du jour ?

Tu ne reportes plus rien ?

Tu ne vois plus rien ?

Pourtant si. Détails de ferronneries à pics, quelques logos.. Quelques entrées

Quelques drôleries..

Quelques déséquilibres instables

                                 Tard dans la soirée.

(Dé) tonnante conversation avec chat GPT à propos de pratiques architecturale, artistique , revalorisation de l’urbain,

                             2025

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« L'intelligence émotionnelle est plus importante pour la réussite d'une personne que son intelligence intellectuelle. »

George Lucas

Dans la matinée.

Toujours cette odeur de pet de fouine du même type assis à la même place qu’hier. Dérangeant. Asphyxié je ne m’éternise pas. Je salue l’ancien cuisinier Australien du Mendl, avale mon marron glacé et puis m’en vais.

Je croise Rocío chez Félix puis discute avec elle. Elle pensait que je n’habitais plus à Mexico. Je lui dit que je suis la moitié de l’année en Europe ce qui est évidemment faux. S’engage une conversation sur son départ imminent au Japon et ses mésaventures pour acheter son billet d’avion. Toujours à se plaindre en feignant une béatitude et parfois pénible.

Elle insiste pour me présenter son copain belge, Fabrice : chat blond à la forte poigne sur le point d’ouvrir son restaurant rue Chiapas à côté de Dominique. Je ne tarde pas et file à mes tacos de bœufs en avalant mon tramezzini épinard ricotta et noix.

Dans l’après midi.

Ma voisine a l’air tellement maladroite et cruche. Chutes d’objets en permanence.

Vilsito et cinémathèque. À través de Alan Glass

Super camembert sphinx

Egg céntrico

Oráculo y relicario

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« J'ai beaucoup travaillé. Quiconque travaillera comme moi pourra faire ce que j'ai fait. »

Jean Sébastien Bach

Conversation avec Chat GPT.

Couveuses = symbole de gestation de la pensée, de la création, de l’imagination

Conversation avec Maxime.

Grand mère paternel qui vit à Bron avec deux de ses filles est atteinte de démences. Peur de mourrir. 97 ans.

Encore toutes ses dents ? Immondices odeurs et promiscuité de l’hôpital publique de Charpennes.

Maxime a aidé sa tante psychanalyste anciennement parisienne à en ménager monter des meubles

30 euro de l’heure. Cela fait 100 balles la Journée

Terrible vida de ocio.

Comer un pan de elote con truffa negra y luego un bombolone de salami con truffa negra. Pasarse cremita en las manos y en la carra. Organizar su mente y sus dibujos. Escribir un poco. Narrar su cotidiano. Observar atentamente los detalles sutiles que nos rodean. Hacer listas de aquellos. Classificar reliquias y coleccionar objetos.  Salir a tomar una cerveza y comer unas hamburguesas.

En début de soirée.

James habite au dessus de la pizzeria de mauvaise facture à côté du Oxxo à l’angle à côté de chez moi. Je le salue. Nous convenons d’aller prendre un verre prochainement tout en sachant que cela ne se fera pas. Charmant sourire de sa petite amie qui ne me laisse pas indifférent.

Conversations à bâtons rompus avec Mario : le fait qu’il n’est plus allé au cinéma depuis vingt ans, sa fameuse préparation du matin à base de bière et d’œufs, barbacoas, carnitas…

Il tente d’intégrer Juan à la conversation.. en vain..

Premiers moustiques de la saison et défilé habituel de la populasse de l’immeuble Condesa. Le frère de Martin, en léger surpoids, me salue avant d’aller courrir.

Francis Alÿs me passe encore sous le nez…

                                                Trampa.

Univers de la famille Kalach incarné. Les sculptures de métal du neveu, le piano d’Elias, les couleurs des expérimentations de Margot…

Musique au poil, enceinte correctes, originalité du bar. Simplicité du lieu et optimisation des assises. Carte simple mais efficace. J’opte pour les fèves au piment et les morceaux de fromage de Oaxaca servis dans des ramequins.

Pas de prise de tête pour le menu, les produits proviennent essentiellement du supermarché, éventuellement du vendeur ambulant qui vend des produits régionaux. J’adhère au concept.

Dehors, le contraste est saisissant avec l’immeuble trop contemporain de mauvaise facture qui surplombe le bar.

Trampa, le logo, est d’acier oxydable sur marbre noir.

Une forte odeur de weed premium envahi l’espace. J’ai soudainement envie d’un trio avec les deux filles à ma droite.

Maya es una Rocola

Confession Cuna

Qaliman’s installations

« Norman te sorprendes si un día me ves con alguien »

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« On est bien fort quand on a le nombre ; invincibles quand on a la ruse. »

Euripide

                                          Rêves du jour.

Nuit hachée

Davidoff 43 €

Escroc Batman

Installation garage

                                    Publicité du jour.

Ne perdez pas votre autonomie

installez un

monte-escalier

                                   Dans la matinée.

Terrible gueule de bois et baise peu satisfaite. Maya caché mes’clefs sous une facture afin de m’éviter de descendre lui ouvrir.

Je me tire du lit et avale quelques tacos du Panier en commençant par ceux de la Grille puis ceux de Jaime. Passage obligatoire par les tacos de Maciza. Sans consommé. Café du Chiapas habituel dans mon fief du matin puis achat d’armellas à la remise de la forêt.

                                 Dans l’après midi.

Malgré mon état de fatigue avancé j’honore le Cinéma Tonala de ma présence pour visionner Le Brustaliste :  film saisissant de part les relations conflictuelles entre architecte, clients et maître d’ouvrage qui ne manque pas de raviver de multiples angoisses. Rejet complet de la profession et mise en abîme de ma propre situation. À l’entracte je me retrouve dans la librairie qui jouxte le cinéma et dégotte une sérigraphie de rose avec son enveloppe et une boîte d’allumettes.

En sortant j’ai l’impression qu’ un festival  de plusieurs jours vient de me rouler dessus. Je m’engage dans la rue des Eaux Chaudes et tombe par hasard sur un joyau de couturier dont le petit local m’émerveille profondément : boiseries, espace confiné du vestiaire, assise-valais, île-bureau-couveuse à inverser exceptionnels photographies, placards, fresque mural. Une conversation s’engage avec l’artisan Bernardo Carmona qui ne manque pas de me communiquer de multiples anecdotes notamment une à propos d’un déguisement de Bugs Bunny pour des banquiers londoniens. Je le remercie grandement et fiche le camp.

À peine le temps de me remettre de mes émotions que je me retrouve nez-à-nez avec Ricardo l’antiquaire qui m’a aperçu rentrer chez le couturier. Ironie du sort, il me demande si j’ai travail, j’invente une histoire en lui racontant que j’ai un projet dans la San Rafael pour éviter davantage de questions. Je me demande si je pourrais travailler avec lui pour me faire trois sous. Je lui demande de me mettre des anaffres, trousse de cireurs et tamaleras de côté. Je passerai le voir en fin de semaine.

