🦷 Journal de bord 2025 🦷

             Chapitre

                 V

                  Mai

2025

                           J

                            01

                            05

« Ils acquièrent avec peine ce qu'ils désirent, et possèdent avec inquiétude ce qu'ils ont acquis. »

Sénèque

Drôle de rêve.

Exsorcion C.M.

Complicité mais je suis avec une autre

Vieille étable

Gâteaux aux pommes Marks & Spencer

Au café.

Les poussettes défilent et se ressemblent toutes. Une des mères ressemble à ma cousine Alexia. Je me demande comment l’on peut vouloir faire un gamin dans ce bas monde. J’imagine qu’être avec quelqu’un que l’on admire et avec des moyens financiers importants peut aider à concevoir l’idée. Un des enfants dévore un croissant faisant la taille de sa tête.

Les ventres plats se succèdent et la concurrence est rude. Legging ultra-moulants, genouillères et baskets ultra techniques pour ces expatriés au meilleur pouvoir d’achat que dans leur pays d’origine.

Ce matin, les odeurs pestilentielles habituelles d’égouts n’émanent aucunes vapeurs, en revanche d’ignobles parfums se répandent sous mon nez, particulièrement celui qui vilipende cette odeur de géraniums et de rose pourrie.   

Serait-ce celui de la fille allemande à ma droite dont la lèvre supérieure légèrement retroussée ressemble à celle de Thomas Potier ?

La majorité des personnes présentes sont américaines à l’exception de mon voisin de table ensoleillée. Un abruti ressemblant à Pierre Antoine Marquant s’agite dans la queue pour commander son café. Un garçonnet au physique peu aguicheur agite un doudou en forme de pingouin sur l’épaule de ce qui semble être sa compagne.

Ma seconde compagne de table relève un peu le niveau des présences qui m’ont entouré jusqu’à présent. Fine bouche, bijoux discrets, poitrine ferme et consistente sans être trop volumineuse. Simple t-shirt blanc et jean clair. Elle tient un journal qui mêle dessins et anagrammes. Elle ne tient pas très bien son crayon et je m’aperçois que son jean est rentré dans d’infâmes bottes Santiags noires.

Sur le chemin retour.

En soirée.

M.G

American Spirit

Adam Mania

Taking Tiger Mountain by Strategy

Petites maquettes en céramique KLM

Les figurines dans le Tupperware en regardant la TV

Finn Juhl

April Coffee

Irma

Le carton TV du velador

Le SPA dans mon ancien atelier

2025

V

                            02

                            05

« No tenía dinero, no tenía contactos, pero sabía lo que quería.

La pasión no se mide por el éxito, sino por la imposibilidad de renunciar a ella. »

Pedro Almodóvar

Au café.

Une horde de chien vient s’abreuver dans la gamelle prévue á cette effet. Je découvre que le comercial de batteries électriques a donné rendez-vous à l’abruti aux lunettes Carrera. Ce n’est pas la première fois que je surprends ces deux zigotos en tête à tête.

J’apprends la mort de P., emporté par son cancer de l’œsophage... premier membre de la famille à décéder. Je ne peux m’empêcher de verser une larme et de penser que je suis éventuellement le prochain sur la liste. J’envoie tout de même un message à C. et A. pour leur exprimer mes condoléances.

Dans l’après midi.

Je me traîne jusqu’à l’inauguration de cette exposition collective que j’ai vu passé. Fort potentiel. Une fois sur place je ne suis pas déçu par le protocole procédurier de laisser une pièce d’identité à l’entrée ainsi que l’accès á l’espace d’exposition qui offre une charmante déambulation dans les sous-sols du bâtiment en chantier. Rare photogravure dans l’ascenseur, formant une composition avec l’ensemble des boutons permettant d’accéder aux étages ainsi que les deux petites grilles du microphone intégrées dans la plaque d’acier inoxydable.

De retour chez moi, j’arrache à peine le plan de masse de ma future maquette.

Pinano délivre une visite nocturne à Katy Perry et moi je me morfonds dans mon lit, seul, un vendredi soir. Cette semaine, il était déjà en visite aux usines Bacardi.

***

Je suis le râle du camote à l’agonie..

Sterling Ruby.TABLE (DOUBLE LAST SUPPER), 2019

2025

                           S

                            03

                            05

« Les limites de ton imagination sont définies par les expériences que tu as vécu. »

Oussama Ammar

Ne révèle pas tes faiblesses idiot !

Pense à tes séries de reliques !

Armoires Électriques

Corbeilles Vitrées

Couveuses

Excroissance Garage

Fosse d’Inspection

Excroissance d’entrée

Pare-Buffles

Placards CFE

Tourniquets WC

Au café.

Je croise Pomme d’Adam, M.G et Cecilia Covarrubias qui me sort de ma rêverie, toute heureuse d’être allée aux toilettes.

Adam me souhaitera bonne chance dans le processus de mon travail avant de partir faire sa valise et de s’envoler pour Portland.

À l’atelier.

Couveuse Saint-Jean (Façade)

Couveuse Saint-Jean (Axonométrie 1)

Couveuse Saint-Jean (Axonométrie 2)

Belle découverte d’Yvette lors de son arpentage dans le centre.

Taller de Composturas de lentes de « Mario »

2025

D

                            04

                            05

« Peu importe ta valeur, si tu n’es pas au bon endroit, tu ne vaut rien. »

QLB

Drôle de rêve.

Corée du Sud

Exo-squelette lit à tirroirs

Mère - Yvette

***

Parc de sculptures.

En fin de matinée.

Ce satané livre de recettes Bimbo est enfin à moi. J’apprécie particulièrement cette nature morte sur la couverture de l’ouvrage. J’apprécie aussi le format petit classeur contenant différentes sections offrant la possibilité de glisser un document annexe dans chaque page.

Palimpseste Juarez.

Colibri

Couveuse d’Angle

D’Luca

El Ranchito

El Choclito « 2000 »

Manolo

La China

Tintorería « La Luz »

Chirurgies Urbaines Clandestines.

by Paul-Kader

Rue de Bruxelles

Juárez

06600

Rue de Rome

Juárez

06600

2025

L

                            05

                            05

« Peu importe que vous ayez du style, une réputation, ou de l'argent, si vous n'avez pas bon coeur, vous ne valez rien. »

Louis de Funès

« Entourez-vous de personnes qui vous inspirent. Tissez des amitiés et collaborez. »

+

« Faire ce que vous aimez n'est pas facile. Il y a tellement de fois où vous vous demandez pourquoi. J'ai lu quelque chose récemment qui est resté avec moi : « Si vous luttez à travers les difficultés, cela signifie qu'un héros est en train de naître. » Cela m'a rappelé de continuer... »

Clark Sabbat

De bon matin.

Dans l’après-midi

Bidon-à-ailes.

2025

M

                            06

                            05

« Il y a des décennies où il ne se passe rien et il y a des semaines où des décennies se produisent. »

Lénine

***

En milieu de matinée.

Le marché est déjà d’aplomb lorsque je le traverse. Mon œil traîne, comme à son habitude, à la recherche d’éléments graphiques présents sur les cartons d’emballages de fruits et légumes. La récolte sera maigre, des logos de poires, de pommes et un paysage de fleurs légèrement psychédéliques sur un sac de terreau.   

Je zieute attentivement qui est présent dans les allées du tianguis afin d’éviter les sœurs de Casa Cuna. J’en repère une et me tient à distance puis empreinte la contre-allée pour rejoindre mon stand favoris. Commande habituelle de la quesadilla aux Peaux de Porcs en deux façons.

Je suis rejoins par Isabelle, la propriétaire du bar à vins Hugo, ainsi que par son ami trisomique Andrés. Il s’assoit tranquillement, Isabelle commande un tacos de barbacoa et fait la réflexion que le mardi matin est le moment préféré de son ami : je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec mon entrain vis à vis de ce laps de temps que j’attends également avec impatience.

Mon cerveau serait donc à la fois proche de celui d’un enfant et d’un trisomique.

Les sujets s’enchaînent avec Isabelle mais en ressort surtout notre conversation sur son séjour dans le Sud de la France et ses nuits passées à la Colombe d’Or. Elle me surprendra en mentionnant l’existence des puces de Nice dont je ne connaissais pas l’existence. Elle évoque l’envie d’y retourner dès le mois de juin, en incluant cette fois ci l’Hotel du Couvent et éventuellement le Negresco dont elle n’avait jamais entendu parler.

Ma foi..

***

Aujourd’hui, le requesón n’a pas la même saveur que d’habitude, on dirait qu’il a tourné, cela n’empêche pas Isabelle de dévorer sa quesadilla et de filer au marché de Jamaïque avec Andrés que je salue tout souriant en partant.

***

Sur le chemin je croise Jorge Tequila Cuervos Carai, attablé à une terrasse du parc d’Espagne fumant une cigarette, je ne l’avais pas croisé depuis mathusalem.

Au café.

Sucession de péripéties ce matin.

Toujours la présence des allers-venus de cette russe rousse dont j’apprends la qualité de masseuse.

***

Le vendeur de batterie électrique est assis à notre table habituelle. Débarque un de ses amis qui pour une fois a l’air plus intriguant que ceux avec lesquels il se réunit normalement.

***

Lorsque je reviens, un homme aux cheveux gris à l’air très calme m’attend à ma table de prédilection. Longue conversation avec Neal, un canadien aux pellicules de barbe notoires. Habitué de La Plage de Carmen, il a finalement posé ses valises à la capitale il y a peu.

***

Logiciel qui génère du contenu d’images à partir d’un enregistrement vocal.

Mise en route.

Après toute ces rencontres, j’enfourche un vélo au centre du Parc du Mexique puis me dirige rue Chilpancingo afin de rejoindre le quartier de Rome. Je re-tombe nez à nez avec un parasite mural incluant une bouche d’urgence pour les pompiers que je m’empresse d’opérer : rotation anti horaire à 90 degrés, insertion d’une tamalera dans la gaine à eau.

Un oiseau me chiera sur le doigt de la  main droite juste après avoir passé le Domino’s pizza d’Insurgent comme un signe divin me sommant d’utiliser cet outil créateur. Je file tout de même chez The Coffee pour me rincer la main sans demander aucune permission. Les w.c. sont juste à côté de la caisse… c’est d’un chic.

***

Mon spot habituel de tacos de tête et cervelle remballe.. je ne bénéficierai donc pas de ses créations culinaires. Je jette un rapide coup d’œil par la vitrine de la galerie Campêche où un pseudo disciple de Julian Schnabel joue les prophètes. Inutile de rentrer. Je trouve cet intrigant personnage peint sur un mur tel un grafiti avant de pénétrer chez MOM.

Placas MOM.

Retrouvailles avec Alberto qui feinds d’être malheureux d’avoir encore du temps à vivre. Longues explications sur les possibilités et spécificités de la technique de la photogravure sur plaque de laiton.

En prêtant attention à toutes les réalisations de la boutique au fil des années je découvre successivement :

•Un support de clés en laiton pour l’Hotel Posada La Misión Taxco

•Une plaque avec le logo du restaurant Contramar.

•Le diplôme d’Alberto

Tableau d’affichage Mom

Peana.

Je manque de peu Matos qui enfourche son vélo à moins de dix mètres avant que je n’arrive. J’ai été interpellé par le réseau d’extractions particulièrement riche et complexe du pressing Pristine Alta qui m’évoque l’évolution des différentes versions de l’œuvre Cloaka de Wim Delvoye.

Une fois à l’intérieur de la galerie, je suis relativement bien accueilli et me retrouve rapidement seul dans l’espace d’exposition. Idéal pour s’imprégner de la désolation des ruines bucoliques de Matos qui malgré tous ses efforts pour nous inviter à contempler son œuvre inspirée des jardins à la française, ne parvient pas à nous émouvoir. Certains détails comme ces écoles de lavabos aux courbes aguicheuses nous font bien de l’oeil mais le manque de narration est flagrant. J’ai beau circuler dans l’espace, encore et encore, à la recherche d’un signe, d’un élément sous jacent qui me murmurerait un indice.. je ne ressens que la froideur de la pierre. Ce n’est pas le fascicule ou la petite carte de visite fabriquée dans un tissu issu des lingettes anti décoloration à mettre en machine qui me laissera un meilleur goût dans la bouche en sortant de ce cabinet de curiosité, qui ressemblerait à celui de Matthew Barney atteint de la lèpre et privé d’imagination à tout jamais.

Sur le chemin du retour.

La magnifique Cage-à-Pics, qui une fois opérée devient une sculpture de la série Pare-Buffles

Le fameux depósito de cartons et résidus en tout genre à côté de la Villa de Saria.

Une charmante publicité pour une compagnie de bus dont la disposition des éléments graphiques et typographiques me mettent en joie.

En fin d’après-midi.

Vague échange avec Menachem à qui j’envoie le contact de Miguelón. Appel assez long avec Maxime avec qui j’échange sur pléthore de sujets : la dépression qui nous guette, le travail qu’il convoite sur la péniche qui remonte la Saône, son dépôt de candidature au rayon  traiteur de l’Intermarché le plus proche de chez lui. Les vannes fusent malgré tout. Je lui suggère d’aller passer un séjour au Cipriani de Venise afin de se familiariser avec les équipe et de trouver du travail.

Il rétorque qu’il viendra prendre le petit déjeuner pour ensuite finir par nettoyer les WC. Il se rendra au couvent de la Tourette jeudi 8 mai, jour d’Armistice de fin de la seconde guerre mondiale. Je ne peux m’empêcher de me remémorer cette cession de brossage de dents au dessus des toilettes avec C.M. en première année d’archi ainsi qu’à ce baiser soi disant non-intentionnel avant d’aller se coucher.

Douce symphonie du marché qui se replie.

2025

M

                            06

                            05

« Si vous attendez les conditions parfaites, vous ne ferez jamais rien. »

Mark Twain

De bon matin (au café).

Chaises musicales dans un café saturé ( d’americains et de bourgeoises des Lomas à l’accent infernal ) jusqu’à parvenir à mon assise préférée occupée jusqu’à présent par une mère de famille et son amie ayant fait livrer un cadeau de Liverpool. C’est en apercevant le logotype sur le sac du centre commercial, ni de mauvaise facture ni incroyablement intriguant que je me remémore cette envie d’avoir une marque à mon nom depuis l’adolescence. Ce moment où je fréquentais les Galeries Lafayette à outrance à la recherche de trenchs Burberry, de polos Ralph Lauren et de Jeans Diesel en promotion. Cette période où je feuilletais les catalogues La Redoute en observant attentivement la mise en page de chaque marque, l’organisation même de l’ouvrage et ses différentes sections classées selon le genre féminin masculin ou enfants.

Ôde à la grande distribution française.

Lundi tu seras chez Bonduelle et Pierre Martinet ;

Mardi en revanche on te trouveras davantage chez Maped et Lesieur ;

Mercredi c’est tu auras le privilège de connaître Madrange et Herta ;

Jeudi tu opteras davantage pour un moment avec Bonne Maman & Palmolive ;

Vendredi, tu prendras le large avec Petit Navire, William Saurin et Giovanni Rana ;

Samedi tu dégusteras sans ménagement Bounty,  Manix et Yop ;

Dimanche tu clôtureras la semaine en beauté grâce à Lustucru et Delpeyrat.

En soirée.

Drôle d’équipe pour cette soirée improvisée chez W.G.

C C: Agricultrice fongique. a plus (faussement) innocente dCroisière

H : Négociante en thé internationale. Probablement l’anglaise la plus hautaine que je connaisse.

Full of Robot Darling

R : Boulanger anglais sans gêne a l’air faussement cool. Notoriété acquise en faisant du pain et en sachant mélanger des levures et des farines. Drogué notoire toujours à l’affût d’une nouvelle technique pour traverser les frontières avec sa dope comme ces gouttes de LSD récemment déposées sur le coin inférieur gauche d’une page de son livre de boulangerie.

M : Ta bueno’ wey.

WG : El pasador de pero Pinano

Sur le retour.

(Éméché)

2025

J

                            08

                            05

En vadrouille.

Petite ballade matinale sous un soleil de plomb afin d’honorer mon rendez-vous manqué de la veille au Coin Tarasque. À quelques encablures du lieu dit, je me fends des habituelles tostadas au Piment d’Arbre Rose dans la tortillería que j’affectionne particulièrement. Une fois à l’intérieur de l’institution de Michoacán, j’ose goûter de nouveau ces petites quesadillas de cervelle remarquablement bien assaisonnées en plus de mon taco habituel de Bûche et Barriguita. Je règle l’addition de 68 pesos et déguerpi en prenant soin de collecter, comme à mon habitude, la carte de visite emblématique du lieu.

Au café.

David Cohen débarque de nul part avec une nouvelle veste en cuir au logo assez vulgaire mais plutôt bien coupée. J’en apprends davantage sur son enfance à Buenos Aires puis son adolescence à Polanco et dans les Lomas. La conversation bifurque sur la capitale porteña et ses fabuleux interphones et lobby surtout présent dans le quartier de Palermo. Je suis étonné qu’il sache à quoi je me réfère, il fouillera son téléphone à la recherche de photos, persuadé d’avoir un interphone sous la main. En vain.. j’apercevrais davantage des photos de « rótulos » locaux, essentiellement présents sur les pare buffles des bus, à l’esthétique très foot-balistique. Qu’importe, je tiens mon homme, il est juif, ouvre l’œil et sa démarche de loubard maîtrisé me fait rire ! [Un camion de livraison s’arrête et décharge des cartons dont le logo ne m’est pas étranger, je bondis et par à la chasse de l’effigie de Genuine Ducking.] Une fois assis de nouveau, nous échangerons sur la communauté juive présente ici à Mexico, à quel point sa concentration dans le quartier de Polanco et des Lomas est spécifique, la surprenante entraide au sein de la communauté par rapport à d’autres pays.. je ne peux m’empêcher d’évoquer ce que je sais à propos d’Eduardo Cojab, de ce rabbin qui offrait des fausses Rolex lors des Bar-mitsva…

Au moment de se dire aurevoir, je le salue en prêchant la protection d’Achem pour guider son chemin.

Il s’esclaffe de rire et me retourne un « Amen ».

[chasse de l’effigie deGenuine Ducking.]

2025

V

                            09

                            05

« Life is like riding a bicycle. To keep your balance, you must keep moving. »

Albert Einstein

Les collègues de travail de Maxime :

Kodjo-Ernest Homawoo

Wassim Chebli

Samir Rahmani

Adra Chabira

Zohir Dihita

Au café.

Les journées s’enchaînent et se ressemblent toutes. Neal m’attend sur la table habituelle dont l’ensoleillement est zébré. Conversations de comptoirs sans grands intérêts.

Sur le retour, je croise Matos le Hispter sur son vélo pour la deuxième fois de la semaine.

Dans l’après-midi.

Je termine enfin (presque car il manque les œufs-coussinets) la maquette de la couveuse Orthos.

Ces anafres en carton sont plutôt réussis.