Quelques pas s’effectuent et je me retrouve dans  la boutique de tampons Dan Fer, puis celle d’alberto Placas Mom et me surprend à déguster une torta de pastor au bord de l’autoroute Insurgent. Excellentes sauces.

Il me suffit de penser à Vicky en approchant de chez elle pour la croisée accompagnée d’une horde de hippies vegan tout sourire au lèvres.

Je passe ensuite devant Stella, remonte Amsterdam, traverse l’avenue du Lion Nouveau et remonte Veracruz. Je n’ai qu’une seule hâte, m’attabler chez Mario pour jeter quelques ligne et continuer à croiser du monde, assis inconfortablement sur mon tabouret de troisième main.

Mario dort, il flotte des restes d’excréments dans les toilettes, il n’y a plus de savon. J’aperçois Pablo le vampire s’en aller faire ses courses. Jean a mis un disque de reggae.

Je suis exténué.

Tard.

Conversation avec chat GPT encore fort intéressante autour des automates sacrés que deviennent mes couveuses.

Conversation franche et libérée avec Maxime autour du fait de faire et de partager son travail. En écho avec l’interview de Camille Henrot qui révèle avoir la sensation que ses sculptures ne lui appartiennent plus une fois qu’elles sortent de son atelier.

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J

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                                       03

«Les fous, c'est bien connu, ont tout perdu sauf la raison»

Bob Dylan

               Conversation avec Chat GPT.

Couveuse = personnage hybride né des cuisines de rue et des résidus d’architectures commerciales.

L’objet qui devient parasite : tes Couveuses pourraient être pensées comme des greffes urbaines, des prothèses qui se fixent sur la ville sans qu’on leur ait demandé d’exister. C’est l’anti-urbanisme des promoteurs : au lieu de raser et reconstruire, tu ajoutes des anomalies.

Les inscrire dans un atlas cartographique, un cadastre alternatif des infrastructures oubliées.

Chaque Couveuse devient alors une excroissance critique, une ruine anticipée de l’architecture commerciale, un hybride entre l’urbain fonctionnel et le parasite poétique.

          Une fois sorti de chez moi.

Je salue Miwie au loin en déposant mon vélo Parc du Mexique. Je fais la queue pour commander mon espresso du Chiapas. Montserrat fait son apparition avec Molly, sa meilleure amie. Je discute avec le père de cette dernière qui fabrique des livres et donnera une exposition demain chez Patricia Conde.

Il le fait une réflexion sur le Paraboot en me disant qu’il en possède également une.

              Idée pas si saugrenue que ça.

Pochoir d’une couveuse.. Partout dans la ville  à la manière des grafitis de Peso Pluma.

                           En fin d’après-midi.

J’accommode mon atelier.

Je commence un nouveau palimpseste sur la carte que j’ai acheté hier à l’entracte du film Le Brutaliste.

                                           En soirée.

Ma bière a un délicieux goût malté.

Mario a la voix cassé.

Ma voisine boit également une bière.

Ma voisine s’abrutit sur Instagram

Juan est en cuisine

Juan passe la serpillère

The Police tourne sur la chaîne Hi-Fío

Tard dans la nuit.

Pensé à acheter l’appartement dans lequel j’habite. Réaliser ce long bureau qui s’étendrait sur toute la largeur des fenêtres. Un meuble bibliothèque-materiautheque qui diviserait l’espace à coucher de l’atelier. Une cloison habitée entre la cuisine et l’atelier également.

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« What's money? A man is a success if he gets up in the morning and goes to bed at night and in between does what he wants to do. »

Bob Dylan

Pas d’électricité au réveil. Macarena n’a pas payé la facture. Sentiment de précarité immense..

Patraca petit déjeune d’infâmes enchiladas dans un emballage d’univers. Je goûte leur espresso. Il n’ont pas de tasse et serve dans un gobelet en carton. Le café est bon, une Femme délicieuse se prend en photo à côté de moi. Je déféqué comme prévu dans les sous -sol de l’hôtel Condesa. Je m’assois de nouveau en terrasse pour consulter tout ce qui est en relation avec mes applications. Petit bout é sur les marchés. Profond mal être cependant.

Je me traine jusqu’au Auentin Amsterdam. Café bondé. Très belle paire de seins à la droite. C’est

Mon siège favori le temps d’un instant.

On entend des : latte frio con avena, chai sucio. Certains ont une casquette l’Oreal Paris

Grande fatigue et moral à zéro.

Ma jambe gauche est lourde et endolori à cause des ces piqûres d’araignées.

Confirmation que Macarena n’a pas payé la facture d’électricité, je suis littéralement sans énergie pour le reste de la journée.

J’arrive à m’extirper de mon lit pour aller croquer un sandwich de salami chez Mario. En chemin j’achète La Prensa pour sa belle première page avec un gros titre sur les corridas puis par hasard j’aperçois cette fameuse revue satyrique mexicaine : El Chamuco. Je pensais qu’il ne l’éditaient plus. Je la montre à Mario qui est tout étonné. Il la feuillette puis s’endort.

Je retourne également me coucher. Toujours pas d’électricité. Je retourne chez Mario pour recharger les batteries en attendant des jours meilleurs.

Je me retrouve coincé dans une discussion sur tabourets d’une madrilène et de l’infirmière de toujours ainsi que de leur fille respective. Par hasard, je croise également Javier le fils de Victoria.

Las amigas cactus.

Fatigue extrême et dégoût total de la vie.

Chez Lardo. Tremblement de terre. Du moins l’alarme. Francis Alÿs. Encore et toujours mangeant italien.

Dattes, caramel beurre salé et glace vanille. Te disparo un negroni.

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« Il est aussi difficile de se voir soi-même que de regarder en arrière sans se retourner. »

Henry David Thoreau

J’émerge relativement tard. Petit ménage et ré-organisation de la Grotte. Souvenir de la Grotte, cette pizzeria de Saint-Etienne. Déjà à cette époque je cherchais les restaurants excentrés, a priori de qualité.

Laverie Rome n’aura pas mon linge avant seize heures. La sastrería rue dé  Guadalajara n’a evidemment pas commencé son travail alors qu’il avait donné la date de jeudi dernier. Je répère un valet dans une vente de garage mais ne l’achète pas tout de suite.

%Arabica. Espresso en carton, soleil ravageur et mauvaise connexion internet. Défection habituelle. Pas la force d’aller jusqu’au Quentin Amsterdam. Changement dans l’air ? Barbacoa España. Ce n’est pas ma préférée mais elle fera l’affaire. Panse et Échine. Effondrement moral en rentrant chez moi. Léger somme.  Lecture Bourgeois(e).

Quelques étirements pour survivre et me voilà obligé de me rendre chez Lario pour recharger mon portable. Il me facturera une potion de citron et d’eau gazeuse ( non penafiel) 37 pesos tout de même. Je retourne chercher mon valet et le négocie à 250 pesos au lieu de 350. Je dois faire de la monnaie pour m’acquitter de son prix. Je me dirige vers la sastrería pour constater que le travail n’est toujours pas fini (rien d’étonnant) mais ce mollasson a tout de même de quoi me faire de la monnaie pour que je puisse acquérir mon valet. Je le porte sous le bras en me dirigeant vers Rome. Je m’acquitte de l anote et rentre chez moi pour trier mon linge, nettoyer le valet et lui trouver une place dans mon capharnaüm.

Chez M.

Conversations à bâtons rompus.

Pomegranate

Anafre participation

L’Empire Ottoman

Les Couveuses (esquisse d’un sourire)

Shake Shack

Monique & The Hedgedogs

NegressKo

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« Il n'y a dans l'homme que l'estomac à pouvoir être pleinement satisfait. La soif de connaissance et d'expérience, le désir d'agrément et de confort, ne peuvent jamais être apaisés. »

Thomas Edison

« Au bout d’un moment, un francais sans pain il n’est pas bien.. »

Menu du jour.

Tarot Zeus

Barbacoa Vianey

« Juquilita »

Capricornio Gourmet

Les Joyaux de San Juan *

Luxus

« Pescadería » El Puerto de Santander

« Pollería » Miranda

« La Olivia »

Pescadería « Alicia »

Puerto Nuevo

Agrémenter ses tacos d’épines de truffe melanosporom. Croiser Alex et Ombline en quête de l’accessoire parfait pour l’ouverture prochaine de leur bar.

Difficile de nier que Le Cipriani se résume à un service faussement attentionné, oppressant et mesquin. Difficile de nier aussi que Le Cipriani est mal fréquenté : mafieux, filles à papa et nouveaux riches.

Finalement, il est difficile de nier que Le Cipriani rempli toute les cases de ce que l’on attend de la cuisine italienne : volupté, générosité,

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« L'argent qu'on possède est l'instrument de la liberté, celui qu'on pourchasse est celui de la servitude. »

Rousseau

Pensée à propos de M.P.

Si un jour je tue quelqu’un, je réfléchirai à deux fois avant de t’en parler. Je pensais que tu n’avais q’une parole lorsque tu me disais que tu serais une tombe. Ton amitié de longue date hyper précieuse ne justifie pas que tu lui en ai parlé.

Pensée pour P.G.

Pas souhaité souhaiter son anniversaire á Pierre malgré le fait que j’ai longuement pensé á lui hier.

Ses travaux, sa fille, son cabinet médical flambant neuf et aseptisé.. réduisant la condition d’architecte á une simple action de décoration et de sélection d’après un catalogue de magasin de bricolage : parquet, luminaire, mobilier.

De bon matin.

Râles, étouffements et porcheries en stationnant dans les couloirs.

Arturo El Misántropo

Conversation canonique et improvisée avec Arturo du Bosphore au bout de sa vie comme d’habitude. Présent au comptoir du Quentin Amsterdam pour cause de commémoration de la naissance de Benito Juarez et par conséquent de jour férié qui l’a conduit a laissé son fils dans un atelier créatif à proximité.

Divina Central de Abastos

Menu du jour.

Deplas

Chulafrut

La Pasadita

El Descanso

Magnus Super Bodegas

La LuZ

Con Tu Ayuda La Basura

Dulce Banana

Dulce Banana *

Dulce Banana **

X24

Couveuse « Local 89 »

Couveuse « Puerta del Sol  »

Couveuse « Coyoacana »

Carranza 106

Eopermex

Mario Le Prestidigitateur.

Mario, Grand Seigneur, offrira le café à mon père qui m’attend depuis déjà un petit quart d’heure.

En début de soirée.

Tachinomi du lundi. Peu fréquenté comme toujours. Frites au curry, salades

FleegwoodMac, Dépêche Mode.. les tubes des années 89 s’enchaînent et mon père est aux anges. Bons échanges entre lui et Maya.

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Golden rule : hot wallets for active trading, cold storage for long-term holdings.

La Central de Abastavos

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« Je crois qu’un homme est mieux connu pour ses questions que pour ses réponses. »

Thomas Merton

De bon matin.

Imaginer la mort de sa voisine de palier au chien en télékinésie mortelle à distance depuis le Pacifique. Le corps serait violemment agité dans les airs, puis rongé par les chiens au bord de l’agonie. La fille, totalement possédé accrocherait le corps de sa défunte mère sur la porte de l’appartement 10 faisant ainsi fuir la nouvelle propriétaire.

Dimitrio serait mordu par les canines enragées des chiens mais survivrait.

Nous nous retrouverions seul dans l’immeuble, lui dans sa cage à lapin sur le toit, moi dans mon appartement communiquant dorénavant avec le numéro 10, 6 et 7 !

Peu avant 9 heures.

Défection habituelle à l’Hotel Condesa.

Appel de Maxime depuis le sous-sol

Orgie de quesadillas au tianguis avec M et PH.

🧤 El chofer tiene unos guantes 🧤

Lunettes fumées. Cheveux gominés. Sentiment d’être obligé de klaxonner.

Protège avant-bras et style de course.

Gant de mécaniciens F1. Petite installation Brise - Soleil à partir d’un chiffon de micro-fibre disposé sur une structure de carton pour empêcher les

Reflets du soleil sur son outil de travail : son GSM.

Sodo-Siza.

Pierre-Henri Pelicot.

Gabriel Orozco

Désagréable sensation en voyant mon père photographier furtivement et avec pulsion le derrière en jean d’une jeune femme avec son frère. Prédateur..

Tortas Body-buildées.

Cette même base de couveuse rafistolée, les visages reconnaissables de la lignée du père : la fille aux lèvres botoxées, le fils body-buildé à l’étroit dans son t-shirt..

Marche(é) forcée

Impossible pour lui de résister aux morceaux de fruits pour.

Suero, étiquettes déchiquetées, citron et sel pour se désaltérer avec élégance.

Anecdote japonaise de Mario : qui se lèvera en premier de son fauteuil en entendant le séisme ? Le drapeau mexicain. Mario conseille à mon père de ne pas attendre la retraite pour se retrouver les bras ballants sans rien faire mais d’amorcer une activité dès maintenant pour effectuer une transition en douceur. Grande sagesse de sa part.

Julien Le Normand.

Quelle heureuse coïncidence de l’entendre dire qu’il porte ses Paraboot sans chaussettes. Je n’en reviens pas.

LarDolarDolarDolar.

Service à la hauteur avec ce barman du vieux de la vieille à la fois habile, professionnel et souriant.

Pensée pour la voisine du troisième étage, à moitié nue sur ses toilettes, qui me pisse dessus et chie dessus matin et soir. Salope.

Douce symphonie du marché qui se replie.

Menu du jour.

El Cisne Telas

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« Parfois, à la fin de la journée, la plus grande chose qu'une personne ait accomplie est de ne pas se suicider. »

Albert Camus

En allant à l’aéroport.