Arrivée de J.M.l et son fils en fin d’âpres midi.

Il loge à côté de la bibliothèque Vasconcelos chez des amis.

2025

S

                            10

                            05

« Never, ever tell anyone about your problems, 90% of people really don’t care. Other 10% are glad you have them. Last 1 % will try to help you the wrong way for loving you too much. »

Charlie Munger & QLB

***

Drôle de rêve.

Sophie Mérigot

Camionnette

Île de travail

Pianos de cuisson

Tremblements de terre

Singapour Taxi

Rodolphe Pignat

Sécurité

***

Tlacoyos y Quesadillas

Medellín

En soirée.

Subjugué par la découverte de Luc Ferrari.

2025

D

                            11

                            05

« L'art du sculpteur c'est de donner forme, de transformer. Transformer les doutes en choses, le négatif en positif, les blessures en objets qui disent les blessures ou mieux encore, qui les dépassent, les subliment. »

Jean Frémon

***

Drôle de rêve

Maison de campagne

Pierre Mérigot

Carte cadeaux

Bon d’achat

Grand restaurant

Parisien

Taille-Vent

***

De bon matin.

Luc Ferrari sans aucunes hésitations, histoires d’enquiquiner les voisins. Odieux personnages méritants de se rendre compte de leur grossièreté et vulgarité au quotidien. (peine perdue..)

***

Au café.

Une fine pluie s’abat sur la capitale ce matin. Je n’enfourcherai pas de vélo et (chose rare) je me munirai d’un parapluie pour effectuer le trajet. Marche avec The Caretaker, ce magnifique travail en six volumes évoquant la perte de raison et dégénérescence de la memoire à cause de la maladie d’Alzeimer. Une fois au point de rencontre(s), je m’aperçois non sans mal que le lieu est presque désert, en tout cas dehors. L’abruti qui trimballe son clef-bar en tant normal est au fond du couloir en train de raconter des âneries aux clients tel un prestidigitateur déchu et abruti.

Aujourd’hui, je suis donc assis au comptoir ( à l’abri des intempéries) sirotant mon chocolat chaud imbibé des résidus de mon pain à la cannelle que j’ai allègrement fait tremper dedans au préalable. La Marzoco siffle, les clients affluent, je file avant que les voix de ces ignobles américains prennent le dessus sur le délicat et enrayé gramophone du Caretaker qui m’innonde les oreilles.

***

Sur le retour.

Arrêt obligatoire à l’hôtel de la Duchesse pour décharger la diarrhée grondante qui a été déclenché sans grande surprise avec l’absorbation de la boisson lactée que je viens de m’enfiler.

J’avale un (mauvais) taco de Barbacoa en bordure du Parc d’Espagne et me prend de passion pour un camping-car à l’angle des rues Antonio Sola et Atlixco. Sacré Pace Arrow.

Une fois à l’atelier.

Avant de m’activer à l’atelier maquette j’apprends que Madame Peise s’envolera pour Rome mardi prochain. Je produis une liste non exhaustive de lieux à visiter où je lui suggère d’éventuellement récupérer certains articles ou objets.

(Voir Notes Madame Peise)

•••

J’enchaîne avec la création d’un album sur Bandcamp qui me tient à cœur depuis que je suis rentré de Oaxaca. En guise d’image de couverture je choisis cette photo parfaitement cadrée contenant le numéro 224, un espadon sur un fond blanc faisant allusion à la mer où d’autres numéros sont présents dans le coin inférieur gauche : 219.221.

https://moniquethehedgehogs.bandcamp.com/album/wahjaka

Wahjaka

  1. Go, Johnny, Go

  2. Narco Recorrido’s Radio Collection

  3. Jodorowsky’s Radio Collection

  4. Pájaros  Gráficos I

  5. Pájaros  Gráficos II

  6. Roulis Boules

  7. Gran Clase

  8. Five Five Five

  9. Miguelón

  10. El Panadero Con El Pan

•••

Je reprends la confection de la Couveuse Saint-Jean en m’attaquant cette fois ci à la partie carrelée de la sculpture, devant accueillir à la fois la sentinelle anafre et les panneaux tatoués sur plaques de laiton.

•••

En soirée.

J’offre à C. pour son anniversaire, le dessin qui avait fait polémique chez Fitsken. L’ensemble des convives semble assez bouleversé et intrigué par mon dessin. C’est dingue, il suffit d’une histoire derrière pour que les gens soient fascinés..

Conversation de comptoir avec M. Fabiola absente comme d’habitude. M.G abasourdi pour la chaleur de son séjour à la pointe des oiseaux. Heureux que R. et H. ne soient pas là.

Drôle de connivence avec la sœur de C. qui évidemment à cette fâcheuse manie de parler une phrase sur deux en anglais ; le fait qu’elle s’étire constamment et qu’elle donne des cours de yoga n’arrange rien à sa situation. Finalement, son histoire de consommation d’ayahuasca finit d’enfoncer le couteau dans la plaie.

Toutefois son visage me parle. Sa voix et son élocution aussi. Au bout d’un moment, elle vient d’elle même me demander de la dessiner chez elle au Pedregal. Je l’imagine nue comme dans le Titanic sur un divan donnant sur un magnifique jardin d’hiver tropical en arrière plan. Rendez vous est pris pour jeudi prochain á onze heures du matin.

(Je sais que je n‘irais pas mais le simple fait d’avoir planifier cette rencontre improvisée me stimule).

Visite du local « construit » par un ancien plan Tinder de M.G qui lui donnera rapidement un 6,5/10 alors que je sais très bien qu’il s’agit d’un 2/10.

Au fur et à mesure que le temps passe et que l’inspection s’effectue les défauts se révèlent au grand jour et W.G perd de plus en plus la raison. Pinches arquitectos hein.

Sur le retour.

Après avoir hésité quelques instants, je me décide á me rendre chez Selene pour avaler un morceau. Habituelle confusion entre serveur pour savoir si la torta de pastor est á déguster sur place ou à emporter. Je mange les doigts sales sans me laver les mains comme un ouvrier. Inhabituelle courtoisie á la caisse au fond du local au moment de payer. Surprenante absence de propina suggérée. Carte de visite sollicitée avant de m’en aller.

2025

L

                            12

                            05

« Don't buy luxuries unless you've built the assets to afford them. »

Robert Kiyosaki

De bon matin.

Coup de fil á M. qui me raconte sa première demi- journée de travail á l’Intermarché á deux pas de chez lui.

Lockness son mentor, la chambre froide des légumes, le coup de balai de quinze minutes pour occuper la dernière heure de travail. Les dix huit minutes de pause.

Au café.

Neal est adossé contre l’arbre de la jardinière car un obèse occupe notre table préférée. Lorsqu’elle se libère, j’ai le malheur de tester malgré mon instinct qui se refusait à le faire, l’assise oú se trouvait l’obèse. Sensation extrêmement désagréable que de sentir le métal chaud et moite après le passage de cet ogre. Je me lève d’un bond et me rend compte que j’ai créé une blague entre Neal et moi pour les fois à venir.

Jean-Michel arrive avec son autiste de fils dont la marinière a de quoi surprendre.

Je leur commande des cafés et nous filons á La Centrale des Fournitures.

Á la Centrale.

Sur le chemin du retour.

Entrée-lobby Gabriel Mancera 326

De retour chez moi.

Sam la voisine vit comme une trépanée avec son matelas gonflable. La savoir juste au dessus de ma tête sur sa paillasse me déplaît fortement. Elle s’excusera de la saleté chez elle. J’aperçois une culotte sale et du papier WC dans une poubelle à côté de son toilette. La douche est d’un autre temps.

Funeste Winnie de dix huit heures.

Éternels gémissements de l’affreux cabot de la vielle dame et son ignoble fille.

2025

M

                            13

                            05

« If you want better friends, get used to seeing them less. Better friends are busy friends. »

Alex Hormozi

***

Drôle de rêve.

Sale barbiche

Étienne maison de verre

Sale Barbiche

Jeux de mains

Jeux de vilains

Funiculaire

Canif’

***

🌼 Fonda Margarita 🌼

7:36 AM

Cero minuto de cola

{con tigomismo }

EQcT

Espinazo en guajillo

Quenelle frijol-chorizo chica

Tostadas

***

[ Salutations chaleureuses et sincères du troubadour dès l’entrée après quasiment deux mois d’absence. Les deux obèses sont présentes. La fille et la mère. Dans mon dos. Big Nose est parmi nous ce matin, on dirait Charlie Chaplin vêtu d’un pantalon noir, de bretelles et d’une chemise blanche. Il est accompagné d’une infirmière. La nourriture me paraît un peu plus fade que d’habitude. Je demande exceptionnellement un coca que je renvoie immédiatement car il est chaud. Des odeurs de serpent émanent des tortillas et curieusement celle du parfum de Marc, le père vétérinaire de mon ami d’enfance..

******

Désagréable bruit du Car-Wash de l’autre côté du mur á ma droite. Un couple de portoriquenses qui piaille á ma droite également. En général des gens disgracieux et pénibles. Rien n’a changé et rien ne changera dans ce hangar.

***

Il s’avérera que le bruit du Car-Wash était finalement un camion citerne irriguant les jardins du parc Tlaoauemécatl. ]

***

Sur le chemin du retour.

Une fois au café.

Ignoble personnage aux cheveux longs et gras. Un jeune rabbin tout de noir vêtu annotant des âneries

dans un carnet trop petit. Trois ciclistes munis de leur chaussures á crampons et á molettes.

Symphonie de marteaux, masse dans le chantier d’à côté qui n’avance pas d’un yota.