Que penserait Picasso en sachant que son  nom et sa signature est utilisée à des fins « architecturales » et « sexuelles » pour une chaîne de Motel ?

Il me semble que cette enseigne des « Baños Caribe » m’est familière, je redessinerai le logo des palmiers mais ne mettrai en revanche jamais les pieds dans cet établissement où il ne fait pas bon faire tomber sa savonnette dans les douches.

J’aperçois du coin de l’œil un escalier d’acier en colimaçon, dont l’accès est bloqué par une cage grillée. Drôle d’installation.

                         Une fois à l’aéroport.

Mon vol pour Oaxaca souffre d’un certain retard, j’achète la revue satyrique El Chamuco NosferaTrump puis opte pour un duel de malbouffe entre Macdonald’s et KFC :

Bacon &Egg MacMuffin

VS

Chicken & Egg Muffin

Tachycardie assurée.

Drôle d’épisode de taxi partagé avec des mexicaines en surpoids. Musique tantôt chamanique tantôt cumbiera. 15 pesos

💦 🪴 ⛪️ Quinta Real ⛪️ 🪴 💦

Au bord de la piscine jouxtant le couvent, les situations se multiplient alors que le soleil brule : une cérémonie de danse folklorique traditionnelle se prépare dans la chapelle attenante, un influencer profite de la salle de musculation dans les vieilles écuries tandis que les serveurs s’attèlent à distribuer limonades fraîches et cocktails au mezcal pour les plus courageux…

Mini-Cauchemar.

Enfants obèses et bruyants, feuilles qui tombent dans la piscine, club du 3 ème âge et tables de mariages. Chapulines 230 pesos. Appel de Dany qui veut me faire croire qu’il est en difficulté financière après avoir passé 3 jours dans cet hôtel huppé de l’Utah.

JE fais croire à Nathalie que je suis avec sa mère ici à Oaxaca.

Divines Reliques du Couvent.

Vitrine Orozco de Monte Alban

Placards-Cache-Exctinteur

Chambre 255

1,5 m d’épaisseur

Haut plafond (Viviers)

Divine bibliothèque de l’Institut d’Art Graphiques. Surréaliste chant des oiseaux sous lit de glycine colorée. IPA Santo Domingo. Succulente Levure d’Auge. Un Dernier Mot à La Selva.

⭐️ 👼 Levure d’ange 👼 ⭐️

Caldo de jitomate y quesillo

Flan de calabaza

Pozole seco

Tamal de cabeza de res

Tamal de requesón con mole, flor de cilantro y flor de calabaza

🐒 La Selva 🐒

Beaucoup de tergiversations pour s’assoir, ne pas envier son voisin. Le bar figure dans les 50 meilleurs d’Amérique du Nord, voilà mon père rassuré. Charmants petits balcons et belles tapisseries. Affreux logo de la Selva, musique potable mais sans plus. Last Word correct. Comme quoi, la première fois fait toujours plus d’effet lorsque l’on découvre un lieu. Je conserve le bon souvenir de cette soirée passée ici il y a deux ans avec Yves Jean Baptiste et Montserrat.

Peu avant de me coucher, j’ai le souvenir de cette photographie de ma mère sur une plage de Playa del Carmen 1992, Dans le chiotte du bas du 393 rue Centrale, sous l’escalier, juste avant la salle « d’ordinateur ».

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« Les grands génies ont toujours affecté de prendre une nouvelle route, pour arriver à l'excellence, mais de telle sorte, que la prudence leur a toujours servi de guide. »

Baltasar Gracián

                                          De bon matin.

Belle découverte sur recommandation d’Enrique Olvera : Itanoni (poil au zizi)

Atole Champurrado

Huevo espirituoso

Quesadilla con quesillo

Tetela de hongos

Les pérégrinations débutent en hallant un taxi qui me paraît avoir la gueule de l’emploi pour nous conduire jusqu’à Agustín Etla, nous attendre et evidemment nous ramener entier à Oaxaca.

David sera notre chauffeur pour la mâtinée. Il tente de rameuter son fils pour nous éviter le désagrément de nous faire patienter à cause d’une diligence qu’on doit laisser à la secrétaire d’un médecin d’un hôpital tout proche. Je lui fais signe que nous avons le temps et qu’il sera de retour avant midi. Nous convenons du prix de 700 pesos et nous voilà parti.

Émotions et spatialité en (re) découvrant l’école des BA de San Agustín Etla.

Découverte de l’atelier de production de papier. Enfin. Enrique. Ex-assitant de Francesco Toledo.

Sur le retour, le taxi me rappelle que je l’avais prévenu de me prévenir que je voulais photographier une vielle publicité contre le mur d’un champ en jachère.

Il s’exécutera. Je descendrai donc momentanément de son véhicule pour effectuer trois clichés de palimpsestes somptueux : une grenouille, un dauphin et une voiture.

Le chauffeur nous dépose à quelques mètres du marché populaire de Oaxaca.

Re-découverte des lieux. Rapidement j’établis un Atlas de marché :

Carnicería Aladdin

Carnicería Finita Calidad por Tradición

Carnicería La Ejuteca

Carnicería « La Especial »

Carnicería La Victoria

Carnicería Malena

Carnicería Mejia

Carnicería Rebe

Carnicería San Vicente

***

Huarachería Tere

Huarachería « Francis »

Menudos « Bertha »

***

Reyna Chapulines y Gusanos de Maguey

Rosita Tacos Placero

Toña Productos Lácteos

Vísceras « Tere »

Pause gourmande pour un taco de canasta format XXL à l’entrée du marché du 20 novembre puis achat d’un drapeau mexicain pour le concert de Carlos Santana auquel assistera PH mi juillet au festival de Montreux.

Pensée pour C.M. en re-découvrant la partie du marché dédiée au sac à dos en cuir. Léger pincement au cœur en trouvant le vendeur exact où nous avions acheté les nôtres il y a maintenant dix ans.

Après midi oisive à écumer les coursives du couvent Sainte Kataline et à discuter avec les femmes de chambres qui me conduira à réfléchir aux circulations des charriots de nettoyage dans l’élaboration d’un projet d’hôtel dans un ancien couvent : penser à toutes les petites plateformes pour monter et descendre les vielles marches, imaginer les espaces de stockage à l’abri des regards..

                    Pénultième déambulation.

Otra vez Otro. Un couple de gay allemand se dorent la pilule au soleil se réveille lorsque nous arrivons. Davidoff au bec, ils prennent tranquillement la fuite. Toujours la même vue splendide sur la cathédrale du Saint Dimanche. Toujours la même bière et la même piscine déserte.

Après avoir jeté un œil à l’intérieur de la cathédrale et admirer son plafond des apôtres coincés entre des lianes psychédéliques, nous marchons un peu jusqu’à se retrouver face à la maison de Zachary :Ella. Elle porte encore les stigmates de la fêtes de mort et arbore une porte complètement recouverte de cempasúchiles séchés.

Découverte furtive de l’Hotel Escondido de Oaxaca. Très beau patio malgré un emplacement relativement bruyant et éreintant à l’angle de deux rues à la circulation pénible.

🦌 🥖 PAN Bamby  II 🥖 🦌

Bolsa 25

Bolsa 20

Bolsa 16

Bolsa 14

Bolsa 6

🪱 🦗 🐜 Casa Oaxaca 🐜 🦗 🪱

Beaucoup de tergiversations pour s’assoir, ne pas envier son voisin. Règlement de compte familial (soft).

Au moment de rejoindre notre emplacement initial, nous obtenons finalement la table tant convoitée.

Je commande deux mezcals pour tenter d’apaiser nos maux et faciliter la conversation : un espadín de la casa ainsi qu’un.  Repas au mezcal, ceux que je préfère. Un tamal de sanglier et une soupe de fèves aux nopals pour débuter les festivités.

Arrive ensuite la fameuse tostada d’insectes incluant : fourmis Chicatana, vers, chapulines...

Un délice tout simplement. Nous finirons avec un poulpe sur son lit de riz crémeux à l’aïoli. Toujours au mezcal. Nous hésitons un instant pour le dessert puis l’émerveillement surgit avec cette divine Pannacota à la vanille accompagnée de sa boule de glace à la fève de Tonka.

Un régal du début à la fin.

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« Les opportunités, c'est comme les autobus, il y en a toujours un autre qui arrive. »

Richard Branson

                                        Drôles de rêves.

                                                   Partie 1/2

Gabriel Rico

Orange

Groupe de travail

Apprendre à oser

                                                 Partie 2/2

Menachem / C.Haros

Paternité

Yuliet

Placard

Pluie

Dîner

Avorté..

                                              (Au revoir)

                    Quinta Real Gran Clase.

Dernière déambulation dans les patios, allées, contre-allées, couloirs et escaliers  du couvent Sainte Cataline. Plaisir de se couper les ongles sous le cerisier en fleurs, depuis le balcon de la chambre N•255 qui donne sur la rue Murguía.

                           Pesadilla en cocina.

Itonani de nouveau mais en taxi cette fois ci. 70 pesitos. Je remarque une Armure Électrique dissimulée dans un portail que je n’avais pas vu hier. Je la photographierais après avoir petit-déjeuné. Une fois attablés : tétela, feuilles saintes, boissons à base de lait et de caco identiques à hier. Je découvre l’envers de la carte que je n’avais pas vu hier et commande un tamal qui aura le malheur d’arriver avec des morceaux de poulet congelés. Drama à la mexicana. Pas payé le queso chiapaneco extra. Conflit qui résultera à une non propina. Les agents-goûteurs du guide Michelin sont définitivement aveugles et corrompus. Bande d’imposteurs.

                                                       ADO.

Dix ans après, l’autoroute Oaxaca - Puerto Escondido est enfin disponible. J’achète El Imparcial dans un kiosque à journaux avant de monter dans le bus avec une forte envie d’uriner qui je le sais a l’avance ne pourra pas être soulagée avant de nombreuses heures. Le bitume glisse étonnamment bien. Paysages désertiques et cultures de maguey ça et lá de chaque côté de la route.

Un laboratoire de fentanyl pourrait tout à fait se dissimuler dans ce genre d’endroit dira PH :

« On se croîrait dans l’arrière pays de saint Tropez. Ici, c’est méditerranéen.  Ça peut flamber à tout moment… »

Soudain, les paysages se font beaucoup plus lunaires de par les machines, silos et poussières qui résultent de la conséquence des trames de routes en mauvais état qui passent au milieu de la jungle avec des ravins terrifiants en guise de réceptacle. Impressionnant et désolant à la fois.

Nous arriverons en retard, j’essaye de prévenir Miguel, notre chauffeur de confiance pour nous rendre jusqu’à la Pointe de Oiseaux, malheureusement il n’y a aucun réseau dans ces montagnes pré pacifiquiennes.

                                   Bamby Miguelón.

Plaisir de toujours à retrouver ce bon vieux Miguel qui nous attendait depuis un bout de temps à la station de bus. Nous sautons dans un taxi pour rejoindre le sien qui n’a pas l’autorisation de s’approcher des clients dans Puerto Escondido. Chacun son territoire. Étrange de voir Miguel sur la place avant du passager. L’arroser arrosé. Miguel paye la course.

Nous découvrons un taxi tout neuf. Il a gardé le même modèle mais s’entiche de la dernière version flambant neuve. La majorité des reliques qui fabriquaient l’âme de sa voiture ont disparu mais un nouvel artefact est apparu : une casquette  à maille kistsch à souhait où un énorme taureau occupe l’avant de l’accessoire avec écrit : Miguelón. Star des suffixes affectifs mexicains, le « ón » témoigne d’un fort attachement émotionnel, ici de son frère à qui il vient de léguer sa voiture. S’enchaînent les conversations à bâtons rompus dont une qui porte sur le sac de tételas (petit pain à tortas lancés par PorfilionFiaz il y a un siècle) que j’ai aperçu dans le coffre au moment d’y déposer nos bagages. Miguel révélera que sa femme lance un business de torta dans leur village de Manialtepec. J’enchaîne en lui demandant s’il connaît des vieilles boulangeries à Puerto Escondido avec citant comme exemple la panificadora Bamby Pan à Oaxaca. En prononçant le nom de cette boulangerie j’observe que ses yeux s’écarquillent et que j’ai soulevé un souvenir chez lui. Ni une ni deux, Miguel témoignera d’une anecdote de son enfance, marqué par le manque et les carences, où après avoir gagné ses premiers pesos en tant que cireur de chaussures, il acheta ses premiers pains chez Bamby : concha, clown..

Quelle étrange coïncidence d’être tombé éperdument amoureux de ce lieu mythique à Oaxaca et que Miguel, mon chauffeur de toujours me révèle enfin qu’il fréquenta cette boulangerie étant jeune..

Une fois arrivé à destination, nous lui offrirons un des trois petits sachets de sablés siglé PAN Bamby. Ému il promet de nous faire visiter son village et de nous montrer sa trousse de cireur dimanche en venant nous rechercher.

🦅 🪵 Pointe des Oiseaux 🪵 🦅

Un nouveau local du nom de Dimetrio a fait son apparition à l’entrée du domaine des Sodi. L’accès pour pénétrer dans l’enceinte de la villa 6 a été modifiée par Alberto Kalach lui même, qui après six ans d’existence s’est finalement rendu compte qu’accéder au logement en longeant la piscine était plus agréable que faire le tour par la salle de bain. Abruti(s) d’architecte(s)..

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« Vous êtes probablement sur la bonne voie si vous vous sentez comme un ver de trottoir lors d'un orage. »

Larry Page

                                          Pierre Henri.