Dans l’après midi.

Fabuleux moments á bord de l’Orient Express.

Sidéré par la beauté du jeu The Last Express.

2025

M

                            14

                            05

« More businesses ideas are killed by casual advice from friends than actual business risks. »

Alex Hormozi

De bon matin.

I dont want to settle for less than I deserve

Je déteste ce debut du troisième siècle de mon existence, cet âge où tout le monde se prend au sérieux pour essayer de gagner sa croûte, tirer son épingle du jeu et dans le meilleur des cas s’acheter un système son de qualité, quelques meubles éventuellement un appartement avec un crédit qui vous enchainera jusqu’à son remboursement.

Au café.

Conversation habituelle avec Neal. J’apprends qu’il n’a pas d’enfants á 47 ans passés. Pas de voiture non plus. Ce surfer aux cheveux gris me redonne fois en l’humanité, comme si un autre chemin était possible.

Débarque David Cohen avec son chien et trois emballages hot Wheels qu’il vient d’acheter. Son âme d’enfant me ravi.

Il a tout de même une entreprise textile ayant comme clients Coppel mais aussi des rappeurs.

Étrange personnage que ce Cohen…

Débarque ensuite Ernest Batteries Électriques ] avec son air de racaille rangée et ses guiboles toutes frêles.

Autour de moi, deux influenceuses en body et lèvres botoxees, ainsi que la Rouquine donnant des massages avec une amie russe brune au physique également provoquant. Misère de l’homme face à autant de courbes.

2025

J

                            15

                            05

You don't really lose friends when you become successful. You just find out who was never really your friend to begin with.

Alex Hormozi

De bon matin.

J’étais censé réaliser une mise en scène pour accueillir la soeur de C. dans sa propre maison et la dessiner comme Di Caprio aurait dessiné la poitrine de Rose sur le Titanique.

Sacré Charlie.

Pansement pour gouttière qui fuit. N•1

Au café.

Mes potes habituels ne sont pas là. Neal soigne les vilaines peaux de son visage. Ernesto s’occupe de rafistoler ses jambes. David Cohen est parti chercher sa voiture de tunning á Monterrey.

Je discute vaguement avec Rory au comptoir. Il paraît que William assurera le service du nouveau café de la Saint-Raphaël samedi matin dès sept heures.

Sieste cauchemardesque.

Imprimeur fou.

Ave Maria

Strasbourg

Exposition

Dozie Kanu

Contacte le !

En soirée.

Le toit terrasse de l’hôtel Condesa. La Cicatrice. le Bosphore. Chez Selene.

Avec Jean Michel et Gio.

2025

V

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                            05

« I'm convinced one of the first principles of building wealth is disregarding the opinions of others who don't have it but tell you you're doing it wrong. »

Alex Hormozi

Drôle de cauchemar.

Soirées clandestines

Appartements sacagés

Convives grossiers

(Alexandre Michel)

Et déguisés

Prostituée

Á laquelle je me suis

Attaché

Fée (du logis)

Jambes Mikado

Á casser.

***

🐖 Rincon Tarasco. 🐖

11:05 AM

Cero minuto de cola {con tigomismo }

Vélo laissé devant l’entrée.

***

BQL

Barriguita con buche

Quesadilla de sesos

Lengua

***

[ Je suis complètement seul dans ce désert de chaises et de tables. Fascination pour l’arrière salle de préparation des tacos : lampes chauffantes, cloche d’extraction, cloaca de tortillas. Je me fends de 100 pesos au moment de l’addition et prends, comme toujours, une carte de visite pour ma collection. ]

Au café.

Brouhaha américain á ma droite. La colonie est infestée de ces rats issus de la culture de l’Oncle Sam. Entre eux, sujets de conversation habituels : Airbnb, surf, Oh M’y God, It’s Amazing, I’ve seen so many, It’s pretty cool, etc.. Je filtre leur conversation avec TheCaretaker dans les oreilles ainsi qu’en prenant un bain de soleil á travers les arbres. La Rouquine á ma gauche, top rose avec ses cheveux blond vénitien, dégustant une demi baguette coupée en deux avec de l’avocat (amené de chez elle) et une salsa macha dégotée je ne sais dans un frigo du café.. Le tout agrémenté d’un café au lait. Vision d’horreur évidente á la fois visuellement et gustativement. Toutefois une dimension domestique s’installe comme si nous déjeunions á la maison sans nous parler, á la même table. Préférant envoyer ses messages vocaux pour avertir ses “fans” qu’elle voyagera en Europe du 8 juin au 10 juillet, plutôt que d’engager une conversation.

Dans l’après-midi.

Poursuite de la maquette Saint-Jean.

La partie arrière carrelée vient structurer les compartiments existants.

En soirée.

Visionné Anora. Palme d’Or 2025. Drôle de comédie prévisible et attachante á la fois. Relations russo-américaines plus d’actualité que jamais.

***

Un banlieusard cherche de la dope sous ma fenêtre, dans les feuilles mortes á proximité de la vierge en bas de chez moi, sur le parapet entre les deux voies de l’Avenue Veracruz.

2025

S

                            17

                            05

Conversation avec Neal. Plaisante comme toujours. Il me suggère de faire un jeu de cartes avec les personnages emblématiques du café : l’abruti au chien à la poussette, Rory, Ernesto, David Cohen.. Nous évoquons également les clochards qui fabriquent l’identité de la Condesa : CFE Shaman, Sisiphos, The Drawer

Un camion des services urbains de la Cuauthemoc est monté sauvagement sur  la piste de course d’Amsterdam. La fille dont le visage et les lèvres me rappellent celles de Thomas Potier est dans mon dos. Angoisse sans nom.

Festival des mini jupes et des brassières ajustées. Cerise sur le gâteau ? L’arrivée de Pilar Zeta, baskets Givemcy en plastique blanche aux pieds. Cheveux gras ou récemment lavés, qu’importe..son tatouage de papillon juste au dessus des fesses est bien visible.

Je suis aux abois.

En fin de matinée.

J’avance tant bien que mal le compartiment “Puerto Nuevo” de la maquette de la Couveuse Saint-Jean.

Un faux fond coulissant protège partiellement un coquetier aux multiples cavités.

Dans l’après-midi.

Je rejoins W. chez lui dans la Saint R. oú son fils Y. m’accueille du haut de son mètre quatre vingt dix. Ce dernier refuse de nous accompagner à l’événement vendu comme culturel par son père. Quelques viniles sont écoutés et nous filons. Un magnifique Suburban pourvu de détails de caoutchouc roses en guise de coussinet á portière sera notre carrosse pour rejoindre l’événement organisé par Pinano á l’Ensemble Satellite.

En chemin , impossible de manquer cette étonnante bâtisse au bord de l’autoroute, ressemblant au terrier de la Famille Wesley dans Harry Potter.

Curieuse Protection de Rétrovisurs á Pics en plein sur l’autoroute.

Ensemble Satelitte.

Sur le Retour

Clinique dentaire peu scrupuleuse

Une cantine dont la marquise en toile cirée fait forte impression

2025

D

                            18

                            05

« Most people live the same six months 100 times in a row and then they die. »

Alex Hormozi

De bon matin.

Cette abrutie de S. est toujours aussi maladroite et ne peut s’empêcher de faire tomber quelquechose bruyamment peu de temps après que je me sois réveillé. À croire au’elle le fait exprès.

***

Reine des gourdes.

Godiche de compétition.

***

Petit ménage et yakult en guise de petit déjeuner puis, contre toutes attentes, je reçois un coup de téléphone de Madame P. Narration de son voyage á Rome oú étaient présents sa cousine d’Orange la chieuse, Fifi et sa sœur. Ils n’ont absolument rien fait de la liste que je leur avait preparé.

Au café.

Première conversation avec P. Z.

Sa voix n’est pas magnifique mais j’ai croisé son profond regard de vieille reine sorcière. Ensemble nous avons accompli notre bonne action de la journée en empêchant le vol du portable de ce monsieur étourdi qui l’avait laissé sur la table de marbre incrustée dans la façade.  Aujourd’hui, Pilar porte une jupe suffisamment haute pour dissimuler son ignoble tatouage de papillon juste au dessus des fesses.

***

Sur le retour.

Passage express au Walmart d’Amsterdam pour acheter une serpillère de secours que j’utiliserai comme pansement pour ma gouttière.

Au moment même où je récupérerais mon linge propre chez Rome, je reçois un appel de S. la voisine qui me m’avertit qu’un plombier est chez elle et qu’il souhaite jeter un coup d’œil

De retour chez moi.

J’ouvre á ce gringalet de plombier á qui je demande de quitter ses chaussures malgré le fait qu’il porte des sacs poubelles l’astique sur ses baskets. Je lui explique que les paliers communs de cet immeuble sont immondes et pleins de poils de chien. Il me rétorquera que ses chaussettes puent tellement qu’il vaudrait mieux qu’il rentre avec ses chaussures. Je n’ai d’autres choix que d’accepter.

Inspection rapide de mon installation pour éviter de recevoir la pisse de Samantha lorsque je vais faire mes besoins. Ce plombier semble être incompétent au possible. Il ne s’attarde pas, prend une photo et déguerpi en promettant résoudre le problème cet après midi ou demain.

Pansement pour gouttière qui fuit. N•2

En soirée.

Je me remémore le plaisir que j’avais pris en m’introduisant dans le théâtre perché sur la colinne de S-É. pour offrir à O. , un magnifique travail d’écriture descriptive de l’espace et des émotions traversées lors de notre interlude avec T. M..

2025

L

                            19

                            05

Your friends aren't toxic.

They haven't changed.