PH effectue sa balade habituelle jusqu’à la lagune et ramène divers objets, essentiellement des jouets en plastique rongés par la mer :

  • Un camion de pompier rouge

  • Une petite table noire

  • Un petit dôme tulipe blanc

  • La partie supérieur d’une gaziniere rose

  • Une brosse dégarnie à l’allure de fer à repasser

  • La partie avant d’un semi remorque transparent

  • Une voiture militaire sans ses roues

  • Une louche tamisée bleue et rouge

  • Un râteau décoloré orange et blanc

  • Une roue de tracteur

  • Une échelle blanche

  • Un moule de crocodile cassé vert fluo

                                                   Raciel.

PH reçoit une vidéo de son ami cubain Raciel depuis sa terrasse avec vue imprenable sur Lausanne et le lac Léman.

Plus tard, PH tentera de l’appeler et Raciel ne répondra pas à cause d’une garde effectuée à l’hôpital pour les enfants de Lausanne. « No puedo hablar »

                                                     Brice.

Partira à Copenhague. Ri toujours aussi fort. Demande de mes nouvelles en fin de conversation.

                     Dante le gynécologue.

Commencera sa carrière à vec un salaire basé compris entre 390 et 420000 dollars par an. Sa femme coréenne attend un enfant.

Je lui demande s’il serait prêt à vendre sa nationalité américaine pour 5 millions de dollars. Il réfléchi assez longuement et me confesse probablement que OUI.

Assez fier de ma réponse lorsqu’il me demande ce á quoi je me fie á Mexico :

«  I walk a lot basically, [rires], I used to be an architect but i’m running towards creating my own business of installations, sculptures, drawings and paintings with some branding and merch’. »

Avec le recul, j’ai été très américain.

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« La clé du succès est d'avoir une vision et d'y croire. L'essentiel est d'oser, d'aller de l'avant. »

Bernard Arnault

                                              Tôt le matin.

Dernière ballade dans l’enclos des Sodi au bord du Pacifique. Le chien de la Casa Wabi nous suit un moment sur la plage. Belle organicité de certains rochers.

🪨 .. 🪨

Température de l’océan idéale puis retour par la seule et unique voie du coin. Tout d’abord je visite le Papelillo et constate qu’il se trouve dans un état de putréfaction avancé. Les défauts de fabrication du bâtiment réalisé par ce duo de clown Matos et Lucas se révèlent au grand jour. Pour couronner le tout un nid de frelons arbore la porte.

Il s’en suit Casa Tiny, Volta, Monte, Terrestre : cabanes à cash proposant une expérience pseudo-architecturale, faussement luxueuse et sauvage avec un très mauvais rapport qualité prix.

                         Miguelón El Rotulista.

M’accueille avec son cajón de boleto de zapato qu’il utilisait il y a 35 ans.

Se mouche nerveusement dans un torchon de micro-fibres ou dans ses doigts.

Découverte du pueblo escondido San José Manialtepec. Pittoresque à souhait. Tout apparaît comme de troisième mains et pourtant un charme s’en dégage. La fête foraine y est sûrement pour quelque chose. Miguelón El rotulista. La peinture cachée derrière le frigo. La pastèque de pierre peinte qui pèse au moins 40 kg. La torta prepararée par son épouse : « bistec encebollado con quesillo y rajas en una torta cocida al comal con manteca para que no se queme. »

J’aperçois un bus pourvu d’un fabuleux dessin de dauphins avec deux bandes bleues parfaitement agencées sur le postérieur du bus. J’avise Miguelón s’il peut s’approcher le plus près possible afin que je puisse prendre mon cliché. Je profite de l’occasion pour faire d’une pierre deux coups et inclure cette immonde et fameuse casquette de taureau en premier plan de ma photo.

🚡 🌊 La Ola 🌊 🚡

Miguelón nous dépose dans le patio partielleñement ouvert de La Vague, dans un espace qui officie á la fois de parking et d’accès aux chambres. Pas de cadeau pour sa course malgré le chalan qui nous aura accompagné afin qu’il ne soit pas seul au retour.. 1700 pesos. Miguel aura discrètement glissé à son assistant de sortir nos valises du coffre avant de nous quitter.

Passage express au Grillo pour quelques tostadas aux chapulines, deux victorias et de la penafiel pour étancher notre soif avant que la première péripétie n’arrive.

Nous nous retrouvâmes enfermés sur le balcon à cause de poignets de porte fenêtre montées á l’envers. Je dû ouvrir les paravents séparateurs de chambres entre les balcons pour trouver un angle suffisamment ouvert afin d’attirer l’attention du réceptionniste en frappant des mains. La supercherie fonctionne, le bonhomme monte et nous voilà délivrés.

🍖 Jean-Michel de Nazareth. 🍖

Gio, serveur et grand maître d’échecs á ses heures perdues. Jean-Michel seul en cuisine. Salle comble. Plus d’Ossobucco. Thon mariné à la perfection. Ratatouille.

Bonne glace au caramel et aux amandes.

Mezcal à outrance.

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« Some years you win, some years you build character. »

Steve Jobs

Stomachalement malade dès le réveil probablement á cause des ongles sales de Jean-Michel de Nazareth ou bien de la torta de la femme de Miguelón, j’oscillerai entre le songe éveillé, submergé de souvenirs tout au long de la journée.

Envahi par le souvenir de cette diarrhée au magasin Ford avec ma mère ou j’avais pourri le W.C de l’entreprise.

Envahi par le souvenir de cette après-midi chez les parents de LM á Tassin oú CM m’avait rejoint.

Envahi par cette dernière année d’architecture á Saint-Étienne où j’avais beaucoup de choses sans m’en rendre compte : une vie conjugale dans un charmant appartement, une entreprise en formation, des savoir-faire en apprentissage (atlas, inventaires, palimpsestes), un regard en gestation et une destination en tête : Mexico. C’était il y a dix ans.

Envahi par le souvenir de ce voyage oú je m’échappa du tumulte de Mexico pour séjourner chez CM dans son petit appartement de la rue Condorcet durant deux longues semaines. Baron Rouge, Maison Rouge, laverie coquine à Montmartre, dîner chez ses amies dans le XIII ème, film de Depardon dans un petit cinéma de quartier, mes 25 ans, baises délicieuses, studio de Pierre Mérigot, soirée pneumatique défrichée, Point Éphémère et tags en friche..

Envahi par le souvenir (plus récent) de ce séjour dans la Vallée du Brave en tout début d’année avec Maya oú nous séjournions dans le château du club de voile. Vues apaisantes du lac, baises intenses et rencontre furtive avec Daniela au marché municipal.

Envahi par l’envie d’être oú l’on ne m’attend pas c’est á dire ici á Mexico et non pas en Suisse. Malgré une forte envie de renouveau qui me démange..

Florence ?

Milan ?

Morcote ?

Envahi par la beauté du pays-sage auquel je fais face depuis le balcon de mon hôtel La Vague : petite avancée tout-terassse avec un bouddha débordant sur un toit en taule, luxuriance de la végétation, marcheurs et baigneurs laissant leur traces dans le sable..