You did.

You finally raised your standards.

Alex Hormozi

***

Journée morose où l’envie n’y est pas.

Déprime totale.

Blocage.

***

En toute fin d’après-midi.

Une pluie froide au cliquetis agréable s’abat sur la capitale et me condamne à (encore et toujours) observer les parages depuis ma fenêtre.

***

Peu de temps qprès, je retente ma chance, determiné à affronter ce bel orqge, un des premiers de la saison. Je suis armé de mon parapluie de Lord Écossais.

***

Quel bonheur de partir à la dérive sous cette pluie battante qui s’intensifiera au fur et à mesure que je m’enfoncerai dans la colline de la sauterelle.

***

Des reliques connues dans la majorité des cas. Beaucoup de Misceláneas aux noms plus ridicules les unes que les autres : La Torca, Polo, El ferrocarril..

2025

M

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                            05

« Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé. »

Montesquieu

En matinée.

Je me lève presque d’un bon, fais fi des disputes et conflits potentiels qui me rôdent. J’accommode mes livres, ordonne mon lit, organise mes collections d’objets et d’assemblages divers et variés puis enfile enfin un pantalon.

Une fois dehors, difficile de résister à la quesadilla aux peaux de porc en deux façons agrémentée de fromage frais aux fines herbes et aux feuilles de coriandre.

Courrier du jour.

« Sé que no debí exaltar así, me enojo mucho que me despertarás sabiendo que estoy cansada,  me siento mal por haber provocado esto, la estábamos pasando bien, estamos perdiendo mucha energía peleando, pudimos haber hecho el amor y desayunar, en lugar de estar así... »

Yvette.

Au café.

Chassé-croisés avec Neal qui a la fâcheuse habitude de laisser sa tasse et son verre vide à chaque fois qu’il fou le camp. Pour le plus grand bonheur des serveurs, je fais main basse sur les objets entreposés et les ramène au comptoir.

Sur le retour.

En rentrant chez moi, je tombe nez à nez avec le charriot maudit du martyr de Sisiphos qui a décidé de stationner son antre mobile fait de bric et de broc à l’angle de l’Avenue Sonora et d’Amsterdam. J’aperçois au loin l’auteur de ce mythe urbain, béquilles au sol, en train de discuter avec le gardien du parking d’un immeuble qui a été démoli suite au séisme de 2017 et évidemment toujours pas reconstruit.

Arpentage du jour

***

Ta-Coup-Bas-Ya’

La cruauté de ma mère

Tout ce qui t’importe c’est d’aller dans des palaces pour te moquer des gens, râler et donner des ordres..

Douce symphonie du marché qui se replie.

                             2025

                                   M

                                       21

                                       05

« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

Platon

Au café.

Mère de famille á la jupe blanche transparente et dont les tétons pointent.

Apparition du sosie de P.Diddy pour la deuxième fois consécutive. Peu de monde.

J’aperçois un musicien á la sauvette sortir de l’infâme hostal jouxtant le café, enceinte portable et saxophone á la main.

Le vendeur boiteux de Lindt et de Toblerone me passe devant. Avant de déguerpir le plancher, j’ai le sentiment que cela fait une éternité que je n’ai pas vu mes comparses : David, Ernesto, Neal.

Rincon Tarasco

Le nez dans les piments

Les épaules voûtées.

Le gérant sur son écran.

La cheminée ornée.

Le billet de 1000

Conversation de synthèse avec Chat GPT résumant ma pratique :

Je travaille la ville comme un corps. Chaque rue, chaque interstice, chaque recoin oublié est une carcasse endormie, vibrante de souvenirs enfouis. Mon travail commence par une anamnèse urbaine : je marche, j’observe, je prélève. Je recueille les signes d’usure, les déformations discrètes, les stigmates du bâti. Une grille de ventilation, un interphone muet, une excroissance de garage : tout devient indice. Je ne cherche pas la ruine pittoresque mais la mémoire active des formes rejetées.

Je suis Paul-Kader, chirurgien masqué. Je ne signe pas, je répare. J’opère dans l’ombre, sur les chairs invisibles de la ville. À partir de prélèvements visuels — photographies, fragments typographiques, logos érodés, objets trouvés — je compose des palimpsestes, sortes de cartes mentales où se superposent strates graphiques, tensions spatiales et récits fragmentaires. Ces palimpsestes deviennent ensuite des sculptures rituelles : hybrides entre machines, organes et meubles totémiques, elles incarnent les rebuts glorifiés de l’infrastructure urbaine.

Mon double fictif, Mohammed Alain, agit comme un antiquaire de fiction, conservateur discret d’un musée clandestin. Il archive les preuves d’intervention : boîtes d’allumettes, sachets sérigraphiés, cartes de visite inversées, objets dérivés qui prolongent la vie des opérations. Ces éléments circulent, s’achètent, se collectionnent comme autant de reliques post-urbaines, témoignages d’un culte discret.

Chaque œuvre est une prothèse poétique, un hommage aux infrastructures blessées. À travers le laiton gravé, le bronze oxydé, la corde à œufs tendue, je fais parler les formes silencieuses. Je suis celui qui fait parler les grilles, les bosses de trottoirs, les rebords de fenêtres. J’active des souvenirs inscrits dans le bitume, je redonne une dignité aux textures oubliées.

Ce n’est pas une œuvre que je montre.

C’est une opération. Une réparation fictionnelle, douce et clandestine.

Un rituel sans public, une veille.

En soirée.

(Depuis ma fenêtre)

Dimitrio la lopette aide à décharger les courses de l’alcoolique du premier étage.

L’odeur du gel douche des affreuses voisines mère et filles qui remontent depuis la rue oú elles s’élancent avec leur ignominie de labradors.

Un américain hurle au téléphone en parlant business et en accent ignoble en faisant de grands gestes et en baladant son caniche.

Un air d’accordéon de la vie en Rose d’Edith Piaf résonne au loin et vient se superposer aux chants arabes que j’écoute.

Je goûte la tequila offerte par Pinano lors de son événement de l’Ensemble Datellite de samedi dernier que je gardai au frizer. Á peine l’odeur envahi mes narines que je me remémore cette après midi passé chez Mathieu Stefan, dans un lotissement, oú l’on avait fait boire un dénommé Louis qui avait fini par vomir allègrement dans la douche.

                             2025

J

                                       22

                                       05

« You’re successful as soon as you send your work out into the world. » Rick Rubin

De bon matin.

Appel long et savoureux avec M.Peise. Humour, accointances, les plaques sur le crâne de Thierry, Marie qui l’avait invité á manger et qui (heureusement) a annulé á cause d’un mauvais rhume.

Yvette m’envoie le lien d’une tournée de Nicolas Jaar au Mexique. Je ne peux m’empêcher de me replonger dans le souvenir de mon premier festival des Nuits Sonores au Marché Gare de Lyon, où cet album que je chérie tant ; Space Is Only Noise That You Can See, avait été joué sur cette scène entourée de wagons avec de la fausse pelouse. Pierre Garraud, Mathieu Asti, Marine Diligenti et Maxavime Merigavot étaient tous là, assis en tailleur à savourer la performance de Nicolas Jaar. C’était il y a quatorze ans, le vendredi 3 juin 2011.

Tacos Citlatepetl.

La rouquine me salue en passant dans mon dos lorsque je consomme mon consommé et savoure mon tacos. Je suis surpris de son approche et me doute que je l’a retrouverai dans un instant au café.

Au café.

Après l’avoir doublé à vélo en remontant á contre sens l’Avenue du Mexique au bord du parc éponyme, je réserve ma table préféré en imaginant être rejoint par La Rouquine. Elle m’ignorera dans un premier temps puis posera ses fesses à côté de moi dans demande !

Soudain, une queue énorme se forme devant le café à cause de la construction voisine qui bloque la rue en ce jour de coulage de béton. Curieusement, le bruit et la poussière sont moindres en comparaison des autres jours de travaux.  Dans la file on retrouve la mère de famille qui était hier  vêtue de lin.  Aujourd’hui elle porte un pantalon gris côtelé et possède plus que jamais un air de Katalin Natlatie. Cette lèvre supérieur qui pointe vers le ciel combiné á un air trop sérieux. La Rouquine est immuable, cheveux oranges baignés de soleil et sourire malicieux. Ses pieds se sont dangereusement rapprochés des miens. J’aime son pantalon á rayures blanches et bleues, un peu moins son énorme mouche au dessus du coin de la lèvre supérieure gauche. (De la bouche).

L’abruti au chien camel frisé débarqué, c’est le signal qu’il faut déguerpir le plancher.

En rentrant chez moi.

Opération sur une remorque w.c destinée au personnel du tournage d’un film, stationnée devant l’Hotel de la Comtesse, proche du Parc d’Espagne. J’effectue une rotation à 180 degrés avant que la casquette de cette mini caravane de « merde » soit dotée d’un socle et se mette en mouvement.

En tout début d’après-midi

Encore de belles trouvailles dans cette fameuse rue Miguel Schultz qui me conduira chez Le Betin afin d’avaler un morceau avant de m’enfermer dans la tour de brique de W.G. Leur tacos de suadero est définitivement le meilleur de la ville. Cette viande effilochee á la fois tendre et croustillante met en émoi mon palais. Le bouquet de pápalo vient apporté force et tonalité en bouche tout en laissant un arrière goût prononcé pour le reste de la journée.

Dans l’après midi.

Je posicione quelques reliques six fournaises, sanaryennes et bandolaises pour mon atlas malicieux du Var.

C’est dingue comme je prends davantage de plaisir á travailler sur une carte et á opérer des reliques á distance.