Je m’extirpe du lit pour réaliser un inventaire que je souhaitais faire depuis longtemps à

🦑 🦐 🍝 La Lupita 🍝 🦐 🦑

Atlas de nappes :

Soubresauts virevoltants au vent.

Au loin des charognards.

Dévorant un cadavre de tortue.

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« Smart individuals tend to overthink, question everything, and see flaws in life, society, and even themselves. This constant mental activity can lead to anxiety, dissatisfaction, or even loneliness. »

Ernest Hemingway

                                 Drôle de rêve.

Projet Restaurant Kasher à Bron.

Tour en hélicoptère au dessus de Vaux en velin.

                                  De bon matin.

Marche spirituelle et exploratrice accompagnée d’une délicieuse baignade dans le Pacifique avant 8 heures, au milieu d’acrobates penseurs, américains tatoués, ragondins morts, vieilles connaissances fumeuses, rótulos effacés et hôtels disparus..

Nous accompagnons JMdN dans son nouveau local. Je perçois un beau potentiel bien que cette jungle sera (sans nul doute) infestée de moustiques en saison des pluies.

Petit déjeuner chez « Fathia Madre Quiche à la ratatouille ». Je remarque un rapprochement entre Gio et la fille de la propriétaire. Des travaux en prévision au dessus de son local. Un manque de moyens et un mauvais goût prononcé.

               Plus tard dans la journée.

Dernier repas chez Lupita où j’arrive à terminer mon atlas de nappes commencé la veille. Aller-retours incessants entre la piscine de La Vague, la Chambre et la plage pour une baignade après l’obtention de deux bières Pacifique et des criquets trouvés (in extremis) chez La Pointe du Plaisir.

                             Dîner chez JMdN.

Forte odeur de fourrage de hamster et de foin pour chèvre dans le jardin. Senteur d’une couverture de chien passé au four dans le salon. Insectes rampants sur les ustensiles de cuisine dans cette atmosphère de termitière.

Nous dînons dehors, les pieds dans un mélange d’herbe, de sable et de terre.

Au menu ?

D’excellents rosés Miraval et Casa Madero

Ainsi qu’un bon tartare de bœuf agrémenté de son écrasé de pommes de terre. Glaces coco et mezcal en dessert.

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« Happiness in intelligent people is the rarest thing I know. »

Ernest Hemingway

                                 Drôle de rêve.

Partie 1

Immersion totale dans un récit cinématographique à la Wes Andersen. Familles, tableaux volés.. atelier de peinture..règlement de compte.

Partie 2

Grand manoir abandonné.

Cours BA. Affiches publicitaires. Produits nettoyants. Grands formats. CM. PG.

                        Nouvelles du jour.

Hôtel Grande minerve ouvrira bientôt ses portes à Rome. Foire de Hong-King où Elena Reygadas a cuisiné pour Weareona.

Camilo Angeles est à Zurich pour un solo show de flûte dans une gare désaffectée..

          Sur la route de l’aéroport.

Jean Michel vient nous chercher directement dans notre hôtel en toquant avec insistance à la porte numéro 13. Dernières blagues. Dernière coup d’œil à la vue qu’offre cette chambre.

Petite blague concernant le propriétaire de La Vague, un ancien banquier de Zürich ayant décidé de s’établir dans la région et dans l’hôtel chancelant, perché sur une colline menacé à présent de s’effondrer, emportant au passage la Renault Duster de l’ami de JM.

Quelques rotulos ci et là, plus ou moins connu tels que :

Pastelería

Balconeria

Baños Públicos Don Luis (tourniquets)

Plein d’essence offert par mon père puis nous voilà parti tout feu tout flamme jusqu’à Puerto Escondido. Conversations à bâton rompus jusqu’à l’arrivée : vacances, projet de restaurant, plats..

Une fois à la caserne de sécurité de l’aéroport JM se fait gauler par un militaire pour ne pas porter sa ceinture de sécurité.

Le militaire retient son permis et nous laisse passer afin qu’il puisse nous déposer, il devra s’acquitter d’une amende à son second passage.

À l’intérieur de l’aéroport, un manque de tout m’envahit : air, goût, calme, espace..

L’eau de coco que j’achète ne suffira pas à calmer mon mal être dans ce non-lieu qui macère dans son propre jus de poubelle aux effluves de transpiration.

Une fois assis contre la fenêtre à ma place 6E, une grande désolation m’envahit en observant la foule remplir l’avion dans le chaos le plus total. Je me demande dans quel monde vivons - nous ? Un monde de plus en plus saturé, rongé par l’argent, où l’on ne s’en sort plus en dessous d’un seuil de rentrées d’argent très élevé, dérangé en permanence par des odeurs, bruits, désagréments en tout genre..

Passage éclair chez L’os Hermanos qui n’ont pas la crème en question

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« Chacun n'est devenu tout à fait soi-même que le jour où ses parents sont morts. »

Henry de Montherlant

Changement de programme.

Très mal et peu. dormi.

Couine Aman. Houjicha. Espresso d’Ethiopie.

La croix qui pend du brise soleil gauche.

Le chauffeur, un étudiant aux piercings nombreux, est un féru de lecture. Il lit entre deux feux rouges. Universal avec Boys Don’t Cry et Maroon 5.

L’énorme panneau publicitaire de mayonnaise Mc.Cormick

⛰️ 🌳 🌴 Posada del Tepozteco 🌴 🌳 ⛰️

Le bar Sibarita. Un clin d’oeil.

Luxuriance du jardin. Beauté de la pelouse. Complexité des essences.

Richesse de la topographie. Confort de la vue.

Chaudasse avec casquette Yamaha et string panthère révélant au grand jour ses vergetures. La grande baltringue á la queue de cheval. Les jardiniers. Les valets. Les femmes de ménage. Les voisins du dessous vulgaires á souhait que je soupçonnes d’être venus pour copuler. (Hypothèse confirmée en début de soirée).

La sirène américaine.

Les atlas de la salle du billard :

ATLAS DE LAS

ANTIGUEDADES MEXICANAS

WORLD ATLAS

Physical and Political Maps, Geographical Comparisons A Glossary of Geographical Terms, A Gazetteer Index

Geographical Summaries

World Spheres of Influence

Ma bougie personnelle face á la cathédrale de Tepoztlan.

Fettucini á l’encre de seiche avec des crevettes revenues au beurre et aux échalotes, agrémentés d’un parmesan potable.

Une mère de famille, ses deux enfants et la grand mère d’une à côté de loin ils me salueront en sortant. J’éprouve du désire pour la mère, belle brune, la cinquantaine.

Le clipotis de la fontaine á ma droite.

Je terminerai ce tête à tête avec moi meme accompagné d’une Chartreuse verte dont le verre fut méticuleusement refroidi au congélateur par le serveur

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« Celui qui parle trop, vend ses faiblesses : Plus tu en dis ; plus tu donnes des armes aux autres. Reste mystérieux. »

Nicolas Machiavel

                     Dès cinq heures du matin.