Je me dirige vers chez W.G en passant inéluctablement devant chez Gayosso puis j’observe que le nouveau café dans l’édifice (quasiment á l’abandon) de Barragán est presque vide. Je me réjouit intérieurement à l’idée de constater que cet agencement de l’espace (car nous ne parlons évidemment pas d’architecture) ne plaira pas, que les gens se rendront compte de la supercherie spatiale qui leur est mise sous le nez.

Une fois arrivé au 138 de la rue M.Schultz, je fais face á un nouveau gardien récalcitrant á qui je ne manquerai pas de faire remarquer qu’il est nouveau ici. Je donne mon habituel pseudonyme de Victor en guise de prête nom pour franchir le seuil de l’entrée et me dirige vers l’ascenseur qui cette fois ci n’est pas en panne.

Mushka me saute dessus et une conversation s’engage avec Menachem qui désespère de ne toujours pas savoir s’il possède la meilleur configuration possible.themes habituels abordés. Talmud commentaire de Rachi, Gabin alsacien. Israël.. la Cisjairdanie.

En soirée.

Arrivée de Luna alias David, ancienne conquête de Willy Gancz, arborant le style d’une grand mère. Il a d’ailleurs récemment réalisé un livre qu’il a édité lui même sur des grand mères juives mexicaines lui ayant enseigner une recette de cuisine spécifique. Il en résulte un coffret avec différent petits fascicules. Vendu 1000 pesos.

Il évoque son achat récent d’un terrain á Mineral del Chico, ce village dont j’ai souvent entendu parler mais que j’ai toujours considéré comme difficile d’accès. Il me propose de dessiner sa cabane en béton. Je lui demande quel est son budget. Il me réponds qu’il n’a plus d’argent et qu’il s’y consacrera dans deux ans. Les joies de l’architecture…

Je prends mon courage á trois mains pour me rendre dans la colonie de Saint Miguel en bicyclette depuis la Saint Raphaël malgré mon cerveau fortement imprégné de weed qui me vaudra quelques frayeurs en chemin.

Chapitre I : l’arrivée et le discours.

Une fois arrivé sur les terres de Barragán, je franchis le contrôle des sbires de l’entrée qui vérifient méticuleusement mon nom sur la liste. Je m’enfonce dans les entrailles de la maison Gilardi avec toujours ce même plaisir à traverser les séquences une après les autres pour arriver jusqu’au salon-piscine : vestibule d’entrée, cage d’escalier puis ce long passage aux vitres jaunes.

Je me retrouve au milieu d’un discours qui rend hommage au processus de construction de la maison, aux archives trouvées dans le garage et à cette fabuleuse rencontre entre Francisco Gilardi et le père de Martin qui donnera lieu à la construction de la maison éponyme. Deux publicitaires à l’origine d’une sollicitation du Moma pour motiver quelqun qui n’avait plus l’envie ni l’infrastructure pour construire.. incroyable mais vrai. Je trouve dommage qu’ils n’aient recueilli que les impressions de la maison de la part des grandes figures de la scène architecturale pour les intégrer dans leur livre.

Martin citera textuellement: « nous architectes, nous ne sommes pas de rockstars, au mieux des professionnels »; « je ne suis pas un fan boy je ne demande jamais d’autographe. »

Chapitre II: Martin la RockStar

Á la fin de la session de discussion je découvre que l’entièreté du patio est noire de monde. Je ne connais personne mis à part certains membres de la famille de Martin. Je commence par parler avec Carlos , son frère photographe qui habite dans le bâtiment vert anglais à proximité de chez moi et où vit également Francis Alÿs. Je lui fait remarquer que ses photos sont très réussies, nous évoquons conjointement celle prise au ras de l’eau donnant un effet de vibration à l’emblématique mur rouge flottant au milieu de la piscine.

Commence alors une drôle de quête pour parler à Martin, assailli de tous le côtés pour un autographe (« no pide pero si da »), une embrassade, un aurevoir..

Je me retrouve dans le renfoncement du garage avec mon mezcal et ma cigarette à la main, dans le fragile interstice entre espace public et privé, à la limite de la légalité donc. Une femme élégante me demande une cigarette, j’acquiesce et la lui allume après un micro-instant d’hésitation. Elle me remercie avec un regard langoureux puis rejoint aussitôt la personne qui l’accompagne.

De fil en aiguille, je me retrouve à échanger avec une professeure d’architecture, un peintre et sa petite amie. Je ne dialogue pas avec Rem Koolhas et David Hockney mais je parviens sans grande difficulté à les captiver en évoquant la marche comme base de ma pratique. C’est la première fois que j’énonce ma nouvelle profession : chirurgien urbain. Mes interlocuteurs ont l’air à la fois admiratifs et surpris. Ils dégainent immédiatement leur téléphone portable, allument leur application Instagram et attendent que je leur communique mon pseudonyme afin de l’ajouter.

Ivre, je ne peux m’empêcher de poser une question Martin entre deux autographes : « Cuando vamos a la Central de Abastos ? ». Hilare il me demande ce que je cache là bas. Je lui réponds qu’un atelier. Tel un crieur, il invite les derniers convives sur le point de prendre leur taxi à l’écouter : « Saben que este wey tiene su taller en la Central de Abastos. »

Les gens s’empressent de me poser davantage de question et je n’ai aucun souvenirs de mes réponses.

Chapitre III : la famille de Martin.

L’heure tourne et la porte de la maison ne tarde pas à se refermer, c’est le moment de faire un choix : fuir à l’anglaise ou s’enfoncer davantage dans les entrailles de la famille Luque. Je fais le choix de rester.

En allant chercher un mezcal á l’eau de Jamaïque je me retrouve nez à nez avec la maîtresse de maison. Une conversation s’engage donc avec la mère de Martin qui semble avoir été touchée par les anges. Nous abordons l’expérience des Thermes de Vals, la résidence étudiante attenante convertie en logements hôteliers. Elle évoquera ensuite la beauté de la maison de Zimthir qu’il avait loué Q côté de Portsmouth, leur trajet en taxi depuis Londres, la cohérence du projet, le mobilier et les ustensiles de cuisine AdHoc. Elle finira par l’anecdote de son fils Martin, resté à la maison tel un enfant ébahi devant ses jouets pendant que le reste de la famille par faire des courses.

Je me dirige de nouveau dans le patio central et me retrouve nez à nez avec les cousins originaires de Monterrey vivant actuellement dans la colonie de La Vallée ici dans la capitale. Cette partie de la famille consiste en un jeunot dans l’import expert de marchandises vivant encore chez sa tante á 38 ans révolus ainsi qu’un poissonnier aux lunettes de teuf et à barbichette de biker ayant un restaurant de fruits de mer dans la colonie de Naples.

Edonidte, chaman, fervent défenseur de sa tranquillité, je rentre dans son jeu

J’engage ensuite un conversation avec Fer’, la petite amie de Martin qui me révélera que la famille Luque ne l’avait pas conviée pour leur récent voyage en Angleterre et en Suisse chez Zumthor, ou encore à la ferme de RCR près de Barcelone. Le nucléon voyage seul, accompagné de l’esprit du fantôme de père décédé.

Je me trouve à présent à échanger avec le troisième des frères Luque, le cuisinier qui a travaillé à Val Thorens, récemment expérimente les coqs en Espagne et ignorant de la cuisine de Paul Bocuse ; lui aussi à un air de gérant de bar au bouc ridicule et à la dégaine de cow-boy 2.0.

Je salue Martin une dernière fois après avoir évoqué l’envie de créer une revue satyrique sur la ville de Mexico, passe aux toilettes et me retrouve face une porte d’entrée fermée. Un cuisinier en train de ranger me fera sortir par le garage.

Sur le retour je craque pour de vulgaires tacos chez Taco Naco : trippes, pastor. Incompréhension totale des caissières lorsque je leur dis vouloir déguster mes tacos debout. J’ai beau leur expliquer qu’un tacos se déguste accoudé au comptoir dans la tradition populaire, rien n’y fait ; je les perturbe et elles ricaneront après que je leur ai tourné le dos, ivre. Qualité médiocre du pastor, imitant le style du Vilsito sans lui arriver à la cheville. La tripe avait au moins le mérite d’avoir une consistance qui sort des sentiers battus, en forme de pic à tire bouchon rose.

                             2025

                                   V

                                       23

                                       05

« La seule écriture valable, c'est celle qu'on invente... C'est ça qui rend les choses réelles. »

Ernest Hemingway

De bon matin.

En ouvrant les yeux, je me souviens ce que le cousin chaman de Martin m’a recommandé de me dire au réveil. : « Ya me chingé. Que felicidad otra vez ser yo ! »

Je file chez Jaime pour me sustenter. En chemin j’aperçois Yulia dans un local dont la devanture Royal Canin ne me laisse pas indifférent. J’apprendrai qu’il s’agit d’un énième local devant accueillir un « projet » de restaurant de sushis financé par le machiavélique Marco Carboni.

Orgie de tacos du panier chez Jaime. J’en ressortirai en ayant le ventre explosé. Impossible de ne pas succomber á son son mole verde. Le chicharrón reste á se damner. Le prix ? Seulement 10 pesos l’unité.

Une fois au café.

La Rouquine me salue á nouveau lorsque je suis sur le point d’amarrer mon vélo. Elle est accompagnée d’une autre amie russe.

Je me demande si elle s’est rendu compte que je porte les memes vêtements qu’hier.

Tant de paires de fesses qui se trémoussent nonchalamment, cela en devient perturbant. Dangereux maniobrage de poutres IPN.

En soirée.

Je passe au salon de Rosetta pour me délecter d’un té sobacha puis demande au Last Word.  J’assiste ensuite au concert Ebo Taylor dans la salle de concert de l’Indien qui Rock. Retrouvailles difficiles avec Yvette. Elle insiste pour boire un mojito. Le concert commence dans l’agitation la plus complète d’un public déchaîné face à ce monument du jazz ghanéen. Je suis pris en sandwich entre deux personnes qui ne me sont pas étrangères. Derrière moi, un barrista de Qūentin café, travaillant au laboratoire du Mendl me salue. Devant moi à ma droite, Lucas Cantú, accompagné d’une femme au rire insoutenable, grossière à souhait. Le bougre ne peut s’empêcher de regarder la vidéo de la caméra de surveillance de son bar « La Petite Minute », directement sur son téléphone. À ce moment, il reçoit une bière qui mouillera la moitié de sa jambe. Heureusement, je ne reçois que d’infimes éclaboussures sur le pied droit.

Le concert se poursuit et je ne comprends toujours l’entrain des festivaliers pour cette ambiance faussement entraînante.

La foule acclame Ebo Taylor arrivé en fauteuil roulant, les bras en l’air, du haut de ses 89 ans.

Tard.

Deux jeunes déposent des graffitis  au pochoir sur le trottoir en bas de chez moi. Un rat traverse la partie de l’Avenue de Veracruz appartenant à la colonie Condesa, juste en face de mon immeuble.

                             2025

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                                       05

« Everyone wants to understand art.

Why not try to understand the song of a bird? »

Pablo Picasso

De bon matin.

Longues anecdotes de M.Peise.

D’abord la galerie de la caisse des dépôts dont lla curatrice était sous le joux de François Mitterand aisse des

La planche mixte de charcuterie dans le petit restaurant typique de Corse, la nuit d’hôtel improvisée entre mer et montagne, sans les petits déjeuners.

Je file aux tlacoyos de Medellín où je repère quelques éléments typographiques d’institution que je connais mais dont je n’ai jamais prêté l’attention requise comme le logo peint à la main de Tortas al Fuego ou encore le panneau publicitaire de l’entreprise de costume pour enfants Macazaga sur l’avenue de Medellin, encore face du centre commercial contenant le seul Macdonald’s du coin.

Une fois arrivé au marché, je me lèche les babines de déguster mon tlacoyo aux fèves, fromages frais et peau de porc aux herbes fraîches. J’aperçois un ouvrier avec un tablier Mario attendant comme moi sa gamelle. Je pénètre dans le marché et une multitude de logos s’offrent à moi que je n’ai pas l’habitude de voir :

Sur le retour.

Je remarque cette vieille boutique conciliant plusieurs fonctions : quincaillerie, ferronnerie et papeterie.

Je m’approche de plus près et distingue cet écriteau publicitaire invitant à fabriquer ses propres tampons de gomme personnalisés !

Je traverse l’avenue Insurgent et chose que je ne fais jamais, je m’aventure chez Buna en quête d’une éventuelle pâtisserie.

Soudain, comme si j’avais été guidé inconsciemment par un radar, les grands esprits se rencontrent : j’aperçois W.G dans les bas fonds de ce café qu’il déteste. Il est accompagné d’un chauve à lunettes plutôt élégant dont l’air studieux et calme dégage de bonnes vibrations.

La conversation s’engage sur le café d’Amsterdam que j’ai réalisé, l’americain l’adore et le fait savoir à W.G. Et toc !

Décision est prise de se rendre dans ce café au nom ubuesque et tenu par des danois snob à souhait : Post.

Un grand tour commence. Magasin de gros asiatiques ou W.G cherche à acheter une énorme bouteille de yuzu pour préparer une nouvelle boisson. (Il ne l’a prendra finalement pas pour éviter de porter 1,5kg sous le bras tout e la journée.)

Stop à la boulangerie de Yucatan où un magnifique Espresso nous est servi. Étonnant, incroyablement équilibré, intense et savoureux.. Une fois arrivé chez Post, la déception sera totale et prévisible.

S’en suivra une visite de la galerie OMR où Claudia Comte près’été une exposition de colonne de marbres aux inscriptions plus que décevantes, un passage dans la librairie de la forêt, une halte dans la boutique d’objets populaires mexicaines vendus à prix forts rue de Marseille puis une pause pipi au Qū Juarez pour finalement profiter d’une session d’écoute de musique chez W.G.

Sur la route, ces reliques apparaissent :

Une fois la pluie calmée, nous nous rendons gaiement à Cana pour déjeuner invités par W.G. Lors du repas j’ai parfait la sensation d’avoir un choc esthétique, d’être éberlué par leur dynamisme, leur bonne humeur et la qualité de leur échanges. Mais je pense que ce n’est qu’une illusion.

***

J’apprends au New yorkais

Ferdinand le grand gourou

**

Ground news, application faisant le tri et révélant ouvertement quelles orientations de parti politique les journalistes aux qui ont été utilisés comme sources contiennent.

****

Jake et sa Cicatrice m’ont toujours mis à mal à l’aise. Je parviens à m’échapper à temps où une atroce balade à vélo m’attend faite de crampes à l’estomac et de douleurs intenses.

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« Art is much less important than life, but what a poor life without it! »

Robert Motherwell

AFB

Affreux cauchemar.

Fatigue extrême.

Bruits de travaux.

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« Avoir un client, c’est plus simple que de trouver un patron. »

Emanuel Macron.

Drôle de rêve.

Je rêve succinctement d’une rencontre avec une fille qui collectionne les canettes de bière, comme mon père.

Souvenirs des espaces qu’il a créé tout au long de sa vie :

Salle de jeu

cave 371

Cave 393

Asphyxié entre l’odeur d’un parfum de chalco et celle d’un détergent pour le sol

Au café.

Asphyxié entre une odeur de lessive plutôt agréable et celle d’égout habiturellemt t présent au café

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« Complaining is not a strategy. You have to work with the world as you find it, not as you would have it be. »

Jeff Bezos

De bon matin.

Je me réveille relativement angoissé.

Je consulte le plan de cabine de mon vol de lundi prochain, il n’y aura pas de siège business, mes efforts pour ne pas dépenser plus pour ce voyage ne sont pas vain pour l’instant. Je vais souffrir, je le sais, mais j’ai besoin de ces deux mille euros plus que du confort à plus de 100/euros de l’heure exigé par Air France pour prétendre voyager en classe affaires.

La réussite est une question de priorité et de volonté. Arrête de te plaindre et mets toi au travail.

Au café.

Le soleil a du mal à percer en ce début de matinée. L’endroit est presque vide. Mon ami lecteur est assis à ma droite. Il laissera sa tasse sans faire l’effort de la ramener. Discussion furtive avec Elias Kalach qui ne manquera pas de me rappeler que les gens ici ont coutume de me saluer en disant « El Famoso Quentin ». Mélange de gêne, d’admiration et de moquerie.

J’essaie de jeter quelques lignes, en particulier celles qui ont un lien avec l’intense journée de samedi dernier en compagnie de Hi-Jay et M.Gancz (qui n’arriveront finalement que tard dans la soirée).

Marché de la Duchesse.

Je capture enfin cet indien qui me nargue depuis des mois à la sortie du marché.

Lorsque je déguste ma

Jeu de mot subtile et perspicace.

Tabarindo.

Mélange de tabac et de tamarindo.

Dans l’après-midi.

J’avance l’organisation de mon calendrier.

J’avance le palimpseste Medellin.

En soirée.

[Violente] symphonie du marché qui se replie.

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« It’s easier to call in love with what you do than to find what you love »

Jensen Huang

De bon matin.

Après avoir passé un rapide coup de balai chez moi, je me dirige chez Rome avec mon linge sale où je découvre avec sidération l’accoutrement d’une des employés trans de la laverie : pantalon disco imprimé motif python + polo de l’entreprise.

En me dirigeant vers le café.

J’observe de charmantes infrastructures montées sur roues, prêtres à passer sur la table d’opération :

-un véritable palimpseste en mouvement

-un véritable bunker sur roues

-un monospace jonché de décalcomanies d’aspirateurs, de numéros et de slogans imprimés en viniles et dont la typographie laisse à désirer.

-une véritable cage montée sur remorque faite de profils d’acier et de grillage.

🇨🇭 Pâtisserie Suisse 🇨🇭

En attendant que mon financier sorte du four, j’établis la liste des différentes figurines de chocolats exposées en vitrine :

Angelitos

Avioncitos

Balón Americano

Balón Futbol

Balón Soccer

Caimanes

Camellos

Carritos

Chango

Changuito

Conejos

Cuadritos blanco

Delfín (blanco)

Delfines (alegre.leche)

Elefante

Gallina

Gatos

Hipopótamo

Jirafas

León

Mamut

Moto

Osito

Oveja

Pato

Pajaritos

Perfume

Perritos

Pinguinos

Puerquitos

Rana

Ratón

Tigres

Toros

Tortuga

Unicornio

Vaquita

Zapatilla

Zapato

Un couple moderne attend également sa commande en adoptant une posture casual.

Au café.

Deux femmes noires aux seins énormes, à peine dissimulés par l’imitation d’un tailleur Chanel entrouvert qui ne parvient pas à cacher leur volumineuse poitrine. Une bouteille en plastique Épura sur leur table termine de tout ruiner.

Le soleil peine à percer entre les branches de cet hippodrome où les courses n’ont jamais eu lieu, le café est relativement désert. Je partage ma table préférée avec un inconnu. J’écoute Landscape Architecture de John Also Bennett. Un abruti d’américain a doté son chien d’une couverture à carreaux pleine de poils. Une infâme odeur d’égout se mélange à la mélodie de marteaux s’échappant des sous sols voisins, éventrés depuis des mois par les descendants de ce cher Théodore de Lyon.