Angoisses extrêmes à l’idée d’aller à ce festival au musée Anahuacalli avec Maya.

Angoisses extrêmes á l’idée de devoir vivre de nouveau en me serrant la ceinture.

Angoisses extrêmes á l’idée de désirer cette sirène anglaise qui n’arrête pas de se mettre sous mon nez depuis le petit déjeuner de ce matin.

Angoisses extrêmes de devoir passer une nuit de plus avec mon père chez moi.

Angoisses extrêmes á l’idée de quitter le jardin luxuriant de la Posada du Tepozteco pour l’urbanité étouffante de Mexico.

VS

Profond désir de me remettre á courir.

Profond désir de me ficher du regard des autres.

Profond désir de gagner (encore) en intelligence émotionnelle.

Profond désir pour connaître un autre corps que celui de Maya.

Profond désir de croire en ce que je fais.

Profond désir de devenir solvable et de gagner mon propre argent.

Profond désir de gagner en patience et tolérance pour fonder mon studio de sculptures et d’objets dérivés.

Profond désir d’espaces vastes et nouveaux.

Profond désir de concrétiser ce processus d’Atlas d’explorations urbaines conduisant aux palimpsestes á la gouache puis aux peintes á l’acrilique et á l’huile.

Profond désir d’y croire.

Profond désir d’un espace confiné et sur mesure pour travailler.

Profond désir de rebâtir quelque chose de nouveau.

Profond désir de reconnaissance.

Profond désir de changer de vie.

Drôle de trajet en taxi en sortant de Tasquena. Tensions.

Petite Orgie de Pastor au Vilsito.

Petit dîner chez LarDollardo

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« Savoir écouter est un art. »

Epictète

                                        Drôle de rêve.

Déjeuner avec les parents de Rodolphe Pignat.

« Et vous, vous êtes dans quelle industrie ? »

Souvenir de cette journée de travail où j’avais été payé dans l’entreprise de metro chimie de son infâme père.

                                             Trois rois.

                 (2nd exploration du jour)

Ironie du sort

« L’avenue Révolution c’est pas très beau. »

Il est temps de te mettre au travail et de réaliser une image  (ou plusieurs) correspondant aux itinéraires, marches que tu aimes arpenter pour donner tord à ceux qui ne voient pas ! Itinéraires Airbnb qui me revient à l’esprit.

                                                 

                                            Rosetta.

             (2nd exploration du jour)

Reconnaissance faciale surprenante chez Dichoso Cacao.

Brian Eno

1/2 poire

Dans la nuit.

El Resobado

Harinas Elizondo

Juventud Ciega

Casa La Ola

TeleTubbies Japonais

Conversation avec Chat GPT qui comme à son habitude m’éclaire davantage sur la portée spirituelle des éléments urbains que je decontextualise : armures électriques, herse anti-clochard ou anti vols..

On passe d’un objet conçu pour repousser à une architecture qui accueille, protège et transforme.

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« Quarante ans est un âge terrible. Car c'est l'âge où nous devenons ce que nous sommes. »

Charles Peguy

Drôle de rêve.

Vague souvenir d’une étreinte joyeuse avec CM.

Conversation Maximilienne.

Conversation avec Maxime qui s’improvise designer pour repenser l’espace salón de son petit appartement au sein d’un immeuble à loyer modéré à Sainte-Foy-Les Lyon. Je lui esquisse ce croquis afin qu’il se rende compte qu’une plaque de marbre nécessite une plaque d’acier en guise de support afin qu’elle ne se brise pas au moindre choc.

L’espace restera toujours plus important que le remplissage d’objet que l’on opère en son sein.

Faits divers.

Telmex y CFE continuan haciendo caso omiso a las solicitudes ciudadanas de tapar sus registros abiertos.

Conversation Maximilienne.

(Suite)

Prose

Réseaux

Petites embrouilles

Nourriture avarié

Fast-Food

Vingt Nuggets sauce Curry

Big Mac

Croque Macdo

Divertissement

Haschich

Air Fryer

J.Renaud & C.Clavier

Retrouvailles difficiles au château de Chapultepec.

Pochette surprise.

  • Un dessin de dentier sur une pochette en papier kraft contenant une feuille gigantesque séchée et malade, collé sur une face du sac.

  • Une tablette de chocolat noir 70% de cacao aux amandes effilochées.

  • Un bout d’éponge naturelle emballée dans un petit sachet avec son étiquette Quinta Real et son ruban

  • Un pot pourri multicolore

  • Une feuille de coton couleur café de la fabrique de papier de San Agustín Etla.

  • Un fascicule des expositions à venir à l’Ecole des Beaux Arts de San Agustín Etla

  • Un petit pochon de Chapulines achetés au bar de l’Hotel La Pointe du Plaisir à San Agustinillo

  • Un graine longitudinale de la Pointe des Oiseaux

  • Un sac entier de tostadas aux chapulines en provenance du Grillo à San Agustinillo

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« Quand tu auras désappris à espérer, tu pourras apprendre à vouloir. »

Sénèque

                                Drôle de rêve.

Rillettes et nouvelles rencontres féminines.

                Question / Réponses.

L’intelligence artificielle pourra t-elle remplacer la chaleur humaine ?

Physiquement peut-être.

Psychologiquement pas totalement.

                                            Bilan.

Atlas

Langage

Univers

Anafres

Corbeilles de verre

Herses Anti-Clochards

Herses Anti-Vols

Tamaleras

Au travail.

(Version enrichie par rapport à la première version du 6 mars)

Profession ?

Chirurgien-Architecte

Réparateur de l’urbain

Supports ?

Cartes de visites

Papiers à lettres

Papiers calques

Enveloppes

Archivage

Pochettes plastiques A3

Pochettes plastiques A4

Pochettes plastiques A5

Carton marchés ou U-Line

Cartes.

Q-Field

Journal satyrique.

Mi Rey

Outils

Machine 3D

Imprimante

Scanner

Rétroprojecteur

Crayons de couleurs

Tampon à encre

Poinçon

Cartes de visites avec plan

Lieux de production

Campañas Sonoras

Placas Mom

Ferronnier

Diffusion

Instagram —>  promotion

Site web  —>  vente

À Vendre

Cartes de visites avec plan

Papiers à lettres avec ceinture siglée

Papiers calques avec ceinture siglée

Enveloppes x3

Timbres x3

Allumettes

Briquets

Règle en métal

Tampon à encre

Poinçon

Marteau

Pince

Combinaison

Veste

Plateaux de métal serigraphiés

Leporello Rey Anafre

Leporello Tamaleras Torcidas

Leporello Embudo Volador

Paravent

En début de soirée.

M. Aime laisser une fenêtre ouverte

Grosse session d’écoute

Table improvisée avec conserves de la mer de haut vol, de la mayonnaise aux œufs de poissons, du thon et de la harissa.

Siempre me ha gustado esconder y buscar. Checar si todavía está aquí.

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