J’attends patiemment l’arrivée de mon sandwich. Les culs qui me plaisent se trouvent sur la piste de course. Il est grand temps de se remettre à courir. D’ailleurs, même cet abruti en surpoids et malheureux en affaires court devant moi : je pensais que ce t affreux Delauney avait disparu. Pablo le vampire aux cheveux tirés en arrière passe le téléphone à la main en train de laisser un message vocal comme à son habitude. Je me demande comment Apolonia a pu tomber amoureux de ce mort vivant. Le camellón Amsterdam comme le podium d’un défilé ridicule du quartier. Contraste immédiat avec le passage d’un ramasseur de fer usagé et d’un énorme camion à gaz. C’est ça Mexico, l’ambivalence forte entre un monde de paresse et d’apparence VS la réalité crue de certains corps de métiers qui n’existent nul par ailleurs.

En rentrant chez moi.

Je découvre la crinière d’un camping-car XXL dormant sur la place des Héros de la Marine avenue Veracruz.

Taquería La Hortaliza.

À cause de, ou grâce à, l’absence de bicyclettes à la station Augustin Melgar, je tire une croix sur mes habituels tacos de carnitas du Coin Tarasque. Je choisi de me ravitailler dans une adresse où je ne suis plus allé depuis bien longtemps : La Hortaliza. Il s’agit de tacos de ragoût certes mais ceux là valent le détour pour l’incongruité du lieu et la bonne qualité des ingrédients utilisés. Local désuet, au bord d’une avenue machiavélique. J’opte pour un tacos de piment farci et un autre de viande effilochée en sauce verte. Sans riz évidemment. Je suis effaré que les serviettes mis à disposition sont en réalité des feuilles de papier utilisées comme séparation entre l’assiette en plastique du consommateur et son tacos. Lorsque j’avale ma dernière bouchée, mon regard se fixe naturellement vers ce calendrier Tocinería « Briz » qui sponsorise le magasin et dont les pages n’ont pas été mises à jour depuis le mois de février. Nous sommes bientôt en juin.

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« La solitude offre à l’homme intellectuellement haut placé un double avantage : le premier de ne pas être avec les autres, le second d’être avec soi-même. »

Arthur Schopenhauer

Tôt le matin.

Muriel me dit que ça brûle vers la Londe Les Maures et Hyeres. Elle est très inquiète pour l’Estagnole, son petit coin de paradis. Elle raccroche relativement vite car elle doit rejoindre son amie antropologue Régine dans une salle d’exposition de la mairie de Sanary qui expose des costumes provençaux.

Une fois dehors.

Je palpe et malaxe légèrement la masse de tortilla encore chaude à travers le plastique. Je rêve de sculpter avec cette matière organique et périssable existant dans de multiples coloris.

Tatouage sur cette paroi latérale de camion poubelle que j’apprécie particulièrement et que j’aimerais décrocher pour la manipuler.

🌼 Fonda Margarita 🌼

7:07 AM

Cero minuto de cola

{con tigomismo }

CQcT

Cerdo en salsa verde

Quenelle frijol-chorizo chica

Tostadas

[ scène ubuesque, on se croirait dans un gymnase pour réfugiés où toutes les franges sociales de la population se retrouvent coincées sous un toit de taule en attendant que la tempête passe ou que le drame se résolve. Le troubadour ne manquera pas de me saluer. D’une façon calme et polie. À ma droite deux touristes anglaises conversant qu’avec deux mexicains issus de la rue. Face à moi, un abruti ressemblant à Marc Zuckenberg. Big Noze n’est pas là évidemment. La serveuse me prévient d’emblée qu’elle n’aura pas de tostadas. C’est la première chose qu’elle m’amènera. La même serveuse m’envahit en nettoyant avec son torchon imbibé de javel toutes les surfaces qui m’entourent. Je partirai sans laisser de propina ]

Sur le retour.

Au café.

Le couple Kalach. Encore une fois juste devant moi. Belles boucles blondes et tenue de sport noire pour Monsieur, legging moulant bleu électrique pour Madame. Rory est de retour de vacances qu’il a passé chez lui, à Sainte Marie La Ribère. Il n’ira pas à Rome cette année, les billets sont trop onéreux. En revanche il a pu diviser ses vacances et prendra de nouveau du repos durant le mois de juillet.

En fin d’après midi.

Sortie impromptue aux alentours de dix-sept heures. Je tombe nez à nez avec Mickey qui me demande immédiatement si j’habite ici. Je lui retorique que je loue quelquechose en effet. Una oficina me demande t-il ? je lui réponds qu’il s’agit en effet d’un studio.

Il ne peut s’empêcher de zieuter l’immeuble dans tous ses recoins et relèvera l’aspect vieux de l’immeuble. Bravo Charlie, quelle déduction ! Il se rendait simplement à la pharmacie et il a fallu que je croise son chemin. Petite blague avant de se séparer. Licor de caña., drogue, roulette comme d’ahan.

Je me dirige vers la station d’Augustin Melgar pour enfourcher une bicyclette qui manque à l’appel. Au loin, j’aperçois Francis Alÿs qui tourne sur Zamora. Je continue ma route à pied desamparé.

Beaucoup de vagabonds qui dorment à même le sol. Avec une serpillière en guise de couverture. Je me demande comment est-il possible que je continue à le plaindre en observant ce genre de situation.

Je file chez Selene ou je ne commanderais qu’un seul tacos de pastor. Délicieux malgré le fait qu’il soit servi par le vieillard fou et incompétent que je déteste. Croustillant, marinade au poil, rien à redire. Je me fends d’un billet de 50 pesos pour payer, reçoit une pièce de 20 pesos en guise de change et demande la fameuse carte d e visite avec ce sublime logo de lune qui pleure sur fond noir.

En m’enfonçant dans la partie de Polanco limitrophe avec l’Anzurres, je re-découvre ce magnifique réseau de conduits d’extraction parfaitement insérés dans les entrailles du parking du Liverpoool géant de la rue Torcuato Tasso. Je cherche désespérément le numéro 145 de la rue, adresse où est ceneé avoir vécu W.G dans son enfance. En vain, le numéro n’existe pas.

Je m’engage sur Horacio et tombe nez à nez avec cette magnifique rampe de lancement que j’avais déjà repéré il y a de ça des années. Elle monte à pic et coiffée d’un rideau métallique pourvu d’une herse incongrue dans sa partie inférieur gauche. Pour couronner la célébration, un tank blindé de l’entreprise Seguritec bien stationner devant cet artefact urbain.

J’hésite à mentionner que juste en face de cette rampe de lancement, il est possible d’observer le « travail » de L.M sur l’avenue Horacio avec son (ignoble) réalisation de la taqueria Los Queridos. Projet de rideaux métalliques mal agencés à première vue. Affreuses enseignes mal dimensionnées. Un clochard est en train de dessiner, vautré à même la dalle flottante du terrazo de ce vulgaire local qui me donne des hauts le cœur.

Charmant logo du site de taxi numéro 209, non loin du restaurant Ticuchi. Belle synthèse graphique des deux tours emblématiques de Polanco qui domine le parc de Chapultepec. Ajout d’un soleil pour casser les lignes horizontales des bâtiments.

Magnifique jeu de volumes de jardinières intérieures dans le lobby d’un immeuble en retrait de la rue Emerson. Le plafond me rappelle la couverture du livre de Rem Koolhas : Junkspace.

En soirée.

La pluie sent l’ananas

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«J'ai toujours vu que pour réussir dans le monde, il fallait avoir l'air fou et être sage»

Montesquieu

À peine arrivé au café.

Échange de regard avec cette anglaise qui ne m’a vraiment pas laissé indifférent. J’aurais du lui demander si elle connaissait un café dans le coin, si elle pouvait m’accompagner, lui demander son numéro si elle n’avait pas le temps que sais-je.. J’espère la recroiser un jour.

Débarque Kim Bauer accompagnée de cette affreuse amie de Montserrat à la voix de crécelle et avec qui L.M a eu une relation d’un soir. Impossible de me souvenir de son nom. Qu’importe. La vue du t-shirt à rayures que porte son chien me dégoûte. Une sous catégorie de la race du lévrier afghan victimisé davantage par les intentions de sa propriétaire qui pense bien faire en le protégeant du froid et en customisant son animal de compagnie.

Je n’ai toujours pas commandé mon café à cause d’une horde de cyclistes et de touristes asiatiques. Rory a l’amabilité de m’apporter mon breuvage sans que je demande quoiquecesoit. La fatigue m’envahit alors que la journée commence à peine.

M’imaginer chez M.P pendant trois semaines m’angoisse déjà. Je fais le déplacement pour elle et pour essayer d’économiser trois sous. Il est grand temps  que j’ai ma propre vie et que je ne dépende plus de personne financièrement. Ma propre survie en dépend. Je suis au bout du rouleau.

Allers-Retours

Agua Mi Niño

The Phoenician Scheme

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C’est ça se donner un genre d’artiste ?

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La pluie n’aura pas cessé depuis quatorze heures. Apaisantes gouttes qui claquent gentillement.

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Les blagues de Vicente

Les biscuits qui sentent mauvais.

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M.E. est au festival de films Ficunam pour la présentation du travail de Miguel Calderon. Les festivités se poursuivront en toute intimité dans le restaurant San Angel Inn pour l’anniversaire de ce dernier. Toujours dans les bons plans.

***

Fin

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